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Suzie Miron confirme sa candidature dans Tétreaultville

Politique
Les candidats de Projet Montréal dans Mercier—Hochelaga-Maisonneuve: Isi Meza (Louis Riel), laurence Lavigne Lalonde (Longue-Pointe, sortante), Pierre Lessard-Blais (mairie), Suzie Miron (Tétreaultville) et éric Alan Caldwell (Hochelaga, sortant). (photo: courtoisie)

Suzie Miron mènera sa troisième campagne électorale aux élections municipales de Montréal, en novembre prochain, dans Tétreaultville.

L’assemblée d’investiture de Projet Montréal pour l’arrondissement de Mercier—Hochelaga-Maisonneuve avait lieu mercredi dernier (26 juillet) à l’ancien marché Maisonneuve. Environ 75 personnes y étaient, selon le parti.

L’assemblée a donc confirmé la candidature de Suzie Miron dans Tétreaultville, qui n’a pas eu d’opposition. L’autre candidate, Émilie Auclair, ex-directrice générale de Solidarité Mercier-Est, a retiré la sienne le 28 juin, après avoir perdu son emploi, quelques semaines auparavant, comme l’avait annoncé ce journal en primeur.

L’assemblée a aussi confirmé la candidature de l’actuelle conseillère de Longue-Pointe, Laurence Lavigne Lalonde, qui avait songé, pendant quelque temps, briguer la mairie d’arrondissement contre le maire actuel, Réal Ménard. C’est finalement Pierre Lessard-Blais qui affrontera M. Ménard. Ce dernier avait été candidat au même poste pour Projet Montréal au scrutin de 2013. Il avait fini deuxième, avec 31 % des voix.

Cette fois sera la bonne?

« J’ai toujours eu de bons scores, mais à la dernière élection, nous étions quatre candidats pour un même poste, ce qui a passablement dilué le vote, explique Suzie Miron. J’espère que, cette année, ce ne sera pas le cas et qu’il n’y aura pas de candidat Cendrillon de dernière minute. »

Rappelons que le conseiller actuel, Richard Celzi, de l’équipe Coderre, avait raflé son poste par 161 voix, devant la candidate Miron. M. Celzi avait enlevé 28 % des voix, Mme Miron 26 %, Jonathan Talla, de l’équipe de Mélanie Joly 23 %, et le conseiller sortant Gaëtan Primeau, 19 %.

Mme Miron mise beaucoup sur le fait qu’elle est née, a grandi et habite le quartier depuis 47 ans : « Je connais tous les enjeux. Je m’implique fortement dans la vie citoyenne. Comme le quartier vit actuellement une transformation, avec l’arrivée de nombreuses jeunes familles, il est important qu’il soit représenté par quelqu’un qui habite ici. Actuellement, la planification ne suit pas cette transformation. Notamment, les écoles et les infrastructures sportives ne sont pas adaptées à cette transformation. »

Priorités

Suzie Miron exprime quelques-unes de ses priorités : « Nous avions travaillé très fort à l’obtention d’un centre multi-sports et nous avons eu la magnifique piscine Annie-Pelletier. C’est bien, mais il manque de gymnases dans le quartier. Il faut relancer le projet de centre récréo-sportif. Sous quelle forme? À quel endroit? Ce sera aux citoyens de trancher. »

Sur le plan des transports, Mme Miron s’inquiète pour la sécurité des piétons et des cyclistes dans le quartier. L’abaissement de la vitesse à 30 km dans les rues secondaires a été annoncé par le maire Denis Coderre sur l’ensemble du territoire montréalais. L’arrondissement l’avait réservé à Hochelaga-Maisonneuve. « On a été oubliés et là, on attend l’information, dit-elle. Dans notre quartier, les rues sont larges et les gens roulent vite. »

Pour le transport en commun, Mme Miron juge inadéquate la desserte du territoire, notamment au sud. Et la fréquence de l’autobus 26 mérite d’être augmentée : « Si vous voulez que les gens prennent le transport en commun, il faut améliorer l’offre! »

Elle aimerait également lancer le débat sur le réaménagement de la voie ferrée du CN, qui borde la rue Souligny. « Ça fait 40 ans qu’on demande des traverses sécuritaires, dit-elle. La seule, aménagée dans le secteur de la rue Liébert, fait pitié. Elle n’est pas 100 % sécuritaire. L’autre, dans l’est, se fait attendre. La distance est grande entre les rues Hector et Pierre-Bernard. Mais, globalement, qu’est-ce qu’on fait avec cette voie où il ne passe qu’un train par jour? Peut-on y prolonger la piste cyclable Souligny? Peut-on y aménager un train électrique de passagers pour relier l’est de Montréal et le centre-ville? Cette voie ferrée est une balafre dans le quartier. Pourquoi le CN y tient tant? À cause des terrains vacants dans Montréal-Est, du développement de la Cité de la logistique? Il faut dès maintenant réfléchir à ce qu’on veut faire de cette voie. »

Mme Miron s’insurge aussi contre le manque de planification du réseau cyclable dans le quartier : « On a plein de bouts de pistes qui ne sont pas raccordées. Et je m’interroge sur la sécurité de certains axes, qui ne sont que du marquage au sol. Plusieurs pistes devraient être isolées de la circulation motorisée. »

Enfin, elle se désole de l’abandon du projet de SDC Hochelaga. « Il a été très mal expliqué à la population et aux commerçants. La rue Hochelaga mérite mieux. Les résidents méritent mieux. Hochelaga a connu beaucoup plus d’achalandage par le passé. On tourne en rond. Tout comme avec la zone commerciale du Faubourg Contrecœur. C’est rendu qu’on parle d’une ouverture en 2019. C’est décourageant. Les résidents du quartier n’ont pas de commerces de proximité dignes de ce nom. Même Tim Hortons a choisi de s’installer au milieu de nulle part (Sherbrooke et Joseph-Versailles) plutôt qu’ici. On dirait que personne ne fait la promotion de notre quartier. Et c’est ce que j’entends faire avec toute mon énergie si je suis élue. »

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