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Party country dans le quartier

Économie, Vie de quartier
Patrick Norman a entonné plusieurs succès, comme la chanson Quand on est en amour. (photo Anne-Marie Tremblay)
Patrick Norman a entonné plusieurs succès, comme la chanson Quand on est en amour. (photo Anne-Marie Tremblay)

La rue Hochelaga avait des airs de fêtes, samedi dernier, alors que la foire commerciale a attiré des milliers de personnes. Plusieurs avaient sorti leur chapeau de cowboy pour assister au spectacle de Patrick Norman qui était à l’horaire.

Une année record qui aura attiré au moins 6000 personnes sur l’artère commerciale, estime Jean-François Beaupré, directeur général de la Corporation des places publiques (CAPP). « Dans nos bonnes éditions, on compte au moins 5000 personnes. Et c’est certain qu’on dépasse ce nombre. » Il faut dire qu’un artiste de renom comme Patrick Norman attire. Plusieurs citoyens avaient d’ailleurs déployé leurs chaises de parterre, sous un soleil de plomb, pour s’assurer d’être aux premières loges pour le spectacle de l’artiste. Il y avait aussi foule dans les cafés autour, tout comme sur les trottoirs.

« Le mélange entre la culture et le développement commercial fonctionne bien et permet de créer des liens, de découvrir des commerces dans le quartier », estime-t-il. Signe d’un renouveau ? C’est du moins ce qu’espère Suzie Miron, conseillère de Tétreaultville, rencontrée sur place. « Autrefois, la vente s’étirait sur trois ou quatre jours et attirait beaucoup de monde. Mais la situation a changé, peut-être à cause de l’ouverture du Costco ou des nombreuses fermetures d’usines dans Montréal-Est. » Une situation que vivent beaucoup d’artères commerciales autrefois florissantes.

Si la rue Hochelaga n’a pas retrouvé son lustre d’antan — en témoignent les nombreux commerces vacants — le nombre important de participants à la foire commerciale est la preuve de l’appétit des gens du quartier pour des animations sur la rue, estime la conseillère. « Je pense que le message est clair : les gens veulent un quartier vivant », renchérit le maire de l’arrondissement, Pierre Lessard-Blais.

Ce genre d’activités constitue donc un premier pas vers l’amélioration de la vitalité économique du secteur. « Avec 45 000 résidants, Tétreaultville a la population pour avoir une rue principale forte », ajoute le maire. Mais pour y arriver, il faudra se montrer ambitieux, « car la rue ne va pas se relancer toute seule. » Selon Pierre Lessard-Blais, il faut donc que les commerçants, les citoyens et l’arrondissement travaillent ensemble et développent une vision commune pour faire de l’artère un « endroit animé, où on peut rencontrer nos voisins. »

Première étape vers cette union : la création de l’Association des commerçants Hochelaga à TétreaultvilleFondé en 2016, le regroupement a réellement pris vie au début de l’été et est passé de cinq membres fondateurs à 21 commerçants actifs en l’espace de quelques semaines, explique Viviane Caron consultante pour cette organisation. « C’est intéressant puisque cela jette les bases d’une collaboration entre les commerçants, pour qu’ils puissent définir ensemble quelles actions ils aimeraient prendre. »

L’assemblée générale de cette organisation, qui regroupe notamment le IGA, le Jean Coutu, la quincaillerie BMR, les Draperies de l’Est et Unprix aura lieu en octobre. L’arrondissement a également octroyé cette année un montant de 50 000 $ à cette nouvelle association.

 

 

 

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