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La mobilisation citoyenne dans l’arrondissement fait changer les règles

Politique
Quelques membres du comité ayant récolté 6600 signatures pour qu'une consultation publique soit menée sur la Cité de la logistique, accompagnés de Laurence Lavigne Lalonde (à gauche). (photo Anne-Marie Tremblay, archives Pamplemousse.ca)
Quelques membres du comité ayant récolté 6600 signatures pour qu’une consultation publique soit menée sur la Cité de la logistique, accompagnés de Laurence Lavigne Lalonde (à gauche). (photo Anne-Marie Tremblay, archives Pamplemousse.ca)

Les citoyens demandant une consultation via le droit d’initiative en arrondissement auront maintenant la possibilité de voir leur dossier étudié par l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM). Une modification importante au règlement qui a été possible grâce aux citoyens de l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve.

« C’est incroyable de voir le chemin parcouru avec les citoyens. Ils ont d’abord été les premiers à se prévaloir du droit d’initiative en arrondissement [en récoltant plus de 6600 signatures pour que soit étudié le dossier de la Cité de la logistique].  Mais cela leur a aussi permis d’en voir les lacunes et d’aller plus loin. Ils ont donc fait l’histoire deux fois », souligne la conseillère de Maisonneuve Longue-Pointe, Laurence Lavigne Lalonde. C’est d’ailleurs cette dernière qui avait déposé une motion, en juin dernier, enjoignant le conseil municipal de modifier ce règlement.

Le hic? Alors qu’ils avaient recueilli assez de signatures pour obtenir une consultation, ils ont vite réalisé que cette dernière aurait lieu en arrondissement, car il s’agissait d’un enjeu touchant cette juridiction. « Quand les gens se mobilisent autant autour d’un dossier, il faut leur proposer une consultation de la plus haute qualité qui leur permet d’avoir accès à toute l’information. Et la réglementation actuelle n’encadrait pas beaucoup le processus de consultation en arrondissement, notamment en matière d’obligation à rendre des documents publics », explique la conseillère de l’opposition.

Autrement dit, la qualité de l’exercice était laissée au bon vouloir de l’instance locale. En passant par l’OCPM, une référence en la matière, cela garantit un exercice répondant aux plus hauts standards.  « C’est un organisme neutre qui va rencontrer tous les acteurs du dossier, pour bien comprendre le projet et ses différents enjeux et présenter de la documentation éclairante aux citoyens. » Ils ont également plus d’influence quand vient le temps de demander aux différents intervenants de se présenter.

En modifiant son règlement, le 21 août dernier, la Ville de Montréal montre donc une certaine ouverture en ce sens. Maintenant, « il appartiendra donc au comité exécutif, sur demande du conseil d’arrondissement, de déterminer si les circonstances justifient que l’OCPM soit désigné somme l’instance responsable de la tenue de consultation publique exigée », indique le sommaire décisionnel.

Ainsi, la lutte menée par les citoyens pour faire valoir leur droit de parole sur le dossier de la Cité de la logistique aura permis d’améliorer cette réglementation, ajoute la conseillère. Un plus pour tous les Montréalais, selon elle. « Je suis contente que cela ait pu faire évoluer la charte pour offrir plus de possibilité aux citoyens de s’exprimer, car il n’y aura pas trop des occasions pour eux de faire entendre leurs voix à la Ville de Montréal. »

Pour ce qui est du dossier de la Cité de la logistique, il sera examiné par l’OCPM, suite à la demande du maire Réal Ménard au comité exécutif. Un mandat a d’ailleurs été confié à l’organisme à la fin du mois d’août (voir autre texte).

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