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Le passage à niveau Liébert sécurisé

Transport
La traverse de la rue Liébert est maintenant sécurisée. Une demande de longue date des citoyens. (photo : Les Badauds de Mercier-Est)
La traverse de la rue Liébert est maintenant sécurisée. Une demande de longue date des citoyens. (photo : Les Badauds de Mercier-Est)

Le passage à niveau qui enjambe la voie ferrée, rue Liébert, a été sécurisé au cours des derniers jours. Des lignes jaunes ont été peintes, marquant le passage des piétons sur la rue Souligny. Une revendication de longue date des citoyens.

Depuis sa construction par le CN en collaboration avec l’arrondissement, ce passage à niveau qui permet de traverser la voie ferrée, entre Souligny et Dubuisson, dans l’axe de la rue Liébert, pose des problèmes de sécurité. Si du côté Dubuisson, le marquage sur rue est évident, rien n’indiquait jusqu’à tout récemment la traversée du côté Souligny.

Ce passage à niveau permet de traverser la voie ferrée, entre Souligny et Dubuisson, dans l’axe de la rue Liébert. (photo: Anne-Marie Tremblay)

Ce passage à niveau permet de traverser la voie ferrée, entre Souligny et Dubuisson, dans l’axe de la rue Liébert. (photo : Anne-Marie Tremblay, archives Pamplemousse.ca)

Un problème identifié dès l’an dernier, alors que le Journal de Mercier-Est avait recueilli l’opinion des gens du quartier sur les problèmes de sécurité cyclistes dans le quartier. « Une fois traversés, piétons et cyclistes se retrouvent entre les voitures [sur une rue] sans trottoir, pas d’arrêt pour les voitures, pas de priorité pour traverser et encore moins des lignes peintes au sol. Cet aménagement qui vise à faire traverser les gens en toute sécurité n’est pas sécuritaire », avait d’ailleurs souligné l’un de nos lecteurs l’an passé, à ce sujet.

Une question qu’avait aussi soulevée Suzie Miron, candidate de Projet Montréal dans Tétreaultville, lors du conseil d’arrondissement du mois de juin dernier. Cette dernière s’inquiétait du fait que les élèves de l’école Saint-François-d’Assise seraient tentés d’utiliser cette traverse pour se rendre en classe. En effet, cet établissement primaire situé au sud de la voie ferrée a été relocalisé pour deux ans au Centre Tétreaultville, situé plus au nord.

À l’arrondissement, on avait promis la création d’un passage piétonnier, avec marquage sur rue, avant la rentrée scolaire. Travaux qui ont accusé un léger retard. « Nous nous étions effectivement engagés à faire marquer ce passage piéton avant la rentrée, car (au moment de cette promesse) ce passage était pressenti (par l’école Saint-François-d’Assise et par le SPVM – PDQ 48) pour devenir le corridor scolaire temporaire durant les travaux à l’école », nous a expliqué l’arrondissement par courriel, avant le marquage sur sol.

« Cependant, en juin 2017, le PDQ 48 a rencontré la Direction de l’école Saint-François-d’Assise afin de planifier les déplacements des élèves et considérant le grand nombre d’enfants habitant dans l’axe Lebrun, il a été finalement décidé de faire passer le corridor scolaire temporaire par la traverse ferroviaire Lebrun. De plus, afin d’assurer une grande sécurité aux élèves, les PDQ 48 a aussi décidé d’ajouter un brigadier à la traverse Lebrun. Conséquemment, la priorisation de la traverse Liébert a diminué au profit d’autres traverses scolaires à Montréal », ajoute-t-on.

Appel d’offres pour une nouvelle traverse rue Taillon

L’arrondissement a aussi lancé, en août, un appel d’offres pour la construction d’un passage à niveau pour piétons et cyclistes dans l’axe de la rue Taillon. Une demande qui a été faite pour répondre aux citoyens, indique l’arrondissement. En effet, si le nombre de traverses actuel répond aux normes de Transports Canada, ce n’est visiblement pas suffisant pour les citoyens.

Actuellement, ils doivent se rendre à la rue Hector, située à 500 mètres à l’est ou encore au boulevard Pierre-Bernard, à 250 mètres à l’ouest, pour traverser de façon sécuritaire. Ainsi, selon l’arrondissement, de « nombreux passages illicites et non sécuritaires visibles sur place et sur les photos aériennes. »

Si les travaux doivent être terminés à l’automne, les services de l’arrondissement se montrent toutefois prudents à ce chapitre. En effet, il faut d’abord que la Ville de Montréal, le CN et l’entreprise sélectionnée se rencontrent et déterminent un échéancier ensemble pour démarrer le chantier.

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