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Les bières d’antan vs Les Microbrasseries

Vie de quartier

Suffit d’aller sur un page Facebook de bières de microbrasseries et avouer candidement que l’on préfère les marques dites classiques, comme O’Keefe, Laurentide ou Labatt 50, pour se faire ramasser solidement.

On réalise assez rapidement que le snobisme ne se retrouve pas uniquement chez les amateurs de vins. Selon moi, tous les amateurs de bières font partie de la même famille. Et cela, peu importe les styles de brassage ou les différentes compagnies. Cependant, je suis dans l’erreur la plus totale, y paraît.

Si vous restez plus de cinq minutes sur ces pages de micro snob, on vous sortira à coup sûr, la plus fausse légende urbaine du monde de la bière. La Laurentide n’est rien d’autre que de la Molson Canadian. Vous aurez beau dire que les deux ne goûtent vraiment pas pareil. Rien à faire, on vous répétera cette ineptie à l’infini sans jamais vous donner d’argument. Peu importe que vous pensiez qu’il existe de magnifiques bières de microbrasseries au Québec. Que c’est important d’encourager les brasseurs de chez nous.  Ça ne compte pas, puisque vous ne faites tout simplement pas partie de la gang. Vous n’êtes qu’un imbécile vendu aux bières commerciales. Par la bande, on insinuera même que vous n’êtes pas une bonne personne. Rien de moins.

Puisque c’est pas permis d’être dans les deux camps, je choisis le mien. Au-delà de leurs saveurs que j’adore, pour moi, boire une « classique », c’est rien de moins que prendre un ticket pour replonger dans mes souvenirs. Une Laurentide me ramène instantanément mon père décédé. La O’Keefe me replonge dans les belles années des Nordiques et des Expos. La Labatt 50 me rappelle, avec joie, les courses de Gilles Villeneuve et leurs magnifiques campagnes de pubs des années 70-80. La Black Label me rebalance tout droit dans mes années au CÉGEP de Rimouski. Alors que la Carling est synonyme des périodes où j’avais pas une maudite cenne. Je suis peut-être complètement fou, mais j’aime boire une bière qui a un historique de plus de deux semaines et qui ne risque pas tomber dans l’oubli total dans six mois. C’est probablement un caprice, mais j’aime une étiquette qui n’a pas l’air d’avoir été fabriquée par des enfants de maternelle. J’aime la bière qui goûte la bière. C’est pas nécessaire d’y ajouter des abricots, du lactose ou de la réglisse… calice.

Bon, je suis probablement devenu l’ennemi public numéro 1 pour toutes les chochottes de la province. C’est évident que leur réplique va être cinglante et qu’ils vont répondre que la Canadian, pis la Laurentide, c’est la maudite même affaire. Ça risque d’arrêter le jour où la Dow va revenir. Ils vont nous rappeler alors pendant dix ans que des gens sont déjà morts à cause d’elle en 1966… 

Les opinions émises dans les blogues sont celles de leurs auteurs et non celles de Pamplemousse.ca.
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