Publicité

Les citoyens contestent le projet de cour de voirie

Immobilier, Politique
Près de 200 personnes ont signé un registre référendaire sur le projet immobilier prévu sur les terrains de l'ancienne cour de voirie, au coin des rues Hochelaga et Honoré-Beaugrand. (photo: courtoisie)
Près de 200 personnes ont signé un registre référendaire sur le projet immobilier prévu sur les terrains de l’ancienne cour de voirie, au coin des rues Hochelaga et Honoré-Beaugrand. (photo: courtoisie, archives Pamplemousse.ca)

Près de 200 personnes ont signé le registre ouvert par l’arrondissement, le 7 novembre dernier, pour demander un référendum sur le projet de développement immobilier de 325 unités, comprenant un espace commercial, devant être érigé sur les anciens terrains de la cour de voirie, au coin de rues Hochelaga et Honoré-Beaugrand.

Sur les 1139 citoyens habilités à voter, 196 d’entre eux ont apposé leur signature au registre durant la journée du 7 novembre, alors que 28 noms ont été rejetés, indique le greffe de l’arrondissement. Ce nombre dépasse le seuil des 125 signatures requises pour la tenue d’un référendum sur ce projet. Malgré ce résultat, le référendum n’est pas la seule issue possible.

En effet, « (…) lorsqu’il y a le nombre de signatures requises lors de la tenue d’un registre, il y a l’option d’aller en référendum. Cette décision doit toutefois être prise par les élus, et c’est pourquoi nous vous reviendrons avec la suite des choses après l’assermentation de ces derniers », précise le service des communications de l’arrondissement. Une étape qui sera franchie le 16 novembre prochain.

Même son de cloche du côté de Laurence Lavigne Lalonde, conseillère de Maisonneuve-Longue-Pointe, le district où s’implantera cet ensemble résidentiel. « J’ai cru comprendre, en discutant avec le greffier, que nous n’avions pas l’obligation d’aller en référendum. Je pensais que c’était un automatisme. Il y a donc des éléments qui ne sont pas clairs au niveau de la loi et que je dois clarifier avant que nous puissions prendre une décision sur ce qu’on va faire », indique-t-elle. Un sujet qui sera discuté la semaine prochaine entre les élus de Projet Montréal, dont le nouveau maire de l’arrondissement, Pierre Lessard-Blais.

Stationnement et hauteur

Les citoyens mobilisés contre ce projet immobilier qui doit être implanté entre les rues Hochelaga et Souligny, à l’est d’Honoré-Beaugrand, s’inquiètent du fait que les bâtiments pourront atteindre six étages de hauteur. De plus, ils estiment que le nombre de stationnements prévu n’est pas adéquat pour desservir les 325 unités prévues et le supermarché de près de 4000 mètres carrés, peut-on lire dans une lettre partagée aux résidants voisins de ce projet. Il craignent donc que les usagers se stationnent dans les rues avoisinantes et que cela augmente la circulation déjà intense dans ce secteur.

Laurence Lavigne Lalonde estime qu’il y a peut-être eu un manque de communication de la part de l’administration sortante sur ce dossier, ce qui a nourri les craintes des citoyens. « C’est un projet qui fait plutôt l’unanimité et qui était déjà sur la table quand j’ai été élue en 2013. Il a aussi fait fait l’objet de plusieurs consultations au fil du temps. » Toutefois, la dernière consultation qui a eu lieu en juin dernier, avait été peu diffusée et seul une poignée de citoyens y avaient assisté. « Il y a très peu d’informations qui ont circulé à ce sujet. Moi-même, je n’avais pas été invitée », rappelle Laurence Lavigne Lalonde.

Rien pour rassurer les citoyens, qui ne connaissent pas nécessairement les détails du projet actuel, ajoute-t-elle. « Je pense que les gens craignent le fait que les bâtiments soient de six étages de haut, mais dans les faits, les bâtiments les plus élevés seront placés en retrait de la rue. »  Elle indique aussi qu’il est encore possible de modifier l’architecture et la volumétrie des bâtiments pour diminuer l’effet tour à condos que certains craignent.

Mais une chose est sûre: l’élue veut mieux comprendre ce qui dérange les citoyens et s’assurer de trouver les moyens de diminuer les impacts négatifs soulevés. « Est-ce qu’on refait une consultation avant d’aller en référendum? Tout cela n’est pas clair, car je ne connais pas toutes les options  », indique-t-elle.

Erratum: Une erreur s’était glissée dans notre texte. Il aurait fallu lire que le supermarché compterait près de 4000 mètres carrés et non 4000 pieds carrés. Nos excuses. 

 

 

 

Vos commentaires
loading...