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MHM appuie les médias locaux

Économie, Élus
(photo : www.pixabay.com)
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Les élus de l’arrondissement ont pris position pour les médias locaux, le 13 mars dernier, alors qu’un changement législatif risque de faire perdre 10 M$ de revenus aux journaux imprimés.

En effet, le projet de loi 122 propose d’abolir l’obligation des villes de publier leurs avis publics dans la presse imprimée. Une modification qui représente, selon la Coalition pour la pérennité de la presse d’information au Québec, une perte de 10 M$ de revenus pour les journaux papier. Par exemple, dans MHM, entre 2014 et 2017, l’arrondissement a dépensé 157 444 $ pour la publication d’avis dans les hebdos locaux et 23  831 $ dans le journal Le Devoir.

« Dans la foulée du projet de loi 122, la Coalition pour la pérennité de la presse d’information au Québec demande au gouvernement du Québec de maintenir l’obligation pour les municipalités de publier leurs avis publics dans les journaux papier. Une demande que nous appuyons unanimement. Tout en faisant une place aux nouveaux médias qui nous permettent de rejoindre une partie de la population, il nous apparaît essentiel de pouvoir assurer une communication efficace avec les citoyens par le biais des avis publics dans les journaux », a affirmé le maire de l’arrondissement, Réal Ménard, dans un communiqué.

La motion stipule que le conseil d’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve maintiendra « la publication des avis publics dans les hebdos locaux et le journal Le Devoir, sans pour autant exclure les technologies numériques ». Si ce point a été adopté à l’unanimité, le conseiller d’Hochelaga, Éric Alan Caldwell, a tout de même tenu à mentionner qu’une réflexion s’imposait à ce chapitre.

Selon lui, la loi actuelle ne reflète pas la réalité de 2017. « Dans la salle actuellement, il y a trois médias [TC, Quartier Hochelaga et Pamplemousse.ca], dont deux qui sont publiés sous forme électronique et pour lesquels on ne paie pas pour publier des avis légaux. Et même les journaux de Transcontinental font une migration vers Internet. Il faudrait donc penser à une transition tenant compte de la nouvelle réalité de l’ensemble des médias, qu’ils soient écrits ou émergents. »

Une course qui ne fait pas l’unanimité

L’annonce de la tenue d’une course urbaine qui se déroulera le 28 mai prochain dans l’arrondissement a suscité les critiques de la conseillère de Maisonneuve-Longue-Pointe, Laurence Lavigne Lalonde.

L’arrondissement a injecté 45 000 $ dans l’organisation de cette activité, qui se tiendra dans Hochelaga-Maisonneuve.  Les coureurs pourront choisir l’un des trois parcours qui comptent 1 km, 5 km et 10 km. Deux cliniques seront également organisées, les 4 et 11 avril prochains au Centre Pierre-Charbonneau, de 19 h à 20 h. Les participants pourront ainsi recevoir les conseils de Samuel Hébert, entraîneur de course à pied et kinésiologue du Club d’athlétisme Les Vainqueurs pour bien se préparer.

Selon Laurence Lavigne Lalonde, dépenser autant pour une telle activité ponctuelle n’est pas la façon la plus judicieuse d’inciter les familles à bouger.  D’autant que, selon ses calculs, le budget des activités hivernales a été amputé de 10 000 $ cette année. Ce qui aurait mené à l’annulation des fêtes organisées par le CLAC de Guybourg, dans Mercier-Ouest, faute de financement adéquat, ajoute-t-elle.

« Cet argent aurait pu servir à créer une activité dans tous les secteurs de l’arrondissement », a plaidé l’élue de Projet Montréal. De plus, les participants devront défrayer entre 10 $ et 60 $ pour prendre part à l’activité, selon la distance parcourue et le moment de leur inscription. « Même si je suis moi-même une adepte de course, je pense qu’il aurait mieux valu investir cet argent pour une activité gratuite, qui dure plus que quelques heures et qui s’adresse à toutes les familles. »

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