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De nouvelles voies cyclables dans Mercier-Est

Transport
Une partie du programme de réalisation des voies cyclables 2017-2018 prévu par la ville de Montréal. (photo : carte présentée par la Ville de Montréal)
Une partie du programme de réalisation des voies cyclables 2017-2018 prévu par la ville de Montréal. (photo : carte présentée par la Ville de Montréal)

Comme nous l’annoncions en avril, la ville-centre prévoit ajouter quelques kilomètres de voies cyclables dans le quartier. Si trois tronçons étaient initialement dans les cartons, un quatrième a été ajouté au programme de réalisation des voies cyclables 2017-2018, dévoilé le 9 juin dernier.

Selon les documents rendus publics, la bande cyclable du boulevard Pierre-Bernard sera prolongée de l’avenue Éric jusqu’à la rue Robitaille. Sur Robitaille, un nouveau tronçon permettra de relier la rue des Ormeaux jusqu’à Claude-Masson, se raccordant ainsi au réseau existant. Autre ajout prévu : une voie pour les cyclistes empruntera la rue Liébert, entre de Marseille et Souligny, sur un parcours de 0,8 km. Toutefois, la voie cyclable bifurquera vers l’est rue Hochelaga, pour prendre Saint-Émile. Nouveauté par rapport au plan précédent : la voie cyclable circulant sur la rue de Marseille sera prolongée vers l’est, jusqu’à l’avenue Hector.

Toutefois, l’ajout le plus important demeure l’implantation d’une piste cyclable longeant la voie ferrée, permettant aux utilisateurs de la piste cyclable Souligny de se rendre jusqu’au boulevard Pierre-Bernard. Selon le programme présenté par la ville, deux voies cyclables borderont le chemin de fer, sur les avenues Souligny et Dubuisson, pour un total de 2,3 km. « C’est intéressant, mais nous ne savons pas quel genre d’aménagement sera proposé. Si l’administration municipale ne prévoit que des chaussées partagées, cela ne vaut pas grand-chose », affirme Nickolas A. Gagnon, citoyen de Mercier-Est très impliqué dans le dossier du transport actif et ayant rencontré l’arrondissement et la ville à plusieurs reprises à ce sujet.

En effet, selon ce concept, véhicules et vélos circulent librement dans la rue, sans qu’il y ait d’aménagements particuliers pour les conducteurs de bicyclettes. Seule la signalisation indique la présence d’une chaussée désignée ou partagée, un synonyme, un type de route habituellement implanté sur des rues secondaires où il y a peu de circulation. Selon Nickolas A. Gagnon, les organismes de défense des cyclistes ne considèrent même pas ces dernières comme des voies cyclables à proprement parler. Pourtant, le quartier en compte plusieurs.

« De plus, il n’y a pas d’espace pour un aménagement cycliste sans modifier la configuration des avenues Souligny et Dubuisson. Ils ont donc deux choix : soit ils enlèvent le stationnement, soit ils doivent transformer les rues pour les rendre à sens unique », souligne le citoyen.

Nous avons d’ailleurs tenté de joindre Marc-André Gadoury, conseiller dans Rosemont et président du comité consultatif sur le vélo à la Ville de Montréal, pour connaître en détails les intentions de l’administration municipale, sans succès.

D’autres améliorations en vue

Malgré ces mises en garde, le citoyen se dit satisfait du chemin parcouru. « Je suis très content de ce qui est proposé, d’autant plus que plusieurs autres segments ne se trouvent pas sur la liste actuelle. » En effet, tous les aménagements qui borderont l’autoroute 25 ne sont pas inclus au plan. Parmi ceux-ci, on envisagerait aussi de raccorder la future voie cyclable de la rue Curatteau avec la piste cyclable Souligny, via la rue Hochelaga.

Autre aménagement prévu dans les prochaines années, celui de la piste multifonctionnelle censée relier le parc Carlos-d’Alcantara à la piste cyclable Jean-Després ajoute Nickolas A. Gagnon. Des sommes sont d’ailleurs réservées à ce sujet au Plan triennal d’immobilisation (PTI) 2017-2019 de l’arrondissement. « Selon les plans, on prévoit installer une voie cyclable entre le trottoir et le parc, ce qui risque de créer des conflits entre les usagers. »

Il estime qu’il serait préférable de créer une bande cyclable longeant le trottoir, mais plutôt du côté de la rue, pour éviter ce genre de problème. « Il est possible de créer une piste bidirectionnelle sur Contrecœur, entre le trottoir et les voitures stationnées, mais il faudrait amputer un peu le trottoir. Mais comme la voie pour les voitures serait moins large, cela permettrait aussi d’apaiser la circulation. »

En savoir plus
Consultez le programme de réalisation des voies cyclables 2017-2018

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