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L’Est de Montréal abandonné par le gouvernement libéral

Politique
Un des exemples majeurs de cet abandon par le gouvernement libéral est le projet de rénovation de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont. (photo: Hôpital Maisonneuve-Rosemeont)
Un des exemples majeurs de cet abandon par le gouvernement libéral est le projet de rénovation de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont. (photo: Hôpital Maisonneuve-Rosemeont)

Pour mes collègues Carole Poirier et Nicole Léger, ainsi que pour le chef de l’opposition officielle, Jean-François Lisée, il est clair que le gouvernement du premier ministre Couillard a abandonné la population de l’Est de Montréal.

Malgré les nombreux ministres et députés libéraux présents sur le territoire, plusieurs dossiers importants pour notre population sont toujours dans l’attente de décisions.

Un des exemples majeurs de cet abandon par le gouvernement libéral est le projet de rénovation de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont. Avec l’accroissement prévu de la population d’ici 2020 et son vieillissement, l’établissement, qui date des années 1950, manque d’espace. Il s’agit d’un projet d’une grande importance pour l’Est de Montréal. Pourtant, il est totalement absent des trois derniers budgets du gouvernement libéral, malgré sa promesse en campagne électorale. Cette semaine, on a même dû bloquer l’accès au bloc opératoire pour faire des travaux d’urgence dans une cage d’ascenseur. Cet incident témoigne de l’urgence de compléter immédiatement le projet de rénovation du seul grand hôpital de l’Est de Montréal qui répond à un bassin d’environ 670 000 personnes, soit plus du quart de la population de Montréal.

Alors que le Parti Québécois était au pouvoir, nous avions débloqué en 2013 les sommes nécessaires à l’agrandissement de l’urgence de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont. C’est maintenant chose faite, mais le gouvernement libéral doit aujourd’hui répondre à la population et à tout le personnel de cet hôpital qui réclament à bon droit l’argent nécessaire pour la rénovation et la modernisation de cet hôpital qui, l’an dernier, a reçu le titre peu enviable du plus vétuste de Montréal.

Nous déplorons aussi le fait que le gouvernement libéral ait peu investi pour la réalisation de nouveaux logements sociaux à Montréal, à peine 550, alors qu’il en finançait plus de 1000 par année auparavant. Alors que les besoins sont criants, y compris dans la circonscription de Bourget, il est inacceptable de voir le gouvernement abandonner les familles qui ont besoin d’un logement.

Un autre projet majeur pour l’Est de Montréal est le prolongement de la ligne bleue du métro, vers Anjou; un projet qui a déjà été reporté à de multiples reprises par le gouvernement libéral. Pire, le printemps dernier, le gouvernement fédéral a invité le gouvernement du Québec à soumettre ses projets en matière de transport collectif. À l’automne, le gouvernement du Québec n’avait toujours pas soumis un seul projet au fédéral. Aussi, mercredi dernier, lors du dépôt du budget à Ottawa, nous avons eu les résultats auxquels il fallait s’attendre : aucune somme précise n’a été consacrée à la ligne bleue. Le premier ministre Couillard a fait ses demandes à la dernière minute et ne s’est pas tenu debout pour défendre les intérêts de la population de l’Est de Montréal. Lorsque tu ne demandes rien, il est normal de ne rien obtenir…

Finalement, l’Est de Montréal dispose de milliers d’hectares de terrains contaminés qui, dans leur réhabilitation, pourraient contribuer à relancer son développement économique. Or, voilà maintenant deux ans que le gouvernement libéral a annoncé la création d’un nouveau programme, ClimatSol-Plus, pour la réhabilitation des terrains contaminés. Mais, à ce jour, aucune somme d’argent n’a été allouée dans le cadre de ce nouveau programme; c’est zéro dollar en 2015 et zéro dollar en 2016.

Les opinions émises dans les blogues sont celles de leurs auteurs et non celles de Pamplemousse.ca.
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