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Richard Campeau : « Il est temps de passer à l’action »

Politique
C'est à la Promenade Bellerive que nous avons rencontré Richard Campeau, candidate pour la CAQ dans Bourget. (photo : Anne-Marie Tremblay)
C’est à la Promenade Bellerive que nous avons rencontré Richard Campeau, candidate pour la CAQ dans Bourget. (photo : Anne-Marie Tremblay)

Depuis trop d’années, l’est de Montréal est négligé, estime Richard Campeau. Cette élection constitue donc l’occasion pour Bourget de se ranger du côté du pouvoir, alors que la Coalition avenir Québec (CAQ) semble en bonne position pour remporter l’élection, plaide le candidat.

« Au Québec, on écoute beaucoup. Mais je pense qu’il est maintenant temps d’agir. Avoir un député au gouvernement, ça va aider l’est de Montréal », plaide Richard Campeau que nous avons rencontré la semaine dernière alors que la CAQ était en bonne position dans les sondages. Ce n’est pas la première fois que cet ingénieur en génie chimique de formation se présente comme candidat sous les couleurs de la CAQ. En effet, celui qui est membre du parti depuis 2012 a tenté sa chance deux fois dans Anjou-Louis-Riel. Aujourd’hui, il s’est lancé dans l’arène dans Bourget parce qu’il habite Mercier-Est depuis une quinzaine d’années.

L’annonce de sa candidature remonte à plus d’un an, alors que le chef de la CAQ, François Legault, s’était arrêté dans le quartier pour le présenter. Depuis, la formation politique semble espérer des gains dans l’est de Montréal, notamment dans Pointe-aux-Trembles, où Chantale Rouleau talonne Jean-Martin Aussant, du Parti québécois. Le chef s’y est d’ailleurs rendu, pendant la campagne, pour annoncer 2,6 milliards de dollars de promesses pour l’est de l’île.

Ainsi, un gouvernement caquiste créerait un fond de 200 M$ pour décontaminer les terrains industriels vacants, ce qui représenterait 846 hectares, selon les chiffres présentés par la formation politique. Des terrains qui pourraient ensuite servir de levier au développement de pôles d’innovation. De plus, la CAQ s’engage à créer un tramway qui partirait de la pointe de l’île jusqu’au centre-ville et qui relierait le métro Radisson au cégep Marie-Victorin, explique le candidat.

Autre engagement qui touchera l’est de Montréal : la modernisation de la rue Notre-Dame. Une promesse que le candidat est confiant de voir se réaliser, même si ce projet est sur la glace depuis plus d’une décennie. L’ingénieur en génie chimique plaide le pragmatisme de la CAQ pour y arriver. « Notre formation compte peu ou pas d’avocats, mais des gens d’action et des gestionnaires de projet. Nous sommes là pour que les choses arrivent. » Il ajoute aussi que les voix économiques plaident aussi pour ce changement, alors que la Chambre de commerce dénonce la difficulté à recruter dans l’est de Montréal, « parce qu’ils ne sont pas capables de se rendre. »

Santé, aînés et écoles

Pour Mercier-Est, pas question pour Richard Campeau d’égrener mille et un engagements. « Si on arrive en campagne avec 50 priorités, les gens ne s’y retrouvent plus. » Le candidat se colle donc sur les grandes promesses de la CAQ pour faire campagne dans Bourget. « Comme la circonscription représente pas mal la moyenne du Québec, un peu moins riche et moins scolarisée par contre, avec un peu plus d’attente au niveau des médecins de famille et des hôpitaux, on peut dire que les enjeux sont les mêmes. »

Selon lui, la vision de la CAQ fonctionne tout aussi bien au Québec que dans Mercier-Est. À l’instar des autres candidats, Richard Campeau prône un changement dans le système de santé pour augmenter l’accessibilité aux soins de santé, en changeant le mode de rémunération des médecins, une implication plus grande des autres professionnels de la santé et l’ouverture de groupes de médecine familiale les soirs et les fins de semaine. Des priorités pour le quartier alors que, « dans l’est de Montréal, on vit neuf ans de moins que dans l’Ouest et ça, c’est épouvantable. »

Il mise aussi sur une amélioration du cadre scolaire pour les élèves du quartier, alors que sa formation politique prévoit instaurer la maternelle quatre ans à l’échelle du Québec. Questionné à cet effet lors d’un débat organisé par le centre Info-Femmes, Richard Campeau estime que la CAQ mettra assez de ressources pour y arriver, et ce, même si les écoles du quartier débordent. « Nous allons injecter 1,2 milliard par année pendant cinq ans dans les écoles, ce qui nous permettra d’améliorer les établissements actuels. Ce montant tient compte des réalisations à plus ou moins long terme. »

Parmi les priorités dans Mercier-Est, Richard Campeau n’évoque pas la question de l’immigration. Un point pourtant central dans la campagne nationale. En effet, la formation politique prévoit abaisser le nombre d’immigrants et faire passer aux nouveaux-arrivants des tests pour évaluer leurs connaissances des valeurs québécoises et de la langue française. Une mesure qui, plaide Richard Campeau, permettra de mieux accueillir les immigrants, puisqu’ils seront moins nombreux, et de les encourager à apprendre la langue, a défendu le candidat lors du débat présenté par Info-Femmes.

Selon les projections de qc125, le candidat de la CAQ se trouve en deuxième position, avec 24,4% des intentions de vote, alors que le député sortant, Maka Kotto, en recueille plutôt 34,9%. Un écart qui se creuse depuis le début de la campagne électorale.

En savoir plus

Cet article fait partie d’une série qui présente les candidats des principaux partis en vue des élections du premier octobre prochain.
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