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Changements réglementaires autour du Faubourg Contrecoeur

Immobilier, Politique
Une quarantaine de personnes s'étaient réunies pour cette première partie de la Consultation publique menée sur le changement réglementaire au Faubourg Contrecoeur. (photo : Les Badauds de Mercier-Est)
Une quarantaine de personnes s’étaient réunies pour cette première partie de la Consultation publique menée sur le changement réglementaire au Faubourg Contrecoeur. (photo : Les Badauds de Mercier-Est)

Permission d’installer un abri Tempo, assouplissement des règlements quant aux aménagements paysagers, changements dans la trame de la future frange commerciale : voici quelques règles qui pourraient changer au Faubourg Contrecoeur.

Sous l’oeil de l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM), une première soirée d’information s’est déroulée le 13 septembre dernier et a permis aux citoyens d’en savoir plus sur ce projet qui permettra d’abroger le règlement actuel pour le remplacer par des dispositions à même le règlement d’urbanisme de l’arrondissement.

En effet, alors que près de 90% des unités d’habitation sont construites et que le règlement actuel n’est pas adapté au projet de développement commercial, l’arrondissement a décidé de rapatrier ce règlement, obtenant du coup les pouvoirs de le modifier. Un changement qui permettra donc plus de rendre le processus plus simple si l’arrondissement veut s’ajuster à la réalité. En effet, plusieurs éléments sont apparus au fil du temps, alors que le Faubourg Contrecoeur se construisait. « Pour tout changement, il fallait passer par un processus durant trois mois, incluant une consultation publique menée par l’OCPM. Donc, certaines modifications n’ont pas été apportées, faute de ressources », a précisé a rappelé François Mihos, conseiller en aménagement.

Règlements assouplis

D’ores et déjà, l’arrondissement prévoit assouplir certaines portions des règles d’urbanisme actuelles. Par exemple, les responsables entendent lever l’interdiction d’installer des abris Tempo dans le secteur du Faubourg Contrecoeur, a précisé François Mihos. L’obligation d’obtenir un permis pour installer une clôture ou un aménagement paysager sera aussi éliminée. En effet, les propriétaires actuels devaient soumettre leurs plans à l’arrondissement. De plus, ils devaient y investir un certain pourcentage de la valeur de la propriété. Ce qui ne sera plus le cas, si les modifications sont acceptées comme tel.

Exit aussi l’obligation de planter une seule essence d’arbre par secteur du Faubourg. Car si cela permet d’uniformiser le paysage, la crise de l’agrile du frêne aura montré les limites de la monoculture. « Nous prévoyons aussi autoriser l’installation d’appareils de climatisation de petit format sur les balcons ainsi que des piscines creusée, cette fois dans certains secteurs seulement », a ajouté le conseiller en aménagement. Autre élément : si l’obligation de planter un arbre à chaque 200 m2 de terrain demeure, les propriétaires ne seront plus obligés de l’installer à la limite avant de leur terrain.

Le règlement permettra également de s’ajuster aux plans de développement commercial actuellement sur la table, en matière de stationnements, de superficie de commerces, d’aménagements verts, etc.

Circulation et sécurité

Sur place, plusieurs citoyens ont questionné l’arrondissement sur différentes facettes du projet, y compris sur le prolongement de la rue Duchesneau. Depuis plusieurs années, ils réclament que cette voie débouche vers la rue Sherbrooke. L’arrondissement avait d’ailleurs émis une réserve foncière de 48 mois sur le terrain qui aurait pu servir à raccorder les deux. Après avoir été renouvelée une fois, elle a été levée, car les études de circulation ne permettent pas de conclure au bien-fondé de cet investissement pour le moment, a expliqué Éric Fauteux, chef de division aux services techniques.

Questionnés à ce sujet, les responsables de l’arrondissement ont aussi confirmé que la rue d’Anjou et du prolongement d’Eugène-Achard seront protégés pour conserver leur vocation d’espaces verts et piétonniers. Le premier tronçon devrait d’ailleurs être officiellement aménagé en 2017, espère-t-on. « Pour ce qui est de la rue Eugène-Achard, il faudra attendre l’émission des permis de construction des terrains adjacents pour voir comment seront construites les dernières unités et comment raccorder le tout », a précisé Éric Fauteux.

La deuxième partie de la consultation publique, consacrée cette fois aux opinions, se déroulera le 11 octobre, à 19h, à l’église Saint-Justin (5055, rue Joffre). Ceux qui veulent déposer un mémoire ou s’inscrire pour prendre la parole ont toutefois jusqu’au 5 octobre, 16 h, pour le faire. Toutes les informations disponibles sur le site de l’OCPM.

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