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Mamie Clafoutis s’installe dans le quartier

Économie
Rosie Jean Michel et Hugues Philippeaux ont ouvert une succursale de Mamie Clafoutis dans Mercier-Est. (photo : Anne-Marie Tremblay)
Rosie Jean Michel et Hugues Philippeaux ont ouvert une succursale de Mamie Clafoutis dans Mercier-Est. (photo : Anne-Marie Tremblay)

La famille de Mamie Clafoutis, cette boulangerie et pâtisserie artisanale née dans Outremont en 2008, s’est agrandie vers l’est avec l’ouverture d’un comptoir au 8655, rue de Grosbois, cette ancienne caisse populaire en train d’être convertie en clinique médicale.

(photo : Anne-Marie Tremblay)

(photo : Anne-Marie Tremblay)

Pas si simple de trouver cette septième succursale de la bannière fondée par deux Français qui ont eu envie d’offrir aux Montréalais un peu du savoir-faire culinaire importé de leur terre natale. Il faut dire que le café n’est ouvert que depuis moins d’une semaine. « Nous n’avons pas encore eu le temps d’installer la pancarte », explique Hugues Philippeaux, propriétaire de la franchise avec sa conjointe, Rosie Jean Michel.

Toutefois, dès qu’on ouvre la porte de l’ancienne caisse populaire, cela ne fait plus de doute : les effluves de croissant chaud ne mentent pas. En effet, même s’il s’agit d’un comptoir assorti d’une seule table, beaucoup de produits sont cuisinés sur place, précise la propriétaire. « Pour le moment, nous recevons des pains frais deux fois par semaine, soit les mardis et les vendredis. Mais nous nous ajusterons selon la demande. Par contre, tout ce qui est croissant ou chocolatine est cuit directement ici, plusieurs fois par jour », détaille la propriétaire.

Outre du café et des croissants, la boulangerie qui a ouvert ses portes le 14 novembre dernier propose aussi différents aliments au menu, comme des  portions de tarte maison, des soupes, des pâtisseries, des viennoiseries et des sandwichs. Un peu comme la cuisine traditionnelle de grand-maman qu’évoque le nom Mamie Clafoutis, le comptoir mise sur des ingrédients de qualité et des produits faits à la main. « Par exemple, le poulet utilisé en garniture est cuit sur place, nous confectionnons nous-même notre mayonnaise et tous les croissants sont roulés à la main», illustre Marie Carole, directrice générale de l’entreprise.

Un risque calculé

Si les deux propriétaires ont décidé d’oser là où d’autres ont échoué, c’est qu’ils misent sur l’ouverture de la clinique médicale dans l’ancienne caisse populaire pour s’assurer une clientèle. En effet, tous deux sont à la tête de ce projet, annoncé en 2016. Même si l’ouverture accuse du retard, le projet est toujours sur les rails, certifie Hugues Philippeaux. « Dès le départ, nous savions qu’il faudrait offrir des services pour les médecins, les infirmières et les autres employés, car ce n’est pas évident de trouver ne serait-ce un café dans le coin. Et comme résidants du quartier, on savait que cela répondrait aussi à un besoin plus large », soutient Rosie Jean Michel.

(photo : Anne-Marie Tremblay)

(photo : Anne-Marie Tremblay)

C’est un peu le fruit du hasard s’ils ont choisi Mamie Clafoutis. « Je faisais du sport depuis plusieurs années avec l’un des fondateurs de la boulangerie sans même le savoir », raconte Hugues Philippeaux. Ainsi, l’idée s’est imposée d’elle-même, alors que cette marque bénéficie d’une excellente réputation, ajoute-t-il. « Depuis l’ouverture, on a reçu beaucoup de bons commentaires, autant de ceux qui découvrent nos produits de ceux qui les connaissaient déjà. Et plusieurs nous disent qu’ils faisaient même le détour pour s’approvisionner dans une boutique ailleurs à Montréal. Ils sont donc contents de savoir que cela ne sera plus nécessaire ! »

Ainsi, même si le comptoir de Mercier-Est n’offrira qu’une partie du menu habituel, pas question de modifier la recette originale qui a fait la réputation de Mamie Clafoutis. En effet, l’entreprise mise sur des ingrédients de qualité, en majeure partie locaux et biologiques, et des méthodes de confections artisanales, affirme Marie Carole. « Plusieurs boulangeries industrielles vont ajouter des produits pour faire lever la pâte plus vite, ce qui change le goût. Nos pains sont fabriqués avec une toute petite quantité de levure, sans adjuvants, et sont confectionnés sur 48 heures, ce qui bonifie leur saveur en plus de favoriser le développement d’enzymes qui rendent le pain plus facile à digérer. »

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