Publicité

Richard Campeau se présentera pour la CAQ

Politique
Le chef de la CAQ, François Legault, s'est arrêté dans Bourget pour annoncer la candidature de Richard Campeau dans cette circonscription. (photo : Anne-Marie Tremblay)
Le chef de la CAQ, François Legault, s’est arrêté dans Bourget pour annoncer la candidature de Richard Campeau dans cette circonscription. (photo : Anne-Marie Tremblay)

La Coalition Avenir Québec (CAQ) est en mode électoral, et ce, même si prochain scrutin provincial n’est prévu qu’en octobre 2018. Son chef, François Legault, a fait un saut dans Bourget pour y présenter son candidat, Richard Campeau.

« Richard est avec la CAQ depuis ses tout débuts, donc depuis cinq ans, et est très impliqué, notamment comme président du comité environnement du parti ainsi que dans le comité politique », a souligné François Legault lors d’un point de presse qui s’est tenu le 17 août dernier.

Ainsi, le candidat dans Bourget fait partie des premiers annoncés dans cette course qui prend déjà des airs de marathon. « J’étais à la CAQ en 2012 et j’y suis toujours, toujours aussi convaincu », a expliqué celui qui résident dans Mercier-Est depuis 15 ans.

D’ailleurs, ce donc la troisième fois que ce militant tentera de se faire élire sous la bannière de la CAQ. En effet, lors des scrutins de 2012 et de 2014, il s’était présenté dans la circonscription d’Anjou-Louis-Riel. Cette fois, c’est dans Bourget qu’il tentera d’obtenir un siège à l’Assemblée nationale. « On ne devient pas député pour soi-même, mais pour façonner un projet qui va aider le Québec. (…) Il y a trop de gens qui font de la politique pour un siège, sans idées concrètes sur ce qui va faire avancer le Québec, mais ce n’est pas mon cas », a-t-il lancé.

Recul en éducation et en santé, bureaucratie à outrance : autant de dossiers auxquels il faut s’attaquer, a poursuivi Richard Campeau. « Quand on se compare avec les états américains et les autres provinces du Canada, on arrive au 55e rang au niveau du produit intérieur brut, alors que nous étions plutôt au 44e rang il y a une quinzaine d’années. » Une diminution qu’il attribue au fait que les Libéraux étaient au pouvoir pendant presque toute cette période.

Depuis l’an 2000, ce serait plus de 100 000 emplois qui auraient été perdus au Québec dans le domaine manufacturier, a poursuivi l’ingénieur chimiste de formation. Pour pallier à la situation, la CAQ entend créer un fonds de relance pour ce secteur qui misera notamment sur l’innovation technologique et sur l’amélioration de la compétitivité des entreprises.

Les deux hommes estiment donc que les réel changement demandé par les Québécois s’incarne avec la CAQ.

Pôle logistique

Toujours au chapitre économique, les deux politiciens s’estiment en faveur de l’implantation de pôles logistiques à travers le Québec, un enjeu qui a fait couler beaucoup d’encre au cours des derniers mois dans le quartier et qui continue d’inquiéter. Questionné à ce sujet par le Journal de Mercier-Est, François Legault a rappelé qu’il avait mis cette idée mis sur la table dès 2013, avec la publication du livre Cap sur un Québec gagnant-Le Projet Saint-Laurent.

« Aujourd’hui, malheureusement, le Québec est le champion du transport de marchandises par camion. On sait que c’est coûteux, on sait que c’est polluant, a-t-il expliqué. Il faudrait donc utiliser d’avantage cette autoroute où il n’y a jamais de nids-de-poule qu’est le Saint-Laurent, en plus d’augmenter le transport par train. » Selon lui, plusieurs entreprises demandent maintenant à ce que les wagons puissent entrer et sortir directement de l’usine. Et l’Est de Montréal offre un bon potentiel pour attirer de nouveaux joueurs.

Le Québec a donc besoin de pôles logistiques, a-t-il ajouté, même s’il faut se questionner sur les meilleurs endroits pour les implanter. « Mais on ne peut pas être contre le fait de transférer du transport de marchandise qui est fait actuellement par camion, par train et par bateau. Maintenant, il ne faut pas que cela vienne nuire à la qualité de vie de certains quartiers très résidentiels, mais on a le fleuve qui passe à côté et il faut l’utiliser. Je pense que ça peut être fait tout en respectant la qualité de vie des citoyens », a-t-il ajouté.

Rappelons que plus de 6600 citoyens ont signé une pétition pour qu’une consultation publique soit tenue sur le dossier du pôle logistique, qui s’installera en plein coeur de Bourget. Une commission parlementaire sur le projet de loi 85 visant l’implantation de deux pôles logistiques et d’un corridor de développement économique aux abords de l’autoroute 30 est également en cours. Un exercice dénoncé par plusieurs citoyens, qui s’estiment écartés du processus.

 

 

Vos commentaires
loading...