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La circulation autour du métro Honoré-Beaugrand dérange

Politique
Le dernier conseil d'arrondissement avant les élections s'est tenu le 3 octobre dernier. (photo : Anne-Marie Tremblay)
Le dernier conseil d’arrondissement avant les élections s’est tenu le 3 octobre dernier. (photo : Anne-Marie Tremblay)

Circulation et consultations publiques ont été parmi les sujets à l’horaire de la dernière séance du conseil d’arrondissement avant les élections, qui s’est déroulée le 3 octobre dernier. Des enjeux qui touchent Mercier-Est.

Plusieurs citoyens du quartier ont soulevé des enjeux touchant la circulation, notamment aux abords de la station de métro Honoré-Beaugrand. Un résidant a questionné l’arrondissement au sujet des passages piétonniers, plus précisément celui au nord de Sherbrooke, où la circulation est dense et la sécurité laisse à désirer. « Est-ce qu’il y a quelque chose de prévu pour augmenter la visibilité de ce passage piétonnier ? », a-t-il demandé.

Car, selon lui, les automobiles se stationnent là où c’est interdit, ce qui fait qu’il est difficile pour les piétons de se faire voir des véhicules. L’inverse est aussi vrai. Sans compter que plusieurs autos effectuent des virages en U dans ce secteur, ajoute-t-il entre autres.

Des enjeux dont l’arrondissement est au courant, mais qui sont difficiles à régler tant que le chantier de réfection du métro, qui se déroulera jusqu’en décembre 2017, ne sera pas terminé. « Cette traverse a toujours été relativement problématique et on veut mettre en place des mesures qui vont permettre de la sécuriser. À la fin des travaux, nous allons analyser la situation et voir quels moyens nous prendrons pour y arriver », a-t-il expliqué.

Les résidants de la rue Gustave-Bleau, petite artère au sud de Sherbrooke, entre les rues Liébert et Lepailleur, ont aussi déposé une pétition à l’arrondissement. Selon les signataires, l’intersection Liébert est particulièrement dangereuse, puisque plusieurs véhicules y tournent, sans même ralentir. « La rue est tellement grande que les autos s’y engagent à deux voies de large, sans même décélérer. Et l’hiver, il n’est pas rare qu’ils dérapent et montent sur le trottoir », a illustré l’une des résidentes de ce secteur. Un coin problématique, d’autant qu’on y compte plusieurs familles.

« Nous réclamons donc des mesures d’apaisement à l’intersection des rues Liébert et Gustave-Bleau, ainsi qu’un rétrécissement de la voie », a-t-elle ajouté. Le maire de l’arrondissement, Réal Ménard, s’est montré ouvert à la discussion. « C’est la première fois que je suis saisi de ce problème, mais il n’y a pas de raisons de ne pas trouver de solutions. On va prendre le temps de se rencontrer pour ensuite déployer les meilleurs moyens de sécuriser la circulation, et ce, le plus rapidement possible », a-t-il promis.

Consultations publiques

Une citoyenne a aussi questionné le maire Ménard sur ses intentions de se conformer ou non aux recommandations de l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) au sujet de la future cité de la logistique, ce projet de développement industriel qui s’implantera en plein cœur de l’arrondissement. « Dans le dossier de Pierrefonds, qui vient tout juste de passer par une consultation publique, le maire Denis Coderre a décidé de faire fi des recommandations des commissaires et de poursuivre avec le lotissement », s’est-elle inquiétée.

En effet, ce projet, un développement immobilier de 5500 logements dans Pierrefonds-Roxboro suscite la grogne, puisqu’il s’érigera sur le plus grand espace vert encore disponible sur l’île de Montréal. Un dossier qui montre un « problème majeur d’accessibilité sociale », conclut l’OCPM. Malgré la contestation, le maire de Montréal, Denis Coderre a annoncé qu’il irait de l’avant avec ce projet.

Est-ce que la situation sera la même avec la future cité de la logistique, qui devrait faire l’objet d’une consultation publique sous peu, a-t-elle demandé.  D’abord, le maire Ménard a tenu à mentionner que les recommandations de l’OCPM avaient été respectées dans Pierrefonds-Roxboro. « L’OCPM a recommandé de poursuivre le dialogue avec un certain nombre de parties prenantes, ce à quoi le maire de Montréal a dit oui. Deuxièmement, les commissaires ont indiqué qu’il manquait des données pour évaluer la pertinence de conserver 180 hectares de terrain et nous allons les diffuser », a-t-il ajouté.

Dans le dossier de la Cité de la logistique, le maire Ménard a souligné qu’il était trop tôt pour s’avancer sur la question. « Je ne prendrai pas d’engagements avant de prendre connaissance de la nature du rapport.  (…) Ce serait un manque de rigueur de le faire avant même de savoir de quoi on parle. »

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