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Des rues plus sécuritaires pour les piétons

Transport, Vie de quartier
Sur une note ludique, SME et Tandem Mercier-Hochelaga-Maisonneuve ont sensibilisé les automobilistes à un enjeu sérieux: celui de la sécurisation des passages piétonniers. (photo : Anne-Marie Tremblay)
Sur une note ludique, SME et Tandem Mercier-Hochelaga-Maisonneuve ont sensibilisé les automobilistes à un enjeu sérieux: celui de la sécurisation des passages piétonniers. (photo : Anne-Marie Tremblay)

Sur une note ludique, Solidarité Mercier-Est (SME) et Tandem Mercier-Hochelaga-Maisonneuve ont mené une campagne de sensibilisation auprès des automobilistes sur un enjeu sérieux: celui de la sécurisation des passages piétonniers.

Accompagnés du service de police de Montréal, les employés de la table de concertation se sont donc relayés pour sillonner deux passages piétonniers traversant la rue Hochelaga, au coin des rues A.-A. Desroches et Pierre-Tétreault, le 13 juin dernier. « Cela peut être dangereux de s’engager sur la traverse alors que les voitures circulent à 50 km/h et que plusieurs ne respectent pas la signalisation », explique Jessie Pelchat, agente de développement du territoire chez SME.

L’activité de sensibilisation visait à rappeler que, dès qu’un marcheur s’engage sur ce genre de passage, « le conducteur d’un véhicule doit immédiatement immobiliser son véhicule et lui permettre de traverser », selon le Code de la route. Sans quoi il risque une amende de 100 $ à 200 $ ainsi que l’ajout de deux points d’inaptitude à son dossier.

D’ailleurs, quatre contraventions ont été émises durant l’activité, qui a duré près de deux heures.

Ces deux traverses ont été ciblées parce qu’elles sont situées rue Hochelaga, une artère passante où se côtoient voitures et piétons. Pendant les deux heures qu’a durée l’activité, Geneviève Dufresne, agente de développement du territoire chez SME, estime avoir pu sensibiliser environ 1000 automobilistes. « De plus, elles se trouvent face au Chez-Nous de Mercier-Est et au Centre Almage, deux organismes communautaires qui s’adressent aux aînés », ajoute-t-elle. D’où l’importance de sécuriser ces passages.

Un problème qui ne touche toutefois pas que ce secteur, estime pour sa part Pascal Roberge, agent de circulation au PDQ 48. Si ces deux intersections n’ont pas fait l’objet d’accidents, « on remarque le nombre de plaintes à ce sujet est plus élevé devant la rue A.-A. Desroches », précise-t-il. D’ailleurs, plusieurs passants ont remercié l’équipe pour cette campagne, des citoyens ont faire remarqué qu’il était quasi impossible d’arrêter la circulation à cette intersection précise pour se rendre de l’autre côté de la rue.

Une approche ludique

Pour sensibiliser les automobilistes, l’équipe a donc décidé d’utiliser une approche ludique, armée de costumes et de slogans rigolos. Par exemple, Monsieur Patate ne voulait pas perdre un bras, alors qu’un hot-dog avertissait les conducteurs qu’il préférait ne pas être transformé en chair à saucisse. Un concept inspiré de campagnes menées notamment en Norvège, où la signalisation invite les piétons à marcher drôlement pour traverser la rue, en référence aux« silly walkers » popularisés par les « Monty Python » groupe d’humour britannique à l’origine entre autres d’une série télé.

« L’idée de créer de l’art urbain autour des traverses a aussi été expérimentée ailleurs dans le monde, notamment en Amérique du Sud et en Europe et le bilan est positif », a ajouté pour sa part Nilson Zepeda, conseiller en sécurité urbaine chez Tandem MHM. D’ailleurs, le concept a fait son chemin jusque dans dans Hochelaga-Maisonneuve, autour de la Place Valois et pourrait s’intégrer aussi dans le paysage urbain de Mercier-Est.

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