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Des abeilles sur le toit de la CSQ

Environnement
Depuis juin, deux ruches sont installées sur le toit de l’édifice de la CSQ. (Photo: CSQ)

Le 8 juin, deux ruches ont été installées sur le toit de l’édifice de la Centrale des syndicats du Québec, rue Sherbrooke.

La CSQ s’est lancée en agriculture urbaine en installant quatre ruches sur le toit de ses édifices de Québec et de Montréal. La centrale syndicale mène son projet en collaboration avec Alvéole, une entreprise sociale de Montréal. Ainsi, environ 20 000 abeilles butineront tout l’été dans un rayon de cinq kilomètres, dans le quartier.

« Au-delà du coût, on le fait surtout pour des questions d’écologie et d’environnement, explique Daniel B. Lafrenière, secrétaire-trésorier de la CSQ. C’est un projet qui est aligné sur les valeurs de notre organisation. » M. Lafrenière précise que la CSQ travaille avec 1500 établissements verts Bruntland à travers le Québec, dont beaucoup d’écoles. C’est une autre manière, pour la CSQ, qui est la principale centrale syndicale dans le domaine de l’éducation, de faire la promotion du développement durable.

« Beaucoup de nos enseignants inculquent ces valeurs à nos enfants, reprend-il. Ce qui est intéressant avec ce projet, c’est que le miel récolté en ville est d’une qualité supérieure et d’un goût unique, car il y a très peu de pesticides et de monoculture à grande échelle en territoire urbain. » Les pesticides sont fortement soupçonnés d’affecter la santé des abeilles.

Une première récolte de miel se fera en septembre. La CSQ espère obtenir une vingtaine de kilos de miel, qu’elle distribuera aux organismes d’aide alimentaire de Mercier-Est. « On va se garder quelques pots pour nos délégués en congrès, notre personnel et les locataires de notre immeuble », ajoute M. Lafrenière, qui précise que le projet coûte environ 2800 $, installation, entretien et récolte inclus.

Pas de danger

(photo : CSQ)Contrairement aux guêpes, les abeilles ne représentent aucun danger pour les résidents du quartier. Elles ne piquent que si elles se sentent directement menacées. Les abeilles perdent leur dard et une partie de leur abdomen lorsqu’elles piquent, ce qui n’est pas le cas de la guêpe. Et les abeilles, contrairement aux guêpes, sont végétaliennes. Pour peu qu’on les laisse butiner, les abeilles ne s’intéresseront pas aux humains. Signalons qu’elles constituent un chaînon central et stratégique dans l’agriculture, car elles contribuent fortement à la pollinisation des plantes. Certaines cultures, comme les bleuets et les canneberges, dépendent presque entièrement du travail des abeilles.

La CSQ compte près de 200 000 membres, dont 130 000 dans le secteur public. Elle est la centrale syndicale la plus importante en éducation et en petite enfance au Québec. Son immeuble du 9405, rue Sherbrooke abrite son siège social et est le plus élevé dans le quartier.

Outre la CSQ, Alvéole compte deux autres sites de ruchers dans le quartier : le centre de services Des Ormeaux de la Caisse populaire Tétreaultville-Anjou, rue des Ormeaux, entre Sainte-Claire et Pierre-de-Coubertin, ainsi qu’à une résidence privée de la rue de Grosbois.

(photo : CSQ)

L’équipe d’Alvéole sur le point d’installer les ruchers sur le toit de l’immeuble de la CSQ. (photo : CSQ)

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