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Économie
Stéphane Landry et Lyza Fréchette, propriétaires de la Crèmerie du bonbon plaisir, rue des Ormeaux, depuis 2015. (photo : Anne-Marie Tremblay)
Stéphane Landry et Lyza Fréchette, propriétaires de la Crèmerie du bonbon plaisir, rue des Ormeaux, depuis 2015. (photo : Anne-Marie Tremblay)

Lorsqu’ils ont acheté la Crèmerie du Bonbon Plaisir, Stéphane Landry et Lyza Fréchette n’avaient jamais mis les pieds dans Mercier-Est. Depuis, ceux qu’on surnomme « monsieur et madame crème glacée » ont adopté le quartier, qu’ils habitent maintenant. Une histoire d’amour estivale qui dure depuis… trois ans.

C’est un peu le fruit du hasard si le jeune couple a décidé d’acheter ce petit commerce, situé au 2578, rue des Ormeaux. « On réfléchissait à l’idée de se lancer en affaires, parce que Stéphane avait déjà une petite entreprise d’animation [Animation Éclair], qu’il possède toujours. Ma mère a alors vu une petite annonce de trois lignes dans le Journal de Montréal. Ces trois lignes qui ont changé notre vie », lance Lyza Fréchette avec enthousiasme.

Sur le petit bout de papier découpé du quotidien, on y annonçait une crèmerie à vendre, pour cause de décès, assorti d’un numéro de téléphone. « Comme j’avais travaillé dans une crèmerie commerciale pendant huit ans, comme étudiante, cela nous a intéressé. Mais on ne savait pas du tout à quoi s’attendre, c’était où, à quoi cela ressemblait, quand on a décidé d’appeler », se souvient-elle.

En fait, l’ancien propriétaire avait monté son commerce de A à Z , mais n’a jamais pu l’ouvrir parce qu’il est décédé avant. Ses parents ont donc mis en vente le magasin, tel quel. « Lorsque la dame nous a appelés, nous étions sur le Pont Champlain pour aller visiter autre chose. On a tout de suite fait demi-tour, après avoir cherché où se trouvait la rue des Ormeaux », raconte Stéphane Landry.

Si la déco n’était pas tout-à-fait au goût du jour, le potentiel, lui, était énorme, estiment-ils. Le couple, alors âgés de 23 ans pour Lyza et de 26 ans pour Stéphane, décide de se lancer dans l’aventure. Ils quittent tous les deux leur boulot au gouvernement et comme vitrier sur les chantiers de construction pour se lancer dans… la crème glacée.

Tout a ensuite déboulé très vite, se rappelle le jeune propriétaire. « Nous avons décidé d’acheter le 10 mars, nous sommes passés devant le notaire le 15 et le 1er avril, on ouvrait! Je me rappelle encore qu’il y avait de la glace lors de notre ouverture officielle! Il fallait mettre du sel devant l’entrée… »  Les premiers mois ont été difficiles, faits de hauts et de bas, mais le jeune couple a tenu le coup, « grâce aux sourires des clients », enchaîne-t-il. Le bouche à oreilles a fait le reste.

Un service personnalisé

Il faut dire que les deux copropriétaires misent non seulement sur la qualité de leurs produits, mais aussi sur le service à la clientèle. « De plus en plus, les gens commandent à des bornes interactives ou sont traités un peu comme des numéros, explique Lyza. Nous, on tente plutôt d’offrir un service personnalisé! On voit les enfants grandir, on connait leurs noms, leurs préférences. »

La nouvelle terrasse collective, installée devant le commerce depuis le début de l’été, leur a aussi donné un précieux coup de pouce. Comme il s’agit d’une installation de l’arrondissement, les deux propriétaires sont en train de faire signer une pétition pour que l’expérience soit renouvelée la saison prochaine. Déjà, plus de 700 clients ont approuvé l’idée.

Ainsi, lors des soirées chaudes, il n’est pas rare de voir la file s’étirer jusqu’au trottoir pour goûter un cornet plongé dans l’un des huit trempages au chocolat belge (bientôt 15, si tout va bien) ou l’une des 24 saveurs de crème glacée. La crèmerie, ouverte du 1er avril au 31 octobre, propose aussi différentes varitétés du tofu glacé, des bonbons en vrac et des gâteaux à la crème glacée, entre autres douceurs.

« Personne n’est obligé de venir s’acheter de la crème glacée : on vend du luxe et du bonheur. Il faut voir les sourires de nos clients quand ils viennent nous voir. C’est ce que nous aimons le plus de notre travail », lance Stéphane Landry, philosophe. Un contact humain qui vaut son pesant d’or, surtout lorsque les journées de 12 heures de travail s’enchaînent! Et que les deux propriétaires, qui ont quitté le Sud-Ouest pour s’établir dans Mercier-Est, apprécient chaque jour…

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