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Des règles plus souples au Faubourg Contrecoeur

Économie
La zone commerciale est attendue de longue date dans le Faubourg Contrecoeur. Le changement réglementaire proposé par l'arrondissement en favorisera la réalisation. (photo : archives Pamplemousse)
La zone commerciale est attendue de longue date dans le Faubourg Contrecoeur. Le changement réglementaire proposé par l’arrondissement en favorisera la réalisation. (photo : archives Pamplemousse)

L’arrondissement prévoit modifier sa réglementation autour du Faubourg Contrecœur, ce qui pourrait faciliter l’implantation de la future zone commerciale.

En effet, la réglementation actuelle a été adoptée en vertu de l’article 89 de la Charte de la Ville de Montréal, en 2007. Un cadre très strict qui rendait difficile la moindre modification, si minime soit-elle. « Ce règlement a eu ses mérites, mais a ses limites, a expliqué le maire. Par exemple, quand les gens nous demandaient de mettre fin à la monoculture, dans la réglementation que nous avions adoptée, il fallait toujours planter le même type d’arbre dans un espace donné, c’était difficile d’agir. » Autre exemple, les abris Tempos, interdits par le règlement actuellement en vigueur.

Théoriquement, l’arrondissement devait se rendre devant l’Office de consultation publique de Montréal (OPCM) pour entériner tout changement à ce règlement. Dans les faits, il a été possible d’effectuer quelques modifications par dérogation mineure. Mais le modèle a ses limites.  Maintenant que près de 90 % du développement du Faubourg Contrecœur a été construit, l’arrondissement veut récupérer sa capacité de bouger. « Le règlement sera remplacé par une réglementation d’urbanisme locale, plus souple. Ce qui ne veut pas dire que nous n’allons pas établir des normes réglementaires », a ajouté l’élu.

Un pas vers le développement commercial

Ce changement réglementaire facilitera aussi la réalisation du développement commercial attendu de longue date par les habitants du Faubourg Contrecœur. « Si on s’en tenait stricto sensu à ce qui est prescrit pour la frange commerciale, on aurait un ensemble de petits commerces, un dépanneur, un salon de coiffure, une tabagie, alors que les gens qui se sont exprimés publiquement sur le sujet veulent avoir un marché en alimentation et des commerces de plus grande superficie. » Une question, notamment, de stationnements.

Ainsi, ce changement réglementaire fera l’objet d’une consultation via l’Office de consultation publique de Montréal (OPCM). L’échéancier pour cette première consultation n’est pas encore déterminé, mais on espère à l’arrondissement qu’elle sera organisée dès cet automne et  « en qu’ensuite les choses pourront s’enchaîner. »

L’avis des citoyens sera aussi sollicité, en arrondissement cette fois, à propos du futur développement commercial, a aussi assuré le maire de l’arrondissement. Toutefois, ce sera le propriétaire du terrain, soit Sobeys, qui pourra choisir les commerces qui y seront implantés, explique Réal Ménard. « Est-ce qu’on pourrait dire, comme arrondissement, qu’on ne veut pas telle bannière? Je ne pense pas que ce soit possible. On peut toutefois regarder les matériaux, la végétation, l’aménagement, le zonage, etc. »

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