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Une vigie pour dénoncer la violence faite aux femmes

Politique
(photo : Pexels.com)
(photo : Pexels.com)

Une vigie s’organise dans Mercier-Est pour dénoncer la violence faite aux femmes sous toutes ses formes et se tiendra, le 6 décembre prochain, sur les lieux du drame qui aura coûté la vie à deux résidantes du quartier cette fin de semaine.

Lorsqu’elle a appris le meurtre de deux femmes dans Mercier-Est, âgées respectivement de 55 et 75 ans, la coordonnatrice du Centre Info-Femmes, Anik Paradis, ne pouvait pas rester les bras croisés. Elle a donc décidé d’organiser une vigie aux chandelles pour honorer leur mémoire. « L’objectif, c’est de faire prendre conscience aux gens que toutes les formes de violence faite aux femmes sont encore bien présentes, même si parfois on peut avoir l’impression que c’est en train de disparaître. Mais ce n’est pas le cas. »

La coordonnatrice a donc choisi la date symbolique du 6 décembre pour tenir ce rassemblement, qui se déroulera devant la coopérative d’habitation ayant été le théâtre de drame. Une façon de rappeler que, si les événements de Polytechnique remontent à 1989, le problème n’est pas réglé en 2017. Et se retrouve souvent plus près de nous qu’on ne le pense.

Le suspect, un homme de 35 ans, aurait poignardé sa mère et sa grand-mère dans la nuit de samedi à dimanche, selon les informations rapportées par La Presse. Un drame qui braque les projecteurs sur un type de violence encore tabou, ajoute Anik Paradis. Mais qui, malheureusement, se constate de plus en plus sur le terrain, constate-t-elle. « On remarque que de plus en plus de femmes vivent avec la violence de la part de leur enfant, qu’il soit adulte ou adolescent. Mais elles ont souvent peur d’appeler la police, peur du jugement des autres, ont honte et se sentent coupables », explique-t-elle.

En effet, difficile de dénoncer son propre enfant, au risque de l’envoyer en prison ou directement à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ). D’autant qu’il s’agit d’une forme d’abus encore peu connu, à démystifier, ajoute la coordonnatrice. « Mais, ce n’est pas parce qu’on n’en parle pas que cela n’existe pas », plaide-t-elle.

Pour dénoncer toute forme de violence envers les femmes, Anik Paradis invite donc tous les citoyens et toutes les citoyennes du quartier, les organismes communautaires et les élus à se joindre au Centre Info-Femme pour une vigie aux chandelles à la mémoire des deux victimes. Ceux et celles qui le désirent pourront porter le ruban blanc, symbole pour dénoncer la violence faite aux femmes et allumer un lampion devant les lieux du drame, face au 9285, rue Souligny. Le tout se déroulera de 17 h 30 à 18 h 15.

Rappelons que, si le Centre Info-Femmes n’est pas un organisme dédié aux femmes victimes de violence, il offre un service d’écoute et de références aux résidantes du quartier. Ainsi, si une femme est aux prises avec ce problème, l’organisme peut lui donner un coup de pouce en l’aiguillant vers les ressources appropriées. De plus, le Centre Info-Femmes se veut un lieu de rencontre, d’échanges et d’ateliers pour toutes les citoyennes, peu importe leur âge ou leur situation.

En bref

Vigie aux chandelles à la mémoire de Diane Champagne et Paulette Robidoux
Le mercredi 6 décembre de 17 h 30 à 18 h 15
Face au 9285, avenue Souligny (coin Aubry)
Organisé par le Centre Info-Femmes

 

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