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C’est Noël à la Maison de la culture Mercier

Culture
Dominick Trudeau présente l'exposition Les crèches de mon père à la Maison de la culture Mercier. (photo : Anne-Marie Tremblay)
Dominick Trudeau présente l’exposition Les crèches de mon père à la Maison de la culture Mercier. (photo : Anne-Marie Tremblay)

L’ambiance était à la fête lors du vernissage de l’exposition Les crèches de mon père, où le metteur en scène Dominick Trudeau présente une impressionnante collection de plus de 400 crèches provenant d’une cinquantaine de pays. Une passion transmise de père en fils qui fait le bonheur des petits et des grands.

Autour du grand piano, des chanteurs s’étaient réunis pour entonner quelques cantiques de Noël. Des recueils de La bonne chanson, ce livre ancien recueillant des chants puisés directement du patrimoine, trônait sur l’instrument. Et surtout, enfants et adultes avaient des lueurs dans les yeux en découvrant les centaines de crèches, en plus des photos, des cartes et du sapin qui décoraient la salle d’exposition.

(photo : Anne-Marie Tremblay)

(photo : Anne-Marie Tremblay)

C’est donc avec un avant-goût de Noël qu’a été lancée cette exposition dédiée à la nativité, le 9 novembre dernier.  « Les crèches de Noël ramènent plein de souvenirs au gens et ont un petit côté nostalgique », explique Dominick Trudeau, qui a hérité de la collection de son père en 2002. C’est d’ailleurs pour lui rendre hommage qu’il a décidé de poursuivre dans ce sens. « Quand j’étais petit, mon père exposait ses crèches dès le début du mois de novembre. Je dirais qu’il en avait environ 200 provenant d’une douzaine de pays. Plusieurs provenaient de sa soeur, ma tante. Comme elle était religieuse et missionnaire, elle lui en rapporté plusieurs qui provenaient de l’Amérique du Sud. »

Au fil du temps, il a élargi sa collection en ajoutant des pièces conçues lui-même, d’autres ramenées de différents pays. « Même si c’est un symbole religieux, l’exposition ne l’est pas. Ce n’est pas ce qui m’intéresse. J’aime comprendre l’histoire, voir pourquoi on choisit une représentation plutôt qu’une autre. Et je m’amuse aussi à trouver des crèches flyées. Par exemple, j’en ai une qui provient du Guatemala avec des personnages vaudous. Et les trois rois mages apportent la mort comme cadeau. » De la petite crèche modestement fabriquée à partir de bobines de fils par son père à celle qu’il a conçu cet été avec des éléments ramassés sur une place des îles de la Madeleine, les personnages, animaux et abris prennent diverses formes.« J’ai même une crèche hipster », s’exclame-t-il.

Les visiteurs attentifs pourront également dénicher quelques personnages plus irrévérencieux, comme des Cataners, ces petits bonshommes catalans présentés en train de… déféquer. Un élément que les Catalans avaient l’habitude de camoufler, ou pas, dans le décor de la nativité. « Pour eux, c’est le symbole d’une année fertile. J’en ai quelques-uns, dont un qui représente Barack Obama et un autre de la reine d’Angleterre », explique Dominick Trudeau.

(photo : Anne-Marie Tremblay)

(photo : Anne-Marie Tremblay)

Le metteur en scène a aussi publié un livre présentant sa collection, qui compte maintenant plus de 600 représentations différentes de la nativité. « Pour cet ouvrage, j’ai aussi demandé à certains artistes de créer leur propre œuvres. Par exemple, la chroniqueuse Guylaine Guay a eu pour mission de composer une crèche seulement avec éléments achetés au magasin à un dollar. Les comédiens Elliot et Rebecca Miville-Deschênes ont quant eux créé un décor sur une plage. » Des compositions qui font maintenant partie de l’exposition.

Les crèches de mon père sera présentée jusqu’au 7 janvier. Une première pour la Maison de la culture Mercier, qui ouvrira ses portes entre Noël et le Jour de l’an cette année. « Nous espérons que les gens viendront profiter de l’exposition pendant leurs vacances », souhaite Julie Gauthier, agente culturelle. De même, trois activités de fabrication de crèche de Noël seront à l’horaire d’ici là pour les enfants de 5 à 12 ans. Au menu: une visite animée et une activité créatrice.  « Nous allons vraiment créer un décor avec des éléments qui se trouvent dans la forêt, comme des tronçons ou des cocottes », précise l’animatrice Andrée-Anne Goulet. Des ateliers gratuits et ouverts à tous.

À partir du 2 décembre, d’autres oeuvres viendront compléter le tout. Au cours des dernières semaines, les élèves de l’école Notre-Dame-des-Victoires se sont aussi inspirés de l’exposition de Dominick Trudeau et présenteront, en complément, leur propre vision de la nativité, avec Crèches en toute neutralité. L’exposition présente des œuvres créées par les élèves de 3e et 4e années qui revisitent ce symbole à travers diverses traditions. « Cette réalisation vise à promouvoir l’ouverture à la différence par la compréhension des diversités culturelles et des valeurs qui y sont associées rendant notre quotidien des plus enrichissants et animé par ces changements ethnographiques », précise la description.

En bref
Les crèches de mon père
// gratuit
Exposition présentée jusqu’au 7 janvier
À la maison de la culture Mercier
8105, rue Hochelaga

Visites années et ateliers de création de crèches originales
Entrée libre, pour tous
-Dimanche 3 décembre à 15h
-Jeudi 28 décembre à 14h
-Samedi 30 décembre à 14h

 

 

 

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