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Primeur: Zone commerciale, pas avant 2019

Économie, Politique
La présentation fut studieusement écoutée par les citoyens et les élus. (Photo: Stéphane Desjardins)

On ne pourra pas faire ses courses avant 2019 dans la zone commerciale du Faubourg Contrecœur.

L’information a fait surface lors d’une présentation organisée par l’arrondissement à l’église Saint-Justin, hier (21 juin), à laquelle près de 200 personnes (plus de 500 sur Facebook) ont assisté. L’événement a permis à des représentants de la firme Sobeys de présenter leur projet de développement, fruit de longues et laborieuses négociations avec les élus et fonctionnaires de l’arrondissement. Le projet a beaucoup plu aux citoyens. Les gens de Sobeys ont même eu droit à des applaudissements! Voir notre présentation du projet dans un deuxième texte.

Réal Ménard, le maire de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, a précisé que la Ville de Montréal devra modifier le règlement d’urbanisme du Faubourg, qui ne colle pas aux doléances de la population ainsi qu’au projet présenté par Sobeys. Le conseil municipal doit mandater, à sa séance du 21 août, l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM), pour mener des consultations sur le changement de zonage et le projet de zone commerciale.

Le maire Ménard et Richard Celzi, conseiller de Tétreaultville, ont plusieurs fois répété qu’ils s’attendaient à ce que ces consultations se déroulent fin septembre, début octobre. Mais l’OCPM est un organisme indépendant, est maître de son agenda. Et il est fortement sollicité par les temps qui courent. Si l’organisme est débordé, il devra reporter ces consultations à plus tard. Or, la campagne électorale des élections municipales du 5 novembre sera officiellement entamée en octobre et il est hors de question de tenir des consultations publiques durant cette période.

Un long processus

Si les consultations se tiennent en septembre, une fois qu’elles seront terminées, l’OPCM doit remettre un rapport aux élus de Montréal. Si l’équipe actuellement au pouvoir est reconduite dans ses fonctions, le projet ne devrait pas subir de retard dans son cheminement au sein de l’appareil bureaucratique. Le rapport de l’OPCM devrait donc être analysé par les fonctionnaires et les élus au début de l’hiver. M. Ménard a promis une nouvelle assemblée de consultation à cette période, s’il est réélu.

Puis, les fonctionnaires devront plancher sur un amendement au règlement d’urbanisme du Faubourg Contrecœur en tenant compte des recommandations du rapport de l’OPCM. Le conseil municipal devra adopter cet amendement par la suite, à une séance à l’hiver ou au printemps.

L’étape suivante sera de préparer un Projet particulier d’urbanisme (PPU) pour la zone commerciale, qui devra cheminer dans les officines municipales et être adopté au conseil d’arrondissement à la fin du printemps. Sobeys devra ensuite présenter des demandes de permis, une étape qui prendra certainement plusieurs mois avant qu’ils soient délivrés. Une fois les permis accordés, Sobeys pourra lancer le chantier avec l’entrepreneur de son choix.

Hier, en assemblée, les gens de Sobeys espéraient lancer la première phase du chantier à l’été ou à l’automne 2018. Cette étape comprend le supermarché IGA et les commerces le long de la rue Sherbrooke. La phase 2 sera érigée par la suite. «On s’attend à ce que la zone commerciale soit terminée dans deux ans, si tout va bien, expliquait Guy Héroux, directeur de l’immobilier chez Sobeys. Tout dépend des changements réglementaires pilotés par les élus, de l’évolution de l’économie et de la négociation des ententes de location avec les futurs commerçants…»

M. Héroux a précisé hier que la construction d’un supermarché IGA prend environ 26 semaines.

Certains membres du public ont blâmé les élus pour les délais concernant le développement de la zone commerciale. «Malgré les embûches, vous auriez dû organiser depuis longtemps les consultations publiques et le changement de zonage, ce qui aurait permis le lancement du chantier bien avant 2018», a lancé un citoyen très mécontent, sous les applaudissements. Le maire Ménard s’est défendu en affirmant que la saga judiciaire entre la Société d’habitation et de développement de Montréal, l’entrepreneur Catania, maintenant en faillite, son liquidateur et la Ville de Montréal: «ont fait perdre deux ans à tout le monde. On a dû composer avec cette réalité qu’on ne contrôlait aucunement.»

Voici la présentation de la firme Sobeys. Veuillez noter qu’il s’agit d’un projet et que certaines données peuvent changer en fonction de l’évolution politique et commerciale du dossier.

La présentation fut studieusement écoutée par les citoyens et les élus. (Photo: Stéphane Desjardins)

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