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Presque deux ans pour changer un lampadaire

Vie de quartier
Il a fallu plus de 18 mois pour enlever un lampadaire endommagé, rue Anne-Courtemanche. (photo: Paul Renaud)

À Mercier-Est, ça prend plus de 18 mois pour changer un lampadaire endommagé. C’est arrivé dans le Faubourg Contrecœur.

(photo : Paul Renaud)

(photo : Paul Renaud)

Rue Anne-Courtemanche, tout près de la rue Claude-Masson, un lampadaire flambant neuf évoquait la tour de Pise depuis plusieurs mois. Victime d’un accrochage avec de la machinerie de déneigement de trottoir, sa base affichait clairement les traces d’une collision. Mais il était quand même fonctionnel!

« Dans le monde d’aujourd’hui, il y a certainement des choses qui sont nettement plus urgentes et critiques. Mais dans la vie de tous les jours, il y a aussi des situations qui font réfléchir », écrit Paul Renaud, un citoyen qui habite tout près et qui a écrit à Pamplemousse.ca au sujet de ce fameux lampadaire.

Rappelons les faits : le lampadaire a été installé lors de l’aménagement de la rue Anne-Courtemanche, au moment où les maisons en rangées y étaient construites, voilà plus de quatre ans. Or, en février ou mars 2016, le lampadaire est victime d’un accrochage. Des citoyens avertissent rapidement les services municipaux à plusieurs reprises à propos du « penchant » du fameux lampadaire.

Fin mai, le syndicat de copropriété de l’immeuble où habite M. Renaud écrit à l’arrondissement pour l’avertir de la situation. Trois mois plus tard, l’arrondissement confirme qu’il a ouvert un dossier (le # 16146634). En décembre, huit mois après l’incident, M. Renaud écrit à l’arrondissement, constatant que rien n’a été fait. L’arrondissement fait rapidement installer des rubans jaune « danger ». Puis, rien. Avec le temps, les rubans s’effilochent, pour finir par disparaître.

(photo : Paul Renaud)

(photo : Paul Renaud)

En janvier dernier, M. Renaud écrit encore à l’arrondissement pour avertir que la portière située à la base du lampadaire est ouverte, ce qui constitue un risque pour le voisinage, surtout les enfants. Car ces lampadaires abritent les terminaisons des systèmes électriques et de communication des habitations de cette rue, comme dans l’ensemble du territoire du Faubourg, où tous les fils sont enfouis. Le panneau électrique du lampadaire endommagé est accessible. Il y a donc risque d’électrocution. En janvier, notre lecteur chasse d’ailleurs deux gamins qui tentaient d’ouvrir la fameuse portière. Il rapporte d’ailleurs l’incident à l’arrondissement.

Entretemps, d’autres lampadaires du même type sont installés ailleurs dans le Faubourg, au fur et à mesure de son développement. Mais le lampadaire endommagé de la rue Anne-Courtemanche demeure.

Lors de la deuxième rencontre avec les citoyens portant sur le développement de la zone commerciale du Faubourg, le 21 juin 2016, à l’église Saint-Justin, des citoyens avertissent les élus de la situation. Ils mentionnent les nombreuses communications à ce sujet auprès de l’arrondissement. Le maire Réal Ménard rappelle que ce genre de réparations est assumé par l’arrondissement de Rosemont—LaPetite-Patrie pour plusieurs autres arrondissements de Montréal. Et que cet arrondissement est « débordé », mais que cette réparation sera effectuée au plus tard dans quelques semaines.

Il y a deux ou trois semaines, les services municipaux ont enfin enlevé le fameux lampadaire. Mais sa base de béton accuse toujours le même penchant.

La réponse de l’arrondissement

Il y a quelques jours, Pamplemousse.ca a discuté avec Richard Celzi, conseiller de Tétreauville, au sujet de ce dossier et lui a transmis les courriels expédiés par M. Renaud.

Ce dernier a répondu, le premier août, par un courriel confirmant que l’arrondissement attendait la confirmation de Bell, Vidéotron et Hydro-Québec pour planifier la réfection du lampadaire. « L’intervention de ces entreprises doit se faire simultanément et l’arrondissement est en attente d’une date. Par la suite, nous pourrons effectuer la réparation de la base du lampadaire et terminer sa réhabilitation », écrit M. Celzi.

Une réponse que n’accepte pas Paul Renaud : « Nous ne parlons pas d’une situation qui dure depuis huit jours ou même huit semaines. Elle dure depuis plus d’un an à partir du moment où la requête de réparation a été faite, écrit-il par retour de courriel. Si personne dans l’administration (élue et/ou fonctionnariat) ne peut coordonner trois services sur l’espace de 18 mois, alors je vous laisse le soin de mettre les qualificatifs qu’il faut. »

Il fait noir

À quelques mètres de là, angle Claude-Masson et Anne-Courtemanche, le soir venu, il existe une grande zone d’ombre. C’est comme si, lors de la conception du Faubourg, les services municipaux auraient oublié d’installer un lampadaire à cette intersection. Des citoyens ont averti les élus de cette situation lors de la première assemblée de consultation sur le développement de la zone commerciale, le 18 juin 2015, ainsi que lors de celle du 21 juin 2016. Un lampadaire se fait toujours attendre à cet endroit.

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