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Grand ménage du printemps

Environnement, Vie de quartier
Malgré le temps gris, une quarantaine de citoyens ont donné un coup de pouce pour le grand ménage du parc Carlos-d'Alcantara. (photo: courtoisie Comité citoyen du Faubourg Contrecoeur)
Malgré le temps gris, une quarantaine de citoyens ont donné un coup de pouce pour le grand ménage du parc Carlos-d’Alcantara. (photo: courtoisie Comité citoyen du Faubourg Contrecoeur)

Les citoyens n’ont pas chômé la fin de semaine dernière, alors que deux corvées ont permis de nettoyer le parc Carlos-d’Alcantara et de continuer la lutte au nerprun, une plante envahissante, dans le boisé du parc Thomas-Chapais.

Ce n’est pas la première fois que les résidants du Faubourg Contrecœur sortent balai et sacs pour nettoyer le parc d’Alcantara. Chaque année, des citoyens mettent la main à la pâte, de façon informelle. Mais cette fois, le Comité citoyen a pris en charge l’organisation de la corvée. « Nous nous sommes inscrits auprès de la ville de Montréal, ce qui nous a permis d’obtenir gants, chandails et sacs de poubelles », explique Annie St-Amant, membre du comité et l’une des organisatrices de l’événement. Le groupe a quant à lui fourni chocolats chauds et collations pour encourager ses troupes.

Ainsi, la corvée a permis de réunir une quarantaine de bénévoles, petits et grands, qui ont mis la main à la pâte pour nettoyer de fond en comble le parc Carlos-d’Alcantara ainsi que l’allée Norman McLaren. « Beaucoup de familles étaient présentes avec leurs enfants et leurs adolescents. Une façon de les conscientiser, de leur montrer que si c’est agréable d’avoir un beau parc, il faut aussi en pendre soin, s’approprier notre espace et prendre les choses en main », explique Annie St-Amant.

Les résidants n’ont pas travaillé en vain, puisqu’ils ont réussi à ramasser une trentaine de sacs verts. « Il y avait beaucoup de saleté accumulée durant l’hiver, par exemple des papiers mis au recyclage qui se sont envolés. Nous avons aussi trouvé trois pneus », ajoute la bénévole.

Un effort particulier a aussi été fait autour des boîtes postales situées au nord de la rue de Contrecœur, poursuit-elle. « C’est un point sensible puisque les gens prennent leurs circulaires et les laissent par terre. »  En guise de rappel, le Comité a aussi installé une pancarte fournie par la ville, qui demande de conserver ce lieu propre, tout en rappelant qu’il a été nettoyé par les citoyens.

Quelques-uns des participants à la corvée d'éradication du nerprun au parc Thomas-Chapais. ( photo: courtoisie Comité citoyen du parc Thomas-Chapais)

Quelques-uns des participants à la corvée d’éradication du nerprun au parc Thomas-Chapais. ( photo: courtoisie Comité citoyen du parc Thomas-Chapais)

Halte au nerprun

Du côté du parc Thomas-Chapais, ce sont une vingtaine de bénévoles qui ont uni leurs forces pour la corvée d’éradication du nerprun, un arbuste très envahissant qui menace l’intégrité des boisées. Une entreprise menée depuis deux ans par le comité citoyen du parc.

Cette fois-ci, tout l’équipe a enfilé gants et lunettes de protection pour cette grande corvée organisée en partenariat avec l’organisme Y’a QuelQu’un l’aut’bord du mur (YQQ). Les bénévoles se sont attaqués au cœur de l’infestation, explique Daniel Chartier, architecte-paysagiste et bénévole. « Sur le boulevard Pierre-Bernard, vis-à-vis le terrain de pétanque, se trouvait un secteur très dense, avec des spécimens ayant des tiges de 5 à 8 cm de diamètres. C’était presque un mur de nerpruns, entremêlé de senneliers », de petits arbres remplis d’épines.

Une tâche ardue menée avec brio par l’équipe de bénévoles, dont plusieurs n’en étaient pas à leur première expérience pour éradiquer cet arbuste qui peut mesurer jusqu’à 6 mètres de hauteur. S’il reste encore quelques endroits denses auxquels il faudra s’attaquer, Daniel Chartier estime que la majeure partie de plans reproducteurs a été éliminée au fil des corvées. « Par contre, il y a toute une nouvelle génération, notamment dans le champ derrière notre intervention, où nous avons remarqué beaucoup de repousses », indique-t-il. Autant de plants qu’il faudra arracher pour éviter leur prolifération.

Rappelons que c’est grâce à ses petits fruits, de petites baies bleues, que l’arbre se reproduit. Les oiseaux mangent ces fruits et les répandent avec leurs fientes. Ainsi, certains citoyens se retrouvent peut-être eux-mêmes avec du nerprun dans leur cour, sans le savoir, avertit Daniel Chartier. « Souvent, le nerprun pousse à travers les haies, ce qui les rend plus difficiles à distinguer. » Toutefois, il faut s’assurer d’éliminer le moindre plant sur son terrain, ajoute-t-il.

D’autres corvées à venir

Envie de donner un coup de… balai? Voici la liste des événements à venir dans les prochaines semaines.

  • Nettoyage du parc Thomas-Chapais
    Samedi 6 mai
    RDV à 9h, au Chalet du parc (au croisement des rues de Grosbois et Pierre-Bernard)
  • Nettoyage de la rue Hochelaga
    Samedi 6 mai
    RDV à 13h30, au point de service de Mercier-Est de l’éco-quartier (8628, rue Hochelaga)
  • Nettoyage du parc de la Promenade Bellerive
    Dimanche 30 avril dès 9h30
    Inscriptions obligatoires au 514-493-1967 ou au chalet d’accueil
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