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En environnement et en urbanisme… L’administration Coderre-Ménard n’obtient pas la note de passage

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M. Réal Ménard, maire de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve et Liane, Morin, chargée de projet à l'Institut du Nouveau Monde lors du presse annonçant les modalités de la consultation publique sur la future Cité de la logistique, qui a eu lieu le 28 janvier. (photo : Mélanie Dusseault)
M. Réal Ménard, maire de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve et Liane, Morin, chargée de projet à l’Institut du Nouveau Monde lors du presse annonçant les modalités de la consultation publique sur la future Cité de la logistique, qui a eu lieu le 28 janvier. (photo : Mélanie Dusseault)

Malgré certaines avancées intéressantes, comme les pistes cyclables et la plantation d’arbres, le Collectif en environnement Mercier-Est (CEM-E) juge décevante la performance de l’administration Coderre-Ménard au cours des quatre dernières années.

Le CEM-E reconnaît les efforts du maire Ménard pour trouver des solutions aux problèmes individuels de ses commettants. C’est dans le processus de consultation des citoyens que l’administration actuelle ne se démarque pas. Le CEM-E réaffirme l’importance de consulter les citoyens dès l’étape de conception des projets. Trop souvent, ces derniers sont présentés pour information. Il devient très difficile pour les citoyens de proposer des modifications structurantes, et non uniquement cosmétiques.

L’appui inconditionnel au projet de la Cité de la logistique vient considérablement plomber le bilan de l’administration sortante. Ce projet est largement contesté par les citoyens à cause des nuisances prévisibles, de l’insuffisance et de la piètre qualité des informations disponibles, Le CEM-E reproche particulièrement l’attitude de l’administration Ménard dans ce dossier. « Ce n’est qu’à la suite de pressions intenses des citoyens, dont la pétition de 6600 noms, que les consultations de janvier et juin dernier ont été tenues et que celle de l’OPCM a été annoncée. De plus, avec le projet de loi 85 du gouvernement du Québec sur les pôles logistiques lui permettant d’outrepasser les pouvoirs municipaux en urbanisme, on ne peut même plus compter sur la Ville ou l’arrondissement pour défendre les citoyens. Le silence de nos maires à ce sujet est consternant. » souligne le président de l’organisme M. Raymond Moquin.

Le CEM-E appuie l’effort important de l’administration actuelle dans la plantation d’arbres depuis l’automne 2015. Toutefois, une planification adéquate aurait fait commencer cet effort bien avant. On a malheureusement attendu que la dévastation par l’agrile soit massive, alors que ce désastre était prévu depuis longtemps en l’absence d’une vaccination systématique de tous les frênes. Contre la maladie hollandaise de l’orme, rien n’est fait, sinon de laisser mourir les arbres et de les couper alors qu’on pourrait les traiter et en sauvegarder un bon nombre. Le CEM-E s’interroge également sur certaines pratiques comme la plantation d’arbres en plein hiver.

Le réseau cyclable de Mercier-Est est actuellement déficient. Le CEM-E se réjouit des discussions fructueuses tenues avec l’administration municipale laissant entrevoir un rattrapage au cours des prochaines années. L’entretien des pistes cyclables est toutefois insatisfaisant. « Des plaintes doivent être enregistrées à répétition au 311 pour corriger des situations dangereuses. Par ailleurs, on continue à développer le réseau routier sans penser aux pistes cyclables. Cela a été flagrant lors des travaux de réaménagement de l’autoroute 25 » indique M. Jean Lapointe, administrateur du CEM-E. Le CEM-E souligne néanmoins les efforts de la mairie afin de trouver une solution acceptable pour les cyclistes, même s’il aura fallu l’union et la persistance des démarches du CEM-E et de citoyens pour y parvenir.

Un manque de planification et de coordination dans certains travaux publics entraîne des inconvénients majeurs pour les résidants et usagers. Il était inévitable qu’obstruer simultanément les axes qui traversent l’autoroute A-25, soit les rues Sherbrooke, Hochelaga, Souligny et Notre-Dame, créerait des congestions monstres. Le CEM-E s’interroge également sur les problèmes qui ont entraîné la prolongation inacceptable de plusieurs chantiers dont ceux du parc de la Promenade-Bellerive et de la rue Notre-Dame.

Le problème de l’intensification du camionnage sur la rue Notre-Dame demeure criant et risque de s’amplifier avec la Cité de la logistique. Au crédit de la présente administration, des règlements pour l’interdiction du camionnage de transit de nuit sur les rues Notre-Dame et Sherbrooke ont été adoptés. Mais encore faut-il les faire respecter. Malheureusement – est-ce par complaisance ? – il y a un grand nombre d’infractions, faute de surveillance policière.

Au début du présent mandat, le maire Coderre a transféré la construction du centre de compostage de l’arrondissement Saint-Michel à l’arrondissement Rivière-des-Prairies – Pointe-aux-Trembles. Trois des cinq usines de traitement des matières résiduelles seront donc localisées dans l’est de l’île de Montréal, en contradiction du principe d’équité territoriale pourtant défendu antérieurement par M. Ménard. En joignant l’équipe Coderre, M. Ménard cautionne cette inéquité.

« En dépit de certains gestes positifs, plusieurs décisions importantes de l’administration Coderre-Ménard constituent dans les faits des reculs pour Mercier-Est et l’est de l’île en général. Pour cette raison, elle n’obtient pas la note de passage sur les questions d’urbanisme et d’environnement» conclut M. Raymond Moquin.

Source : Collectif en environnement Mercier-Est

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