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Le Sésame ouvrira maintenant le samedi

Vie de quartier
La fruiterie du Sésame. (photo: Marie-Eve Cloutier)
La fruiterie du Sésame. (photo: Marie-Eve Cloutier)

Le brunch du samedi, en version économie sociale? Ce sera possible, dès le 1er avril prochain, alors que le café-bistro du Sésame et sa fruiterie ouvriront dorénavant leurs portes le samedi.

Une façon pour le Sésame, situé au 8628, rue Hochelaga, de mieux répondre aux besoins des résidants de Mercier-Est, explique Stéphane Tremblay, directeur général. « Depuis le lancement de la fruiterie et du café-bistro, en 2015, nous n’étions ouverts que la semaine, de jour, ce qui nous permettait de viser une clientèle plus précaire, sans emploi par exemple. »

Ouvrir le samedi aidera le Sésame à rejoindre une clientèle élargie, composée à la fois des gens sans emploi, mais aussi de personnes qui occupent un boulot à petit salaire, de familles qui veulent économiser, de travailleurs désirant encourager l’organisme, etc.  Une formule qui permettra à cette entreprise d’économie sociale de mieux remplir sa mission, soit d’offrir des services alimentaires à moindre prix aux citoyens de Mercier-Est.

Par exemple, un repas au bistro incluant entrée, dessert et café coûte 8 $, taxes incluses. À la fruiterie, les aliments sont également vendus à meilleur prix qu’en épicerie, alors que le Sésame se prend marge de profit plus mince que les commerces. De plus, les pertes sont minimisées, car les denrées un peu défraîchies sont transformées et utilisées dans les autres activités de l’organisme, comme le bistro, mais aussi les cuisines collectives, le service de traiteur ou de cafétéria, etc.

Tester la recette

L’équipe du Sésame est d’ailleurs en train de concocter un menu spécial pour son brunch du samedi. Un peu à l’image du pâté chinois mitonné au café-bistro, où l’on retrouve parfois des patates douces et quelques lentilles, le déjeuner traditionnel sera revisité par les cuisiniers, explique Stéphane Tremblay. « Bien entendu, il faut que ce soit assez traditionnel, puisque c’est ce que les gens apprécient. Mais, un peu comme on le fait dans nos menus habituels, on va essayer d’y ajouter notre touche. »  Un service de smoothies concoctés devrait aussi être au menu.

Ce projet sera financé à même l’enveloppe dédiée à la démarche de revitalisation urbaine intégrée de Mercier-Est (RUI), un programme qui vise à instaurer des mesures pour combattre la pauvreté et l’exclusion sociale en améliorant le cadre de vie des résidants.  « Il reste encore quelques détails à ficeler, par exemple quelques chiffres à recevoir pour officialiser le tout, mais ce sont des formalités », explique Geneviève Dufresne, agente de développement du territoire à Solidarité Mercier-Est (SME).

L’idée du Sésame a été appuyée, puisqu’elle permet de favoriser l’accès physique et économique à une alimentation saine, ajoute-t-elle. « Nous avions deux projets sur la table permettant de répondre à cet objectif et les membres ont voté pour celui-ci. De plus, avec la terrasse collective qui sera de retour cet été devant le Sésame, le fait d’ouvrir le samedi permettra d’attirer plus de clients et d’aider à dynamiser la rue Hochelaga, un autre objectif de la RIU. »

Un coup de pouce pour se lancer

Au total, ce sont 22 500 $ qui seront versés, permettant au Sésame de financer les frais d’exploitation et de gestion de ces deux commerces les samedis, entre avril et la fin de décembre 2017. « Ce n’est pas parce que nous ouvrons la fin de semaine que cela sera retable immédiatement. Il faut que le mot se passe et que les gens prennent l’habitude de nous visiter. Cette subvention nous permettra donc de nous assurer d’atteindre le seuil de rentabilité pour durer, de prendre notre erre d’aller », explique Stéphane Tremblay.

Si ce coup de pouce est nécessaire pour maintenir les finances de l’organisme communautaire à flot, il estime que l’entreprise sera assez rentable, au bout des 40 semaines, pour s’autofinancer. « Nous ne sommes pas dans la recherche de profit à tout prix. Mais en tant qu’entreprise sociale, il faut faire nos frais. C’est pourquoi je préfère commencer doucement, pour m’assurer que ce sera un succès », ajoute le directeur général.

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