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Marieke Hassell-Crépeau: 18 ans et candidate

Politique
Marieke Hassel-Crépeau est l'une des plus jeunes candidates au Québec. (photo: Anne-Marie Tremblay)
Marieke Hassel-Crépeau du Parti Vert est l’une des plus jeunes candidates au Québec. (photo: Anne-Marie Tremblay)

Saviez-vous que se présente dans Bourget l’une des plus jeunes candidates du Québec ? Rencontre avec Marieke Hassell-Crépeau, du Parti vert du Québec (PVQ), qui célébrera son dix-neuvième anniversaire la veille des élections.

Malgré son jeune âge, Marieke Hassell-Crépeau a toujours eu la fibre sociale. « Le fait de vouloir m’impliquer, c’est inné en moi. Je pense que cela vient entre autres du fait d’avoir grandi dans Mercier-Est, un quartier qui montre une vraie mixité sociale. J’ai été élevée avec différentes personnes et j’ai vite réalisé que nous n’avions pas tous les mêmes chances dans la vie », raconte celle qui habite encore dans le quartier.

Pour Marieke Hassell-Crépeau, il est faux de dire que les jeunes ne s’intéressent pas à la politique. « Plusieurs ne votent pas parce qu’ils ne reconnaissent pas dans la position des vieux partis. » Elle cite en exemple la question de l’immigration, un point central dans la campagne actuelle. Selon elle, les jeunes prônent la diversité et ne se demandent pas s’il y a trop de gens d’ailleurs, mais plutôt comment offrir une place à tous. D’ailleurs, un sondage Ipsos publié dans la Presse montrait cette tendance.

L’urgence écologique

Dans plusieurs partis, la question environnementale passe aussi à l’arrière plan. Un non-sens pour Marieke Hassell-Crépeau, alors qu’il y a urgence d’agir. « Je me définis d’abord comme environnementaliste, ensuite comme féministe, antiraciste, etc. » C’est pourquoi la candidate a choisi d’endosser les couleurs du Parti vert. Une candidature qui semble représenter une tendance, alors que la formation compte 58 % de femmes, avec une moyenne d’âge de 34 ans.

Ainsi, le programme du PVQ compte une multitude de mesures environnementales, comme la construction d’un tramway qui relierait Pointe-aux-Trembles à l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau. « Dans le quartier, on a aussi besoin de plus d’autobus », ajoute la candidate. Le programme propose aussi des mesures plus simples, comme l’implantation d’une tasse à café réutilisable consignée, qui pourrait être utilisée dans tous les commerces du Québec. À cet effet, Marieke Hassell-Crépeau est outrée de voir que les principaux chefs et porte-paroles, tous partis confondus, se montrer en ondes ou sur les médias sociaux avec une tasse à café jetable en main. « Ce n’est pas un geste qui coûterait cher aux partis politiques de montrer l’exemple, alors que des millions de tasses se retrouvent au dépotoir ».

La jeune femme rappelle aussi que le PVQ aimerait instaurer des rencontres avec les électeurs chaque mois, un peu à l’image des conseils d’arrondissements. Elle estime aussi qu’il faut resserrer les contrôles environnementaux, pour éviter des problèmes comme celui d’émission d’arsenic dans l’air dans Mercier-Est, qu’a révélé le bureau d’enquête du Journal de Montréal.

Un parti écolosocialiste

Pour Marieke Hassell-Crépeau, le PVQ propose une vision « écosocialiste » assortie de multiples mesures progressistes. Une orientation qui touche particulièrement la jeune femme qui, en plus de s’être investie à Amnistie internationale, à l’Accueil Bonneau et à la Saint-Vincent-de-Paul, travaille comme animatrice aux Loisirs Sainte-Claire. Elle est donc sensible aux injustices, notamment en matière de logement. « Beaucoup de parents me racontent qu’ils ont de la difficulté à payer leur loyer à cause des augmentations et sont obligés de déménager », raconte-t-elle. C’est pourquoi, à l’instar du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), la formation politique prône pour l’implantation de 50 000 nouveaux logements sociaux au Québec.

Bien entendu, l’étudiante à la majeure en sociologie sait bien qu’elle n’a pas de chance d’être élue aux prochaines élections. « Je le fais plutôt pour faire avancer les idées en matière d’environnement et de justice sociale. » Par exemple, sa campagne lui permet d’influencer les gens à modifier leurs habitudes de vie, en diminuant leur consommation de viande ou en utilisant des bouteilles réutilisables. « En votant vert, les électeurs envoient un message clair, soit que leur priorité, c’est l’environnement et que cet enjeu a été délaissé jusqu’à maintenant. » Un message qui, l’espère-t-elle, saura résonner assez fort pour changer les choses.

Cet article fait partie d’une série qui présente les candidats des principaux partis en vue des élections du premier octobre prochain.

Vincent Girard, un candidat de terrain
Richard Campeau : « Il est temps de passer à l’action »
Maka Kotto : à l’écoute des citoyens
Marlène Lessard: une candidate progressiste

Vous pouvez également entendre ce qu’ils ont à dire en visionnant le débat des candidats, disponible sur notre page Facebook.

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