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Un plan solide pour favoriser l’intégration et lutter contre la discrimination

Vie de quartier
Trois plans d’action sont au menu: sensibilisation sur la discrimination à l’embauche, intégration et francisation, et lutte contre l’analphabétisme. (Photo: Femmes et réalité)

Avec le dépôt, jeudi dernier, du  projet de loi 998, Loi visant principalement à faciliter l’accès au marché du travail aux personnes qui font partie d’une minorité visible en raison de leur origine ethnique ou de la couleur de leur peau et à lutter contre la discrimination et le racisme, le Parti Québécois, par la voix de notre collègue Carole Poirier, la députée d’Hochelaga-Maisonneuve, réclame des mesures concrètes pour une meilleure intégration des nouveaux arrivants, mais également pour faire reculer la discrimination et le racisme.

Ce projet de loi reprend l’ensemble des 20 mesures que nous avions présentées à cet effet en février 2017. Ce projet de loi propose trois plans d’action à mettre en place immédiatement : sensibilisation sur la discrimination à l’embauche, intégration et francisation, et lutte contre l’analphabétisme.

« Les libéraux sont au pouvoir depuis 15 ans. À plusieurs reprises, nous leur avons demandé d’agir pour la réussite de la diversité. Plusieurs consultations sur la discrimination à l’embauche et le racisme ont été tenues, mais aucune action concrète n’en a découlé. Lorsque nous avons présenté une première fois nos mesures, le gouvernement nous a offert une fin de non-recevoir, s’entêtant à tenir sa consultation sur la discrimination systémique et le racisme. Pourtant, le gouvernement libéral pourrait dès maintenant envoyer un signal clair pour favoriser l’intégration des nouveaux arrivants, reconnaître leurs acquis et compétences, lutter contre la discrimination à l’emploi et dans le logement, et soutenir la francisation de toutes les Québécoises et de tous les Québécois », a soutenu notre collègue Carole Poirier lors de la présentation du projet de loi.

Plusieurs autres mesures concrètes contenues dans ce projet de loi visent à favoriser une meilleure intégration à l’emploi, notamment :

  • Lancer un projet-pilote de curriculum vitæ anonymes;
  • Interdire l’exigence d’une première expérience de travail canadienne;
  • Élargir l’obligation d’adopter un programme d’accès à l’égalité à l’emploi à tout organisme public;
  • Délivrer une évaluation comparative de scolarité hors Canada en même temps que l’octroi du Certificat de sélection du Québec;
  • Uniformiser l’équivalence des acquis des personnes ayant étudié hors Québec;
  • Faire en sorte que les conseils d’administration des sociétés d’État soient constitués d’au moins 1/6 de membres issus de la diversité culturelle québécoise.

Sur le plan vital de la francisation, le projet de loi comprend d’importantes mesures, notamment celle d’exiger une connaissance intermédiaire du français pour tout nouvel immigrant économique, de même que pour sa conjointe ou son conjoint.

Nous souhaitons également, depuis très longtemps, modifier la Charte de la langue française de façon à ce que la loi 101 s’applique aux entreprises de 25 à 50 employés ainsi qu’aux entreprises et aux organismes à charte fédérale. Il faut également mettre fin à la pratique de nombreux employeurs réclamant la connaissance de l’anglais pour des tâches où cela n’est pas indiqué.

La Charte de la langue française est encore aujourd’hui le plus important symbole de notre affirmation et il est impératif pour nous  de projeter vers l’avenir la même détermination en matière d’affirmation et de promotion du français.

Comme nous le répétons très souvent, sur toutes les tribunes,  chaque histoire d’immigration doit être une réussite. Le gouvernement de Philippe Couillard a l’occasion, en appelant notre projet de loi, de démontrer son engagement pour le succès de toutes les Québécoises et de tous  les Québécois d’adoption.

Les opinions émises dans les blogues sont celles de leurs auteurs et non celles de Pamplemousse.ca.
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