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Voyage fantastique avec Nathalie Parent

Culture
Les auteurs comme Stephen King et Ken Follett ont nourri l'imaginaire de Nathalie Parent, romancière et gestionnaire de projets en informatique. (photo : Anne-Marie Tremblay)
Les auteurs comme Stephen King et Ken Follett ont nourri l’imaginaire de Nathalie Parent, romancière et gestionnaire de projets en informatique. (photo : Anne-Marie Tremblay)

Quand elle a fini sa journée de bureau, Nathalie Parent s’installe derrière son clavier, cette fois pour écrire des romans. Avec la publication de Longtinonda, l’auteure et résidante de Mercier-Est invite les lecteurs à plonger dans cet univers où le passé et le futur s’entremêlent.

« Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé écrire. Quand j’étais plus jeune, c’était plutôt des poèmes et ensuite, des nouvelles », raconte l’auteure qui gagne sa vie comme gestionnaire de projet en informatique. Son univers a été modelé par des auteurs comme Stephen King, Anne Rice, Ken Follet ou Dan Brown, comme en témoigne la bibliothèque qui jouxte son bureau. Des livres qui ont nourri son imaginaire.

Malgré cet intérêt, Nathalie Parent ne pensait pas publier un roman un jour. C’est un peu le hasard qui l’a conduite sur le chemin de l’écriture d’une histoire plus élaborée. « Pour m’endormir, mon conjoint me parle. Le son de sa voix m’aide à me détendre. Mais un soir, il m’a demandé de prendre sa place. Je lui ai raconté une histoire qu’il a vraiment aimée. Ça a servi de base à l’écriture de mon premier roman, Ombre », raconte-t-elle.

Une inspiration qui ne l’a pas quittée depuis cette première publication, en 2009, alors que Longtinonda est le neuvième ouvrage, né sous sa plume. Un livre qui regroupe en fait les trois tomes de cette aventure, dont le dernier était jusqu’alors inédit. Dans ce récit, où la fiction et le réel se mélangent, le personnage principal est propulsé sur la ligne de temps. « Je suis athée, mais tout le monde, peu importe sa religion, se demande ce qui se passe au bout de la route. Mon personnage se promène donc dans cet espace entre deux mondes qu’est Longtinanda. Mais au lieu de se promener entre le ciel et l’enfer, il voyage entre les époques. »

« Je voulais écrire un roman historique, mais je n’arrivais pas à choisir une époque en particulier. Le livre me permet donc d’en visiter plusieurs », ajoute-t-elle. Si ce roman emprunte au fantastique, l’auteure n’a pas envie pour autant de se cantonner à un genre en particulier. À l’image de sa maison, où épées, peintures gothiques, toiles contemporaines, bibliothèques ouvragées et art égyptien, se côtoient, son écriture touche à différents styles : historique, policier, aventure, suspense, etc.  « Je ne veux pas me limiter, je veux laisser aller mon imagination. L’important, c’est de tenir mon lecteur en haleine », raconte-t-elle.

Un chemin parsemé d’embûches

Si chacune des 794 pages composant la trame de Longtinonda comportent des péripéties, la publication du livre comme tel a aussi recelé plusieurs rebondissements pour Nathalie Parent. D’abord, la maison d’édition JKA, qui avait pris l’auteure dans son catalogue, a fait faillite. Après avoir fait le tour des autres joueurs du Québec, sans succès, elle se tourne vers l’Europe. « J’ai trouvé un éditeur intéressé en France, mais lui aussi a fait faillite. »

Nathalie Parent ne s’est pas découragée pour autant. Faisant contre mauvaise fortune, bon cœur, elle a décidé de fonder sa propre maison d’édition, Ad Vitam. Un saut dans le vide, sans filet et sans subvention. « Pour le moment, je consacre mon temps libre à cela, car c’est beaucoup de travail, en plus de mes 40 heures semaine de boulot. Par exemple, comme je n’ai pas de distributeur, je dois appeler moi-même les librairies et mon conjoint s’occupe de la livraison. »

Une pause temporaire de l’écriture, puisque Nathalie Parent aimerait bien se remettre au clavier pour une nouvelle histoire bientôt. « Je voudrais aussi, à plus long terme, ajouter d’autres auteurs au catalogue de la maison d’édition. » En attendant, Longtinonda est disponible sur Amazon ainsi que dans une quinzaine de librairies. Pour chaque livre vendu, l’auteure versera 2$ à la société de la SLA (sclérose latérale amyotrophique) du Québec.

Tous les romans de Nathalie Parent sont également en vente sur le site Internet de l’auteure.

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