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Infologis met en garde contre les effets de la gentrification dans Mercier-Est

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Une vingtaine de commerçants se sont unis pour créer une Société de développement commercial dans l'axe des rues Hochelaga et des Ormeaux. (photo archives Anne-Marie Tremblay)
Une vingtaine de commerçants se sont unis pour créer une Société de développement commercial dans l’axe des rues Hochelaga et des Ormeaux. (photo archives Anne-Marie Tremblay)

L’organisme de défense des droits des locataires se dit extrêmement préoccupé par les objectifs de la future Société de développement commerciale (SDC) Hochelaga-Tétraultville. Selon Jean-Christophe Bureau, organisateur communautaire à Infologis, « la vision portée par la SDC provoquera la gentrification. Son discours est déjà gentrificateur puisqu’il fait la promotion de l’arrivée de nouveaux condos, de nouveaux résidents, de nouvelles habitudes de consommation, de nouveaux cafés, boulangeries, boucheries, pâtisseries, bars, etc. Là se retrouvent tous les ingrédients pour gentrifier un quartier. »

Selon l’organisme, la gentrification est un processus qui nuit à la population résidant dans le quartier et plus particulièrement aux locataires et aux personnes moins bien nantis. En effet, toujours selon Infologis, ceux-ci voient leur loyer augmenter sans cesse, leur logement se faire transformer en condos, les commerces qu’ils fréquentent fermer et se faire remplacer par des nouveaux commerces plus chics qu’ils n’ont pas la chance de fréquenter. En somme, la gentrification évince les locataires de leur quartier. Monsieur Serge Godin, un commerçant souhaitant la création de la SDC, mentionnait à ce sujet que « si on ferme les yeux aujourd’hui et qu’on les ouvre dans 5 ou 10 ans, on ne reconnaîtra plus le quartier ». « C’est ce qui s’est passé dans Hochelaga et c’est précisément ce qu’on cherche à éviter, rétorque Monsieur Bureau. Si l’on veut éviter que les résidants soient dépossédés de leur quartier, il faut impérativement éviter cette transformation » ajoute-t-il.

L’organisme lance un signal d’alarme aux milieux des impacts qu’aura la gentrification sur leur quartier et sur les conditions de logement des locataires. Il invite du même coup les petits commerçants désirant ne pas payer de cotisation à la SDC et ceux « qui comprennent que l’arrivé d’une Société de développement commerciale nuira au quartier et à ses résidents » à s’opposer à la création de la SDC à compter du 6 juillet en signant le registre.

 

Source : Infologis de l’Est de Montréal

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