Publicité

Bonbons Mobiles ferme ses portes

Économie
Bonbons Mobiles a dû fermer ses portes en novembre, faute de clientèle. (photo : page Facebook — Bonbons Mobiles)
Bonbons Mobiles a dû fermer ses portes en novembre, faute de clientèle. (photo : page Facebook — Bonbons Mobiles)

Quatorze mois après avoir ouvert une boutique, rue Hochelaga, Bonbons Mobiles a mis la clé sous la porte. Ce qui met fin aux activités de l’entreprise lancée en 2013.

Une décision qui n’a pas été facile pour Sophie Hinton, résidante de Mercier-Est qui était derrière cette confiserie. « Plusieurs facteurs sont en cause, notamment le manque d’achalandage sur la rue Hochelaga. Comme c’était difficile d’être rentable, j’ai donc choisi de fermer mes portes », raconte-t-elle. Le tout sera officialisé dans les prochains jours.

Sophie Hinton estime que la compétition est forte dans son domaine, ce qui n’aide en rien. En effet, difficile de mesurer l’impact de l’ouverture d’une boutique comme le BulkBarn, un commerce de vrac situé à quelques coins de rue, sur son chiffre d’affaires. Mais une chose est certaine, l’affluence n’a pas été au rendez-vous cet été. De plus, la propriétaire était fin seule dans l’aventure. Si bien qu’il devenait difficile d’enfiler les semaines de 80 heures, en moyenne, sans voir la croissance espérée se profiler à l’horizon.

Renaître de ses cendres

Si ce n’est pas sans déception que Sophie Hinton ferme boutique, elle ne sort pas amère de l’aventure pour autant. Au contraire. « Je suis prête à passer à autre chose. Cela m’a fait évoluer beaucoup, notamment en ce qui a trait au travail autonome. Se lancer en affaires, c’est toute une expérience en soi. Car pour sauter sans filet, il faut se faire confiance, prendre les choses une à la fois et avancer. »

En effet, la propriétaire avait lâché son boulot d’éducatrice en service de garde pour ouvrir Bonbons Mobiles. D’abord un service de livraison de confiseries, l’entreprise avait pignon sur rue depuis septembre 2016. D’ailleurs, si au début elle jonglait avec l’idée de conserver la portion mobile de sa compagnie, Sophie Hinton a plutôt décidé de mettre une croix sur l’aventure et de fermer complètement Bonbons Mobiles.

Mais pas question de baisser les bras pour la résidante de Mercier-Est. Elle se sent prête pour une… troisième vie. Ou une deuxième en tant qu’entrepreneure. D’ailleurs, Sophie Hinton planche aujourd’hui sur un nouveau projet qui tournera cette fois, autour de la vente en ligne d’objets usagés et recyclés. Un autre domaine qui lui tient à cœur. « C’est dommage de voir des choses qui sont encore bonnes se retrouver aux poubelles. Moi-même, j’essaie de conserver et de réparer tout ce que je peux. »

Si le concept est déterminé, les détails restent toutefois à peaufiner. Elle espère cependant que son initiative permettra de rendre la planète plus verte, en détournant du dépotoir du matériel réutilisable. Une histoire à suivre.

Rappelons que ce n’est pas la première fois qu’un commerçant installé au 8726, rue Hochelaga. doit fermer ses portes. En effet, le scénario se répète alors qu’un serrurier avait lui-aussi cessé ses activités après 18 mois d’existence pour se consacrer uniquement à son service à domicile. Un scénario qui se répète alors que ce dernier avait du mal à attirer des clients dans sa boutique, puisque d’autres offraient des produits similaires à proximité.

Plus globalement, il y aurait 21% de locaux vacants dans l’axe des rues Hochelaga et des Ormeaux, soit une quarantaine. Des données qui proviennent d’une étude menée pour le compte de l’Association des commerçants Hochelaga-Tétreaultville et publiée en février dernier.

Vos commentaires
loading...