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Tous unis contre la maltraitance envers les aînés

Vie de quartier
Plusieurs personnes ont apposé leur ruban devant le Chez-Nous lors de la Journée mondiale de lutte contre la maltraitance envers les aînés , dont Monique Vallée, membre du comité exécutif de la ville de Montréal et responsable du développement social. (photo : courtoisie)
Plusieurs personnes ont apposé leur ruban devant le Chez-Nous de Mercier-Est lors de la Journée mondiale de lutte contre la maltraitance envers les aînés , dont Monique Vallée, membre du comité exécutif de la ville de Montréal et responsable du développement social. (photo : courtoisie Chez-Nous de Mercier-Est)

En 2016, de 4 à 7 % des aînés vivant à domicile ont été victimes d’abus au Québec. Un phénomène qui n’épargne pas le quartier, alors que le poste de police de quartier (PDQ 48) reçoit presque l’équivalent d’un appel chaque jour concernant des personnes de 65 et plus. C’est pourquoi le Chez-Nous de Mercier-Est tente de sensibiliser la population à cette réalité.

C’est pour montrer les multiples visages que peut prendre la maltraitance envers les aînés, comme les abus physiques, psychologiques  ou économiques, que le Chez-Nous de Mercier-Est a décidé de lancer « Réplique mauve sur la rue Hochelaga ». Un événement unique en son genre, a expliqué Léo Fortin, directeur général, lors d’une cérémonie soulignant justement la Journée mondiale de la lutte contre la maltraitance envers les aînés, le 15 juin dernier.

« Pourquoi réplique mauve? Parce que nous voulons répliquer, riposter aux abus envers les aînés. De plus, le mauve est la couleur qui a été choisie par l’Organisation mondiale de la santé pour promouvoir cette journée », a-t-il souligné. Ainsi, du premier au 15 juin, les membres et les bénévoles du Chez-Nous, ainsi que la population, les organismes, les commerçants et les élus ont été invités à attacher leur ruban sur la clôture devant l’OBNL.

Politiciens et représentants de groupe comaunautaires ont joint leur voix à celle du Chez-Nous pour dénoncer les abus envers les aînés. (photo : courtoisie Chez-Nous de Mercier-Est)

Politiciens et représentants de groupes communautaires ont joint leur voix à celle du Chez-Nous pour dénoncer les abus envers les aînés. (photo : courtoisie Chez-Nous de Mercier-Est)

Un geste symbolique pour dénoncer toutes les formes d’intimidation dont sont victimes les aînés. D’ailleurs, plusieurs politiciens et représentants de groupes communautaires étaient sur place, le 15 juin, pour souligner leur soutien à la cause et ajouter leur marque mauve.

Il s’agit là d’une des actions menées par le Chez-Nous pour lutter contre ce phénomène qui touche le Québec et Mercier-Est. En effet, selon les données compilées par le PDQ 48, il y aurait eu 354 incidents criminels impliquant des personnes de 65 ans et plus comme plaignant ou victime, entre juin 2016 et 2017. « Ces plaintes concernent en majorité des fraudes, que ce soit par Internet, bancaires ou par des membres de la famille. On pense par exemple à un fils qui appellesa mère et lui extorque de l’argent, sous de faux prétextes »,  précise Martin Dea, chef du poste de quartier.

Une situation qui arrive malheureusement plus souvent qu’on le pense, comme l’expliquait le directeur général de la Caisse populaire Desjardins Anjou-Tétreaultville, Daniel Hébert, dans une autre rencontre. À tel point que l’institution financière a créé un outil de sensibilisation pour que les aînés puissent identifier et éviter ces pièges. « Parfois, ce sont toutes les économies d’une vie qui passe dans une arnaque », raconte France Moreau, conseillère Partenariat avec les donateurs au Chez-Nous de Mercier-Est.

D’où l’importance de sensibiliser la population à ces enjeux avec des événements comme « Réplique mauve sur la rue Hochelaga ». « Nous aimerions maintenant que l’initiative fasse des petits dans les autres quartiers », a conclu Léo Fortin.

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