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BMR – Quincaillerie de l’Est : une histoire de famille… depuis 40 ans

Économie
Éric Tessier, actuel propriétaire de BMR-Quincaillerie de l'Est et son père, Claude Tessier, qui a acheté le magasin de la rue Hochelaga en 1977. (photo : Anne-Marie Tremblay)
Éric Tessier, actuel propriétaire de BMR-Quincaillerie de l’Est et son père, Claude Tessier, qui a acheté le magasin de la rue Hochelaga en 1977. (photo : Anne-Marie Tremblay)

Il y a quarante ans, Claude Tessier a acheté une quincaillerie située au 8240, rue Hochelaga. Depuis, son fils Éric a pris la relève de l’entreprise et ses petites-filles y donnent aussi un coup de main. Une histoire de famille qui dure depuis… 40 ans.

Quand il a quitté le monde de la distribution de journaux pour devenir propriétaire de ce qui s’appelle aujourd’hui BMR — Quincaillerie de l’Est, Claude Tessier cherchait surtout une façon d’augmenter ses revenus et d’assurer une plus grande stabilité à ses finances. « J’avais une femme et deux enfants à faire vivre! »

Même s’il n’avait pas nécessairement d’expérience dans le domaine de la rénovation, il s’est lancé sans filet. Et surtout, sans compter ses heures. « C’est vrai que je n’ai pas travaillé au pic et à la pelle, mais cela demandait de l’endurance quand même. Parce que, faire une semaine de 72 heures, ce n’est pas si difficile. Mais quand c’est ton rythme habituel, c’est exigeant », raconte-t-il.

D’autant que, pendant de très longues années, Claude Tessier n’a fonctionné qu’avec un seul employé. À deux, ils s’occupaient de tout! Il faut dire que la concurrence était lourde à l’époque, alors que Mercier-Est comptait… sept quincailleries au sud de Sherbrooke, se souvient-il. « Par exemple, sur la rue des Ormeaux, l’ancienne quincaillerie J.E. Tremblay était immense. L’édifice se rendait jusqu’à la rue Mousseau et il y avait une grande cour à bois en face, à l’endroit où il y a maintenant un immeuble », se rappelle-t-il.

Depuis, elles ont toutes fermé, une à une, sauf la Quincaillerie de l’Est. Le secret de leur succès, qui leur a permis de déjouer la concurrence des magasins de quartier de l’époque et des grandes surfaces d’aujourd’hui? Un service personnalisé et une équipe solide, qui fait partie de la famille (au sens propre, comme au figuré). En effet, pendant notre visite, Daphnée, la fille d’Éric Tessier et petite-fille de Claude Tessier était à la caisse, alors que son grand-père répondait à un client au téléphone. Sans compter les employés, dont certains y ont touché leur premier chèque de paye en… 1990!

La boutique de la rue Hochelaga, qui tenait dans un petit local au départ, a également pris de l’expansion. Aujourd’hui, même s’il s’agit toujours d’un commerce de quartier à dimensions humaines, la quincaillerie se répartit sur quatre étages et compte une quinzaine d’employés, dont la moitié à temps plein. De plus, l’entreprise familiale a aussi diversifié ses services au fil du temps, ajoutant, entre autres, une division industrielle et du design intérieur.

De père en fils

S’il a toujours fait participer ses deux enfants, Éric et Marie-Claude, au quotidien de l’entreprise, Claude Tessier leur a laissé choisir leur propre voie. Pas question de leur forcer la main. « Je n’ai pas acheté la quincaillerie dans le but de la céder à mes enfants. Car, dans la vie, il faut ce que tu aimes ce que tu fais, sinon c’est long longtemps! »

Mais il a tout de même réussi à léguer sa passion à Éric, unique propriétaire de l’entreprise depuis 2003. « Même au secondaire, je venais travailler à temps partiel après l’école le jeudi soir. Ensuite, j’ai toujours continué à faire des heures lors de mes études au cégep en génie civil. Jusqu’à ce que je décide d’y travailler à temps plein, en 1996 », raconte-t-il.

Une transition naturelle et un choix qui allait de soi pour Claude Tessier, lorsqu’il a décidé de ralentir le rythme. Aujourd’hui, l’ancien propriétaire continue de donner un coup de pouce le dimanche, et lors des périodes très achalandées. Son fils Éric souhaite quant à lui maintenir le côté humain de la quincaillerie. Impliqué dans l’implantation d’une Société de développement commercial (SDC), il aimerait aussi que la rue Hochelaga poursuive sa dynamisation.

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