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Le Sésame agrandira sa fruiterie

Économie, Vie de quartier
La fruiterie du Sésame. (photo: Marie-Eve Cloutier)
La fruiterie du Sésame. (photo: Marie-Eve Cloutier)

D’ici l’été 2018, le Sésame prévoit agrandir sa fruiterie de quartier. De l’espace supplémentaire qui permettra d’ajouter de la variété sur ses tablettes et d’augmenter l’offre de denrées non périssables disponibles.

Cet agrandissement permettra d’ajouter de la variété au menu et d’augmenter les ventes, espère-t-on. En effet, après presque deux ans d’existence, la fruiterie du Sésame affiche un taux de fréquentation trois fois supérieur à ce qui était prévu, montrent les données de l’organisme. Ainsi, « maximiser l’espace en agrandissant permettra une hausse de l’offre alimentaire en fruits et légumes et pourra du même coup augmenter considérablement l’offre des produits alimentaires non périssables. Du coup, nous prévoyons une hausse des ventes, donc des revenus autonomes qui assurent la pérennité de la fruiterie et du Café Sésame », indique le document de présentation du projet.

Pour augmenter sa superficie, le Sésame prévoit réaménager ses bureaux administratifs. En plus de se doter de nouvel équipement, l’entreprise d’économie sociale devra aussi procéder à des travaux permettant d’ouvrir l’espace entre la fruiterie et les bureaux. Un chantier délicat, puisqu’il s’agit d’un mur porteur. Pour l’instant, ce projet a reçu 20 000 $ de la part du fonds Agir ensemble 2017-2018 du programme de Revitalisation urbaine intégrée (RUI) Mercier-Est. Pour se qualifier, le projet devait permettre de « Favoriser l’accès physique et économique à une alimentation saine », explique Geneviève Dufresne, agente de développement.

Le directeur général de l’organisme, Stéphane Tremblay, recherche d’autres bailleurs de fonds qui pourraient l’aider à compléter ce montage financier. Toutefois, peu importe l’issue, le projet devrait être terminé ce printemps ou cet été au plus tard.

Une facture réduite, des profits réinjectés

Un pas de plus pour que le Sésame, organisme mis sur pied en 2001, puisse poursuivre sa mission : celle d’offrir des aliments à moindre coût et des services d’éducation alimentaire à la population de Mercier-Est. « Le fait de rendre disponibles des denrées non périssables de base permettra à nos clients de compléter leurs achats de fruits et de légumes avec plusieurs items comme du riz, des pâtes, des conserves, etc. », explique Stéphane Tremblay.

Tout comme les fruits et légumes, vendus entre 10 % et 40 % moins chers qu’en épicerie, ces aliments seront également disponible pour une fraction du prix. « Les provisions qui garnissent nos tablettes ne sont pas de deuxième catégorie, au contraire. En effet, nous avons négocié plusieurs ententes avec des fournisseurs et des maraîchers qui nous permettent de nous approvisionner à des prix vraiment compétitifs. Ces entreprises adhèrent à notre mission et c’est leur façon d’y contribuer. »

Ainsi, il n’est pas rare de dénicher des pâtes à 1 $ provenant directement d’Italie, des pestos à rabais ou du pain croûté pour aussi peu que 1,50 $, détaille-t-il. L’agrandissement permettra d’offrir encore plus. « Il arrive même que nous recevions des dons d’aliments. Par exemple, j’ai eu la semaine dernière des caisses entières d’aubergines que j’ai revendues 0,50 $ chacune. Ou des salades que je remettais gratuitement aux clients. »

Un bon coup de pouce pour l’entreprise d’économie sociale, dont tous les profits sont réinvestis dans le volet social du Sésame, rappelle Stéphane Tremblay. « C’est important de mentionner que, peu importe sa situation, acheter à la fruiterie permet de financer les autres programmes de l’organisme, comme les cuisines collectives, les ateliers, etc. Il ne faut donc pas se gêner pour en profiter, car c’est un geste qui compte. »

Rappelons que, depuis avril dernier, la fruiterie ainsi que le café Sésame sont ouverts le samedi. Une autre façon pour le Sésame d’ouvrir sa porte à toute la population.

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