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Après être passé à des intérêts ontariens, St-Hubert met à pied de 30 à 40 employés à Pointe-aux-Trembles

Économie
(photo : St-Hubert – page Facebook)
(photo : St-Hubert – page Facebook)

Il y a environ un an, les Rôtisseries St-Hubert passaient à des intérêts ontariens. C’est un autre fleuron économique qui quittait le Québec, comme les RONA, Alcan, le Cirque du Soleil, Provigo et plusieurs autres.

St-Hubert a été acheté pour 537 millions de dollars par Cara, une entreprise ontarienne qui exploite des centaines d’établissements de restauration rapide. Désormais, les grandes orientations stratégiques se prendront en Ontario.

Le gouvernement fédéral, le bureau de la concurrence et Investissement Canada ont tous approuvé cette transaction. Le Bloc Québécois est le seul parti fédéral à avoir dénoncé cette vente. Pour le Bloc, la prise de contrôle de cette entreprise par des intérêts hors Québec engendrerait inévitablement des pertes d’emplois importantes au Québec et voire, à terme, le déménagement graduel du siège social, comme c’est le cas après pratiquement toutes les transactions du genre.

C’est précisément ce qui ce passe actuellement. St-Hubert a annoncé une série de mises à pied au Québec et notamment à Pointe-aux-Trembles. De 30 à 40 emplois sont appelés à disparaître dans notre région en raison de la conversion du restaurant St-Hubert de Pointe-aux-Trembles en comptoir express. À cela, il faut ajouter la fermeture du St-Hubert de la rue Saint-Denis, sur le Plateau-Mont-Royal, qui entrainera la perte d’environ 80 emplois supplémentaires.

Les sièges sociaux ont un effet structurant sur notre économie, nous en avons besoin et nous devons les protéger. Notre chef Martine Ouellet a récemment déposé une motion pour que le gouvernement canadien doive obtenir l’autorisation du gouvernement du Québec pour toute transaction mettant en cause une entreprise québécoise. Il est inconcevable que le gouvernement canadien puisse autoriser l’exode de sièges sociaux du Québec sans que le gouvernement du Québec ait son mot à dire !

Être un pays nous permettra de mettre en place nos propres mesures de maintien et de protection de nos fleurons entrepreneuriaux. Ils sont vitaux pour notre économie.

 

Les opinions émises dans les blogues sont celles de leurs auteurs et non celles de Pamplemousse.ca.
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