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Rue Curatteau : les travaux dérangent

Transport
Les travaux de l'A25 rue Curatteau sont difficiles pour les gens qui résident près de ce secteur. (photo : courtoisie Les Badauds de Mercier-Est)
Les travaux de l’A25 rue Curatteau sont difficiles pour les gens qui résident près de ce secteur. (photo : courtoisie Les Badauds de Mercier-Est)

Même si certaines mesures ont été prises, la cohabitation entre les travaux de l’A25 et les voisins du chantier, notamment rue Curatteau, demeure difficile.

Bruits de travaux, circulation de camions, manque de surveillance policière, utilisation de marteaux piqueurs en pleine soirée : les citoyens de la rue Curatteau  sont nombreux à subir les contrecoups des travaux d’optimisation de l’autoroute 25, qui se déroule sous leurs fenêtres.

Du moins, plusieurs d’entre eux se sont succédé au micro, lors de la séance d’information sur l’autoroute 25 qui s’est déroulée le 4 mai dernier. Entre autres doléances, le bruit de la circulation, des travaux qui viennent briser la quiétude des résidants. « J’ai du mal à dormir la nuit au deuxième étage, alors il faut que je m’installe au sous-sol. Et en ce moment, j’aurais besoin d’un deuxième sous-sol », a indiqué l’un d’entre eux.

Son témoignage faisait écho à celui de plusieurs autres citoyens, qui ont demandé au MTQ d’ajouter des mesures pour atténuer ces problèmes, notamment en renforçant la surveillance policière. D’autres ont aussi demandé de rehausser le mur antibruit ou d’en construire un, aux endroits protégés actuellement uniquement par une butte. « Les citoyens de la rue Curatteau ont été laissés pour compte historiquement par la construction de l’autoroute 25, il y a 50 ans. Il me semble qu’il devrait y avoir une obligation morale à améliorer leur cadre de vie, à utiliser une portion des 55 M$ accordés à ce projet pour intégrer des mesures de mitigation, ne serait-ce qu’en reconstruisant un mur plus haut », a plaidé un autre citoyen.

Un changement simple en apparence, mais complexe à mettre en branle, selon Alexandre Debs, chef des services professionnels — Tunnels et autoroutes métropolitaines, au ministère des Transports du Québec (MTQ). « En fait, il n’est pas question de construire un nouveau mur. L’ancien a été entreposé et sera réinstallé. Parce que modifier une telle structure n’est pas simple. Il faut aussi tenir compte des pieux, des égouts, etc. »

Ingénieure en acoustique au MTQ, Line Gamache a expliqué que le ministère allait faire des comparaisons de niveau de bruit avant et après les travaux. Actuellement, les mesures montrent une moyenne de 65 décibels au deuxième étage. Dans certains cas, des correctifs pourraient être apportés pendant la réfection du tunnel Louis-Hyppolite, prévu après le chantier de la 25. « On pourra possiblement mettre en place des mesures d’atténuation. Ce seront des éléments que nous évaluerons à ce moment-là. »

Les représentants du MTQ ont toutefois rappelé que plusieurs mesures sont en cours pour diminuer les inconvénients vécus par les personnes vivant à proximité du chantier. Par exemple, la vitesse a été réduite, des stations de mesure du bruit sont installées, un écran antibruit temporaire en bois a été ajouté. Deux sismographes ont également été ajoutés près des lieux des travaux créant des vibrations, pour vérifier si le chantier en est la cause.

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Bilan des travaux de l’A25: les deux côtés de la médaille

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