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La Maison des familles doit diversifier ses revenus

Vie de quartier
Le poste d'intervenante à l'éveil à l'écriture et au langage, qu'on voit ici sur la photo, est financé directement par Avenir d'enfants. (photo : archives Pamplemousse.ca)
Le poste d’intervenante à l’éveil à l’écriture et au langage, qu’on voit ici sur la photo, est financé directement par Avenir d’enfants. (photo : archives Pamplemousse.ca)

La Maison des familles de Mercier-Est sera particulièrement affectée par la fin du programme Avenir d’enfants, prévue pour 2019. Au total, trois postes à temps plein et un autre à temps partiel pourraient être coupés si d’autres revenus ne viennent pas combler ce manque à gagner.

« Avenir d’enfants représentait un budget de 180 000 $ pour la Maison des familles en 2017. Il s’agit donc de notre principal bailleur de fonds. Ensuite vient Centraide, qui nous accorde 120 000 $ par année », précise Véronique Coulombe, directrice générale de la Maison des familles que nous avons interviewée pour faire un bilan de l’année, en cette saison des assemblées générales annuelles.

Entre 2009 et 2019, ce fonds aura permis d’injecter 400 M$ à l’échelle provinciale dans des projets pour préparer les enfants à leur entrée à l’école, un montant financé à la fois par la Fondation Chagnon (250 M$) et par le gouvernement du Québec (150 M$). Une mission que le quartier s’était aussi donnée à la même époque, alors qu’une étude révélait qu’un nombre élevé de petits accusaient du retard dans plusieurs sphères de leur développement, au moment de commencer la maternelle.

« Avenir d’enfants finance des actions dans le quartier, qui ont été pensées et réfléchies à travers la concertation, avec Solidarité Mercier-Est et nous sommes l’un des grands porteurs de ces projets dans le quartier, avec d’autres organismes comme la bibliothèque, les CPE ou les loisirs Sainte-Claire », précise sortent de ses murs et rejoignent les parents directement sur le terrain qui sont menacés par la fin de ce programme.

En effet, trois postes sont financés par cette source, soit la travailleuse de milieu, l’intervenante pivot et l’intervenante en éveil à la lecture et au langage. Cette dernière se rend dans les fêtes de quartier ou au CLSC, pour rencontrer les parents et leurs tout-petits autour du plaisir des mots, Par ces activités et ces partenariats, ce secteur uniquement a permis d’atteindre 1196 enfants et 419 parents en 12 mois.

Gagner du temps

Devant l’échéance, les organismes avaient le choix entre étaler leurs paiements jusqu’en 2020, en diminuant le montant de la subvention à chaque année ou obtenir le plein montant sur deux ans. Le quartier a choisi la première option. « Cela nous permettra d’avoir un peu plus de temps pour voir quelles sont les solutions qui s’offrent à nous et on espère que cela bougera, mais en attendant, il a fallu faire des choix. Par exemple, nous avons coupé le poste d’éducatrice à temps partiel à la halte-garderie qui venait en renfort aux différents projets », explique la directrice générale, qui ne baisse pas les bras pour autant.

« On ne sait pas si ce fonds sera redéfini ou si du financement différent pourra venir compléter le budget », affirme-t-elle. Le gouvernement a déjà annoncé qu’il investirait 20M$ dans les organismes famille. Toutefois, il s’agit d’une somme non-récurrente. L’organisme communautaire tente de diversifier ses sources de revenus en vue de l’horizon 2019-2020. « Par exemple, cette année, nous avons organisé une toute première soirée-bénéfice qui nous a permis d’amasser 6000 $. Nous sommes très contents », affirme Véronique Coulombe.

Vingt ans au service des familles

L’année qui vient sera aussi l’occasion de célébrer les 20 ans de la Maison des familles. Fondé en 1997, l’organisme communautaire n’a pas dérogé de sa mission première : avoir une ressource où tous les membres de la famille seront les bienvenus. « Il y a un vent de changement actuellement et il faut s’ajuster à la mouvance des familles, par exemple aux horaires atypiques, si on veut réussir à rejoindre un maximum de personnes dans le quartier », explique Véronique Coulombe.

D’ailleurs, pour ne pas s’asseoir sur ses lauriers, le groupe communautaire a lancé un grand exercice de planification stratégique au cours de la dernière année. Une première qui lui aura permis de faire le bilan de ses bons coups et de voir comment ajuster le tir pour continuer à répondre aux besoins des parents d’aujourd’hui. « Nous aurons certainement des nouveautés à proposer dès cet automne », ajoute-t-elle, même si les détails ne sont pas tous connus.

En attendant, la Maison des familles compte quelque 500 membres et offre différents services et activités pour soutenir les parents et leur marmaille, allant du simple café-causerie, en passant par des ateliers pour développer ses compétences parentales, de l’intervention ou des sorties pour s’amuser, tout simplement.

 

 

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