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Dernière heure : l’arrondissement fait volte-face dans le dossier du pôle logistique

Économie, Politique
Quelque 200 personnes s'étaient réunis le 28 janvier, pour la consultation organisée par l'arrondissement sur la Cité de la logistique. Jugeant l'exercice insuffisant, plusieurs y ont réclamé une consultation plus en profondeur. (photo : Anne-Marie Tremblay)
Quelque 200 personnes s’étaient réunis le 28 janvier, pour la consultation organisée par l’arrondissement sur la Cité de la logistique. Jugeant l’exercice insuffisant, plusieurs y ont réclamé une consultation plus en profondeur. (photo : Anne-Marie Tremblay)

Le maire de l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve fait volte-face et annonce que le développement de la future cité de la logistique sera soumis à une consultation publique menée par l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM).

C’est du moins ce qu’affirme un communiqué diffusé le 14 février dernier, en fin de journée. Le maire Ménard y indique qu’après une consultation avec le maire de Montréal, Denis Coderre, et « d’un commun accord avec lui, le comité exécutif de la Ville de Montréal donnera un mandat à l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) pour qu’il organise une consultation publique qui permettra aux Montréalaises et aux Montréalais de se prononcer sur les façons d’atteindre les objectifs de développement de la future Cité de la logistique […]. »

Ce mandat sera toutefois confié à l’OCPM après l’adoption du règlement sur les Plans d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA) de la future Cité de la logistique, qui a fait l’objet d’un avis de motion lors du conseil d’arrondissement du 7 février dernier, précise aussi le document. « […] une fois que le processus réglementaire du PIIA sera complété par l’arrondissement, l’Administration Coderre s’engage à ce que le comité exécutif accorde une proposition de mandat à l’Office de consultation publique de Montréal », ajoute le maire.

« À la lumière des besoins et des préoccupations exprimés dans l’ensemble de notre démarche de consultation, cette troisième consultation publique devra mener à une planification d’ensemble du territoire desservi par la future Cité de la logistique, et ce, en misant sur la culture des entreprises qui souhaitent avoir de bonnes relations avec leur voisinage », poursuit-il.

Le PIIA de la future Cité de la logistique vise à établir les règles qui encadreront son développement, surtout en ce qui a trait à l’adoption de mesures de mitigation qui réduisent le plus possible les nuisances potentielles pour le voisinage, selon le communiqué. Ce cadre réglementaire fera l’objet d’une autre consultation, le 23 mars prochain, et devrait être adopté en avril.

« Nous prenons cette décision maintenant puisque grâce à une première consultation publique sur la future Cité de la logistique menée par l’Institut du Nouveau Monde (INM), le 28 janvier dernier, où nous avons pu consulter plus de 180 participants et représentants de tous les horizons en plus de recevoir plus d’une vingtaine de mémoires provenant de citoyens, d’institutions et de corporations, et de nombreux avis sur cet enjeu, nous pouvons établir que la vocation industrielle du site de la Cité de la logistique est maintenant connue, reconnue et consacrée », conclut le maire Réal Ménard.

Un dossier controversé

Si le communiqué n’en fait pas mention, il faut rappeler que la future Cité de la logistique est un dossier controversé qui soulève la grogne depuis le printemps dernier. D’ailleurs, appuyés dans leur démarche par la conseillère de Maisonneuve-Longue-Pointe, Laurence Lavigne Lalonde, des citoyens inquiets à ce sujet ont déposé une demande de droit d’initiative en consultation. Ils avaient donc jusqu’au 20 mars pour recueillir 5000 signatures de résidants de l’arrondissement et ainsi obtenir une consultation via l’OCPM. Aux dernières nouvelles, ils avaient réussi à récolter plus de 3500 appuis depuis décembre.

Pour répondre à ces citoyens, l’arrondissement avait également organisé une journée de consultation publique menée par l’INM. L’exercice avait suscité plusieurs critiques de la part des citoyens, qui qualifiaient cette journée d’opération de relations publiques.

Ajout de la rédaction :
Au lendemain de la publication de cet article, la conseillère Laurence Lavigne Lalonde a réagi. Nous rapportons ici ses propos, tels que publiés sur son compte Facebook. « C’est une belle première victoire des citoyens qui se sont mobilisés depuis le mois de mai pour avoir le droit d’être entendu sur le plus grand projet de développement industriel de l’est de Montréal qui viendra s’installer dans leur cour. Mais ce sera une vraie victoire que quand les citoyens instigateurs du Droit d’initiative seront partie prenante de la définition du mandat qui sera donné à l’OCPM. »

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