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Un nouveau club de lecture dans le quartier

Culture, Vie de quartier
(photo montage wikipédia)
(photo montage wikipédia)

Quand elle a eu l’idée de lancer un club de lecture dans le quartier, Laurence Bergeron Michaud avait envie non seulement de stimulations intellectuelles, mais aussi de rencontres en chair et en os. Elle invite d’ailleurs les lecteurs à se joindre à ce nouveau groupe.

C’est lorsqu’elle étudiait en enseignement de l’histoire à l’Université McGill que Laurence Bergeron Michaud eu envie de réunir des gens autour d’un bouquin, raconte celle qui est née dans Mercier-Est et qui a décidé d’y habiter devenue adulte. « Je suis une personne qui aime apprendre, qui est autodidacte et j’avais peur de m’ennuyer en enseignant. Je voulais donc créer un club de lecture pour garder l’esprit vif. En plus d’adorer lire, j’apprécie aussi le fait de partager le fruit de mes réflexions avec d’autres. »

C’est ce qui lui a donné envie d’ouvrir son salon aux rendez-vous littéraires. Depuis, la résidante qui avait effectué un retour aux études a quitté les bancs de l’école. Toutefois, l’idée n’est pas morte pour autant, au contraire. Chaque mois, depuis l’automne, une poignée de lecteurs se retrouvent au domicile de Laurence Bergeron Michaud. « Beaucoup de nos communications se passent dans le virtuel, mais nous avons vraiment besoin de nous rencontrer en personne pour discuter sur notre monde », explique la femme dans la mi-trentaine.

Ainsi, si les bouquins sont choisis parmi les membres du club, c’est un prétexte pour décortiquer la société sous différents aspects, comme la politique, la sociologie, l’économie, l’anthropologie, etc. De plus, le fait d’ouvrir la réflexion autour d’un livre apporte une certaine méthodologie, ajoute-t-elle. « On peut référer à un passage précis, qu’on peut tous consulter. Cela crée une base commune. » Une façon également de s’inscrire en faux avec la société qui mise beaucoup sur l’information virtuelle et qui réhabilite non seulement les livres, mais aussi « les vieux livres ».

Jusqu’à maintenant, le club qui compte trois personnes, s’est attaqué à Essai sur le don, de l’anthropologue et sociologue Marcel Mauss. Comme son nom l’indique, cet ouvrage examine le don, et le contre-don, dans la structure économique et sociale de différents peuples. Le groupe a ensuite analysé De la convivialité, essai dirigé par Alain Caillé. Une véritable proposition d’alternative au libéralisme et au communisme qui se fonde aussi, en partie, sur le don.

Pour la prochaine rencontre, qui se déroulera le 31 janvier, le groupe se penchera sur L’Utopie de Thomas More, un livre paru en 1516 ! Ce bouquin présente un débat tout à fait d’actualité sur une société totalement égalitaire, vue comme idéale par l’un et comme base de la fainéantise pour d’autres.

Les citoyens qui ont envie de se joindre au groupe sont invités à contacter Laurence Bergeron Michaud ([email protected]) pour en savoir plus. Vous pouvez aussi la joindre par Facebook.

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