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Inauguration du Châteauguay & Northern

Histoire
L’article dans l’édition du 14 décembre 1903. (photo : capture d’écran du journal La Patrie, BAnQ)
L’article dans l’édition du 14 décembre 1903. (photo : capture d’écran du journal La Patrie, BAnQ)

Le grand jour est arrivé. Le nouveau chemin de fer entre Joliette et Montréal sera inauguré le 15 décembre 1903.

Sir Wilfrid accompagné de Lady Laurier étaient présents pour l’inauguration officielle du nouveau chemin de fer au Bout de l’Île. Évidemment, plusieurs autres ministres, députés, et échevins ont pris part à cet évènement.

Le journal La Patrie a relaté l’inauguration dans l’édition du journal du 16 décembre 1903. On rapporte que le premier train régulier de la ligne du chemin de fer Châteauguay & Northern est parti à 11 h 10 du coin des rues Moreau et Chicago (rue Chicago, entre les rues Moreau et Du Havre).

Les « excursionnistes » se sont arrêtés au Bout de l’Île, là où a eu lieu l’inauguration du pont qui relie Charlemagne au Bout de l’Île. Le convoi a par la suite continué à Joliette où a eu lieu un dîner, pour ensuite poursuivre la route jusqu’à Québec, par la ligne du Grand Nord.

Inauguration… et injonction

À peine quelques jours après l’inauguration du nouveau chemin de fer, un bref d’injonction est envoyé à la compagnie.

Voici ce que relatait le journal La Patrie, le 21 décembre 1903 :

Maître Peers Davidson, assisté de Maître Aimé Geoffrion, comme conseil, a présenté, ce matin, à la court de Pratique, présidée par l’honorable juge Pagnuelo, une requête pour obtenir l’émanation d’un bref d’injonction interlocutoire, pour empêcher les chemins de fer Châteauguay & Northern et le Grand Nord, de mouvoir leurs chars à la vapeur.

Le requérant est M. Robert Harnpron, propriétaire des lots No : 40, 15, et 29 de la paroisse de la Longue Pointe. Le requérant allègue qu’en 1890 et après, on lui a fait signifier des avis d’expropriation de ces lots; qu’à la suite des procédures en expropriation, il est intervenu entre lui et les compagnies intéressées un contrat par lequel il consentait à une servitude sur ses lots en laissant passer sur ses propriétés des chars mus exclusivement par l’électricité. Il allègue que depuis le 15 décembre dernier le Grand Nord et le Châteauguay & Northern ont changé la nature de cette servitude en employant la vapeur au lieu de l’électricité; il demande que ces compagnies cessent de se servir de vapeur tant qu’elles n’auront pas exproprié de nouveau ces terrains. La cause est ajournée à jeudi.

Maître Gouin comparait pour les compagnies de chemins de fer, assisté de MM. S. Beaudin et E. Lafleur, comme conseil.

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