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La question du Terminal Railway à Tétreaultville

Histoire
La publicité dans l’édition du 19 juin 1905. (photo : capture d’écran du journal La Patrie, BAnQ)
La publicité dans l’édition du 19 juin 1905. (photo : capture d’écran du journal La Patrie, BAnQ)

Après avoir conclu un arrangement avec Pierre Tétreault pour pousser la voie du Terminal jusqu’au parc Grove (Thomas-Chalais), M. J. P. Mullarkey, gérant du Terminal, tente d’obtenir d’importantes concessions auprès de la Ville.

Le 19 juin 1905, le Journal La Patrie fait était de ces demandes. Les voici.

On sait que M. Mullarkey travaille depuis quelque temps pour que le Terminal Railways soit mis sur le même pied que la compagnie des chars urbains, quant à ses obligations vis-à-vis de la ville. Or, à une séance spéciale du comité des chemins tenue ce matin, pour étudier cette question, il a soumis un mémoire de ce qu’il demande. Ceci a nécessité une revue complète du règlement No.274.

Naturellement, ce travail n’est que préliminaire, et il n’y a rien de définitif. Voici toutefois, ce qui a été décidé, pour le moment. La clause concernant le pavage a été maintenue c’est-à-dire qu’on refuse au Terminal les blocs de pierre que l’on fournit gratuitement au Montréal Street Railway. La compagnie est, par contre, libérée de l’obligation d’acquérir à ses frais, les terrains nécessaires pour l’ouverture des rues sur lesquelles ses lignes devront être établies.

Elle ne sera pas obligée non plus, de construire des traverses au coin des rues, comme le réclamait la section No.19. Quant à l’enlèvement de la neige, elle devra le faire sur sa voie, tout comme sa rivale, mais elle paiera la moitié du coût du déblayage, pour le reste de la rue. Elle ne sera pas tenue à l’arrosage.

La vitesse maximum des tramways a été fixée à 15 mille à l’heure au lieu de 8 et le service ne devra pas être moins de 15 minutes, bien qu’il soit entendu que le service sera de 5 minutes, mais c’est pour assurer à la compagnie une protection contre la résiliation de son contrôle, dans le cas où certaines heures du jour, ses voitures circuleront à des intervalles de plus de 5 ou 10 minutes.

Aux heures du travail, ce sera 8 billets au lieu de 10, pour 25 cents.

Plusieurs autres clauses de moindre importance ont été laissées en suspens ou quelque peu modifiées, ce qui veut dire que l’on y reviendra.

Comme on peut le voir, M. Mullarkey a réussi à obtenir des concessions que le comité n’a trouvées que justes et raisonnables.

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