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L’OSM attire 10 000 personnes au parc de la Promenade Bellerive

Culture
L’OSM a charmé son publie, hier, au parc de la promenade Bellerive. (photo: Stéphane Desjardins)

Axé autour de la musique de cinéma, l’Orchestre symphonique de Montréal a attiré une foule record de 10 000 spectateurs sur la pelouse du parc de la Promenade Bellerive, hier.

Les orages annoncés ne se sont pas présentés et le temps, juste assez frais, a ravi la foule qui avait pris d’assaut la prairie qui s’étendait à la hauteur du boulevard Pierre-Bernard. Il s’agissait du seul concert sur le territoire de Montréal présenté dans le cadre de la série «L’OSM dans les parcs», a rappelé, juste avant le concert, le maire de l’arrondissement de Mercier—Hochelaga-Maisonneuve, Réal Ménard.

Dès les premières notes, le ton était donné avec «Ainsi parlait Zarathoustra», de Richard Strauss, l’ouverture emblématique du film de Stanley Kubrick, «2001, l’odyssée de l’espace». L’orchestre s’engageait dans des airs connus tirés de films à succès comme «Titanic», «Apocalypse Now» (avec «Le chevauchée des Valkyries», de Richard Wagner, qui servait d’inoubliable toile sonore à l’attaque du village vietnamien par la cavalerie américaine en hélicoptères), «Jean de Florette», «Le discours d’un roi»…

L’orchestre était dirigé par le chef assistant Adam Johnson, qui avait préparé le programme de la soirée, et animé par le comédien André Robitaille, qui fraisait la présentation des pièces avec juste assez de cabotinage pour faire sourire un public très diversifié et enthousiaste. Public qui a apprécié la prestation de Ned, un spectateur amené sur scène par Robitaille, pour jouer le rôle de chef «invité». Ce dernier, pieds nus, a admirablement livré la marchandise.

L’orchestre avait aussi invité le clarinettiste soliste Todd Cope pour interpréter le «Thème et variations pour clarinette et orchestre» de Rossini, ce qui lui a permis de démontrer l’étendue de son talent. Il a aussi servi «Oblivion», un classique d’Astor Piazzolla, normalement joué au bandonéon. Une oeuvre très émouvante.

La finale a enthousiasmé la foule, notamment lorsque l’OSM a interprété une version pour grand orchestre de «Tico Tico», une pièce de music hall centrale au répertoire d’Alys Robi, ainsi qu’un pot-pourri de thèmes de Star Wars et, en troisième rappel, une pièce emblématique de l’orchestre, qui a lancé son ascension parmi le top cinq des grands orchestres planétaires au début du règne du maestro Charles Dutoit, le «Bolero» de Ravel.

Les organisateurs de l’événement, l’équipe de la Maison de la culture Mercier, étaient ravis à l’issue du spectacle, l’événement culturel le plus imposant de la saison estivale et certainement de 2017, dans Mercier-Est.

La foule, estimée à 10 000 personnes par les organisateurs, a beaucoup apprécié le programme concocté par l’orchestre. (photo: Stéphane Desjardins)

Le chef assistant Adam Johnson a préparé un programme tournant principalement autour de musiques de films. (photo: Stéphane Desjardins)

Le public a appris que la conjointe du chef assistant Adam Johnson attendait un bébé le soir ou le lendemain du concert! Ce qui ne l’a pas déconcentré… (photo: Stéphane Desjardins)

Le comédien et animateur de la soirée, André Robitaille, ne s’est pas gêné pour cabotiner avec le chef assistant Adam Johnson. (photo: Stéphane Desjardins)

Moment fort de la soirée: l’OSM a invité Ned, un spectateur, pour diriger l’orchestre. Ce qu’il a fait avec brio! (photo: Stéphane Desjardins)

Il s’agit peut-être d’une première pour l’OSM: un chef invité qui a dirigé pieds nus. (photo: Stéphane Desjardins)

Le concert s’est terminé par le Bolero de Ravel, juste après le coucher du soleil. (photo: Stéphane Desjardins)

Programme de la soirée

R. Strauss, Ainsi parlait Zarathoustra, op. 30 : « Introduction »  (approx. 2 min)

J. Strauss, Le beau Danube bleu, op. 314 (approx. 10 min)

Beethoven, Symphonie no 7 en la majeur, op. 92  : 2e mouvement (approx. 8 min)

Verdi, La forza del destino : « Ouverture » (approx. 7 min)

Rossini, Thème et variations pour clarinette et orchestre (approx. 10 min) – Soliste : Todd Cope, clarinette

Piazzolla, Oblivion, arr. pour clarinette et orchestre (approx. 4 min) – Soliste : Todd Cope, clarinette

Johann Strauss (père), Marche de Radetsky (3 min)

Wagner, La chevauchée des Walkyries (approx. 4 min)

J. Horner, Titanic: « My Heart Will Go On » (approx. 4 min)

J. Williams, Star Wars: extrait (approx. 5 min)

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