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Une ancienne caisse Desjardins convertie en garderie

Éducation
Le 7961 rue Hochelaga a été vendu et sera reconverti en garderie privée subventionnée. (photo : Anne-Marie Tremblay)
Le 7961 rue Hochelaga a été vendu et sera reconverti en garderie privée subventionnée. (photo : Anne-Marie Tremblay)

Fermée depuis 2014, la succursale de la caisse Desjardins située au 7961, rue Hochelaga sera bientôt convertie en garderie. Si tout se déroule comme prévu, les premiers enfants y seront accueillis dès l’automne 2017.

C’est Abderrahmane Khendek et sa femme, Nadia Ait Chalal, qui achèteront cet immeuble de la rue Hochelaga, près d’Honoré-Beaugrand. Ce couple, originaire d’Algérie et résidant de Mercier-Est, est déjà responsable de la garderie les Jasmins de la belle rive, installée au 9124, rue Notre-Dame Est.

En prenant possession de ce bâtiment, les deux nouveaux propriétaires prévoient déménager les activités de leur garderie privée subventionnée actuelle, qui compte 37 places, et accueillir 43 enfants supplémentaires. De ce nombre, 20 places seront réservées aux poupons, c’est-à-dire les tout-petits de moins de 18 mois, alors qu’un certain nombre sera aussi dédié aux enfants à besoins particuliers.

« C’est un immense immeuble de 20 mètres sur 21 mètres, sur trois étages, qui convient à nos besoins, et même plus », s’enthousiasme M. Khendek. À tel point que seuls les deux premiers étages seront dédiés à la future garderie. Le troisième niveau, qui compte six logements, sera conservé tel quel. De même, le propriétaire aimerait aussi réaménager le rez-de-chaussée pour y installer un petit commerce, par exemple une pâtisserie algérienne.

Les travaux qui devraient commencer ce printemps permettront de créer deux entrées différentes, explique-t-il. « Nous avons aussi conclu une entente afin que les services de guichets soient encore disponibles », ajoute pour sa part Daniel Hébert, directeur général de la Caisse populaire Desjardins d’Anjou-Tétreaultville, institution qui a vendu l’immeuble. Un service utile, selon lui, puisque l’autre succursale la plus proche se situe rue des Ormeaux, soit à 1,2 km, ce qui représente une quinzaine de minutes de marche pour s’y rendre.

Une servitude à négocier

Pour le moment, Abderrahmane Khendek étudie la possibilité d’aménager une cour clôturée pour les enfants qui fréquenteront sa future installation privée subventionnée. « Nous aimerions l’aménager sur le côté du bâtiment, qui est actuellement un stationnement. Mais pour le moment, le IGA qui est notre voisin, a une servitude sur cet espace », explique-t-il.

Il doit donc négocier une entente, car actuellement, il ne peut utiliser qu’une bande de six mètres à côté de son bâtiment. Un espace trop restreint. Malgré cela, M. Khendek n’est pas inquiet outre mesure. En effet, avec le projet d’ensemble résidentiel prévu sur les cours de voirie, le IGA devrait déménager de l’autre côté de la rue. « Et si jamais ce n’est pas possible de s’entendre, le ministère de la Famille nous demande d’être situés à 500 mètres d’un espace vert clôturé, ce qui est le cas. »

Des centaines de nouvelles familles

La signature de l’acte de vente arrive à point nommé pour M. Khendek et sa femme, qui tentent depuis plusieurs années d’agrandir leurs installations. Plusieurs options ont été envisagées, dont celle de construire une annexe derrière son adresse actuelle, d’acheter et d’ajouter un étage à une bâtisse commerciale, rue Hochelaga, etc. Le bâtiment laissé vacant par Desjardins correspondait à leurs besoins, en termes de superficie.

D’autant que l’aménagement d’un important projet résidentiel sur l’ancien terrain de la cour de voirie, situé de l’autre côté de la rue, amènera son lot de nouvelles familles. En effet, les plans comportent la construction de 325 unités d’habitation, dont des logements sociaux, un lien vert public ainsi qu’un espace réservé pour accueillir des commerces, notamment un marché d’alimentation. Le chantier devrait débuter en 2017 pour se terminer en 2021.

« C’était aussi intéressant pour nous de vendre notre bâtiment pour un projet qui touchera la communauté et qui entre en droite ligne avec l’une de nos missions, soit celle de soutenir les programmes qui touchent les enfants et la jeunesse sur notre territoire », ajoute aussi Daniel Hébert.

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