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Franc succès pour la plus grande corvée de nerprun au parc Thomas-Chapais

Environnement
Plus de 70 personnes, dont des bénévoles de la compagnie Domtar et des étudiants du Student Conservation Association de New York ont participé à une corvée d'éradication du nerprun, le 23 septembre dernier, au parc Thomas-Chapais. (photo : courtoisie YQQ)
Plus de 70 personnes, dont des bénévoles de la compagnie Domtar et des étudiants du Student Conservation Association de New York ont participé à une corvée d’éradication du nerprun, le 23 septembre dernier, au parc Thomas-Chapais. (photo : courtoisie YQQ)

Plus de 70 personnes, dont des bénévoles de la compagnie Domtar et des étudiants du Student Conservation Association de New York ont participé à une corvée d’éradication du nerprun, le 23 septembre dernier, au parc Thomas-Chapais.

Au mois d’août dernier, le Student Conservation Association (SCA) de New York a contacté l’organisme Y’a QuelQu’un l’aut’bord du mur (YQQ), raconte Roxanne Mailhot. « Étant partenaire avec Domtar, qui effectue des événements bénévoles en lien avec l’environnement, elle était à la recherche d’un événement pour leurs employés. Nous leur avons proposé une corvée de contrôle du nerprun dans le cadre du projet de protection, de restauration, de mise en valeur et d’éducation au parc Thomas-Chapais », explique celle qui travaille dans cet organisme comme chargée de projet en biodiversité.

Ils ont été plus d’une soixante à répondre à l’invitation et à se joindre à YQQ ainsi qu’au comité de citoyens du parc, pour livrer combat au nerprun. Cette plante exotique, introduite comme arbuste ornemental, nuit grandement à la biodiversité, car elle se propage rapidement au détriment des espèces présentes, précise la chargée de projet. « La production de feuilles hâtives au printemps et la grande densité d’individus coupent l’accès à la lumière de toute la végétation environnante, entraînant la disparition des espèces florales et l’appauvrissement de la richesse écologique. » Ce qui a également un effet direct sur la faune qu’abrite cet espace vert, situé au coin des rues des Ormeaux et de Grosbois.

D’où l’importance d’empêcher sa prolifération au parc Thomas Chapais, dont le boisé est considéré comme un joyau de la biodiversité. « Nous avons profité du grand nombre de participants pour limiter la dispersion du nerprun à travers le parc, ajoute Roxanne Mailhot. Nous nous sommes concentrés à arracher les petites pousses qui se retrouvent à l’intérieur de la boucle du sentier principal, ainsi que leurs racines. » Cette importante corvée aura donc permis de créer 53 monticules de branches, racines et pousses.

Une manche remportée dans ce combat contre cet adversaire coriace. « Le problème, c’est que les arbres femelles peuvent contenir jusqu’à 1000 fruits et chaque fruit, quatre semences », explique Michel Ferrara, bénévole impliqué depuis les tous débuts dans cette lutte pour la préservation du parc. Ce sont les oiseaux qui, par leurs fientes, dispersent ensuite ces graines dans la nature. « Et c’est difficile d’en venir à bout, parce qu’elles peuvent rester en dormance dans le sol entre un et cinq ans », ajoute-t-il.

C’est pourquoi le comité de citoyens du parc a organisé pas moins de six corvées d’éradication du nerprun depuis la découverte de sa présence, en 2015. Des efforts constants qui ont permis de s’attaquer à quelque 2000 arbustes jusqu’à maintenant, estime Michel Ferrara. Toutefois, il ne faut pas relâcher les efforts, estime le bénévole. D’ailleurs, il invite les citoyens intéressés à se joindre à la prochaine qui se déroulera le 11 novembre prochain. Des activités financées par la Fondation Hydro-Québec pour l’environnement. Dans le cadre du même projet, des panneaux d’interprétation ont été installés le lundi 25 septembre et une plantation d’une cinquantaine d’arbres et d’arbustes aura lieu le samedi 14 octobre à 13 h.

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