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Stéphane Desjardins publie son Rapporteur

Culture
L’auteur explique que la rédaction de son roman lui a permis d’aborder des sujets de société, politiques et philosophiques et de montrer tant les travers de la société humaine que la prodigieuse résilience et la créativité des Terriens. (Image: détail de la couverture, Éditions TNT)

Le journaliste et éditeur de ce journal Stéphane Desjardins plonge tête baissée dans un tout nouveau style d’écriture en lançant le 20 mars prochain un premier roman intitulé Le Rapporteur.

Cette œuvre de science-fiction nous fait suivre le journaliste financier Arnaud Kokas, qui accepte la mission assez inusitée proposée par un trio d’extraterrestres surgis dans sa vie un beau matin : agir comme médiateur dans un conflit entre planètes ! Il se retrouve illico au beau milieu d’une guerre sans merci menée par un empereur psychopathe et ses alliés. Puisant dans tout ce qu’il peut avoir en ruse et stratégie, il opère en duo avec la silencieuse Bao, femme-chat énigmatique au service des forces galactiques. Ses aventures et ses entretiens avec les humanoïdes de divers territoires l’amènent à faire des constats parfois navrants, parfois rigolos, sur la « constance de l’Évolution »…

Le Rapporteur est votre premier roman. Pourquoi avoir écrit cette histoire ?

Je me promets d’écrire un roman depuis que je suis enfant. Au cégep, je me destinais au littéraire, mais je trouvais les cours tellement endormants que j’ai fait un zigzag vers les sciences humaines pour finalement faire carrière en journalisme. Mais écrire un premier roman, c’est comme sauter dans le vide ! Cela n’a rien à voir avec les techniques d’écriture journalistique. J’ai choisi la science-fiction parce que c’est un style littéraire central dans ma vie. Depuis ma première lecture de Dune de Frank Herbert (qui m’a d’ailleurs bouleversé), j’ai toujours dévoré la SF car c’est, selon moi, une métaphore de la vie. J’ai d’ailleurs été extrêmement heureux lorsque Élisabeth Vonarburg, qui est à mes yeux la papesse québécoise de la science-fiction, m’a dit avoir aimé mon manuscrit.

Arnaud Kokas est un journaliste qui pose un regard très critique sur la société. Il est fana de science-fiction et de chocolat haut de gamme. Comme vous… Quelle portion d’autobiographie peut-on trouver dans ce roman ?

Eh bien, je n’ai jamais fait de voyage intersidéral sur la planète Naraka ! Je pense néanmoins que tous les écrivains puisent à un moment donné dans leur vie personnelle et celle des gens de leur entourage. Il y a un aspect thérapeutique là-dedans ! D’ailleurs, lorsque j’ai amorcé la rédaction du roman, j’étais en pleine crise de la quarantaine et je me posais beaucoup de questions sur les guerres de religion, les mécanismes de l’amour et les questions environnementales. On le voit très bien dans le roman !

Y a-t-il un message à voir dans cette œuvre ?

Je me suis moi-même posé beaucoup de questions tout au long de cette écriture qui m’a permis d’aborder des sujets de société, politiques et philosophiques et de montrer tant les travers de la société humaine que la prodigieuse résilience et la créativité des Terriens. J’y fais ressortir l’immense misère intérieure entraînée par ces deux ou trois millénaires de phallocratie religieuse que nous avons subis, qui ont par exemple comme conséquence d’avoir codifié l’aventure amoureuse des humains que nous sommes. J’évoque le clivage entre les élites des sociétés occidentales et le simple citoyen qui ne détient presque pas de véritable pouvoir. Je pointe du doigt ces ploutocrates qui mènent le monde et s’enrichissent de façon éhontée, notamment en pillant l’environnement. J’aimerais éveiller quelques consciences et démontrer que la réalité peut être autre chose que ce que nos certitudes de Québécois privilégiés nous laissent voir. Ce premier roman serait déjà un bon pas vers la suite…

La « suite » ?

Oui : « la suite » !

Le lancement du Rapporteur aura lieu au Bistro Ste-Cath, 4264, Sainte-catherine Est, le 20 mars prochain, lors d’un 5 à 7. L’auteur sera présent pour les traditionnelles dédicaces.

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