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Laurence Lavigne Lalonde sollicite un deuxième mandat

Politique

La conseillère de Maisonneuve-Longue-Pointe, Laurence Lavigne Lalonde, sollicitera un deuxième mandat aux élections municipales de novembre avec Projet Montréal.

La conseillère, qui a envisagé, pendant quelques mois, affronter Réal Ménard au poste de maire de l’arrondissement de Mercier—Hochelaga-Maisonneuve, a préféré solliciter un nouveau mandat à son poste actuel. « Je veux poursuivre mon engagement auprès de mes électeurs, a-t-elle confié au Journal de Mercier-Est. Je ne veux pas m’éparpiller à la grandeur de l’arrondissement. Beaucoup de monde m’ont accordé leur confiance dans mon district. J’aime travailler avec les gens que je représente. Plusieurs sont exceptionnels. Et nous avons encore de belles batailles à mener.»

Sollicitée par son parti pour faire la lutte au maire actuel de l’arrondissement, Réal Ménard, la politicienne évaluait faiblement ses chances de l’emporter, même si sa candidature offrait un contraste intéressant avec le maire Ménard. «Mais je veux mettre mon énergie là où j’estime avoir un meilleur impact: dans mon district. Il y a juste 24 heures dans une journée! Et il y a des priorités qui méritent encore beaucoup d’attention: la cité logistique, la rue Honoré-Beaugrand et l’autoroute 25, par exemple.»

Ces dossiers ont marqué l’actualité ces dernières années. Laurence Lavigne Lalonde considère que l’administration Ménard aurait dû aborder ces questions différemment: «On n’inclut pas les citoyens dans les décisions. Par exemple, dans le cas de la cité logistique, il s’agit tout de même d’un vaste terrain industriel entouré de secteurs résidentiels. L’arrondissement n’a pas fait de planification ni de changement à la réglementation. On n’a pas réfléchi sur le type d’entreprise qu’on souhaite accueillir sur ce site. On aurait dû consulter les citoyens. J’aurais aimé qu’on se dote d’un plan directeur pour contrôler le développement, et d’un plan particulier d’urbanisme (PPU), quitte à accorder des incitatifs financiers pour attirer les bonnes entreprises, qui produiront le moins de nuisances possibles pour les résidents et l’environnement. On aurait pu avoir des logisticiens qui travaillent dans des bureaux, pas juste des cours à conteneurs.»

«On a un projet de développement majeur, aussi bien en tirer profit pour la collectivité, reprend-elle. On ne peut pas être contre les emplois que la cité de la logistique va créer, mais pas à n’importe quel prix.»

L’autoroute 25

Voilà un projet parachuté par le ministère du Transport, constate-t-elle: «Nous avons forcé le MTQ à consulter la population. Ce fut un exploit d’avoir eu un peu d’influence sur l’aménagement des bretelles d’accès dans l’échangeur Sherbrooke. Et le MTQ envisage aussi d’étendre le camionnage sur les nouvelles bretelles et la rue Curatteau, alors que les résidents du secteur se sont battus avec énergie pour le bannir, il y a 20 ans. Les résidents de la partie sud aimeraient peut-être qu’on installe un mur anti-bruit (entre Notre-Dame et Lecours), mais le MTQ ne le juge pas nécessaire. On considère que le ministère n’écoute pas toujours les citoyens. Mon rôle est de porter leur voix dans des dossiers comme celui-là.»

Honoré-Beaugrand

Plus d’une centaine d’autobus passent quotidiennement sur cette rue résidentielle. Les citoyens du secteur s’en plaignent depuis des années et leur qualité de vie est compromise. «Pendant des années, le maire Ménard a balayé cette question en disant qu’elle relevait de la STM, affirme Laurence Lavigne Lalonde. À un moment donné, il faut prendre ses responsabilités et défendre les intérêts de nos électeurs…»

La conseillère cite en exemple des travaux à la station de métro Honoré-Beaugrand: «J’étais scandalisée qu’on n’améliore pas la conception de la station et de ses approches, alors que le chantier se limitait à la réfection des infrastructures actuelles. Il y a quatre ans, il était hors de question de revoir la configuration des trajets d’autobus qui aboutissent ou desservent cette station de métro. On a forcé la STM à faire des études pour revoir certains trajets, afin qu’ils arrêtent à la station Radisson.»

Laurence Lavigne Lalonde donne cet exemple pour expliquer son implication en politique: «Je veux changer les choses, améliorer la vie des gens. Surtout quand les conditions font que ce n’est pas facile, pour les citoyens, de se faire entendre et faire valoir leur point de vue.»

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