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L’environnement s’invite au conseil

Politique, Transport
(photo: WikiCommons)
(photo: WikiCommons)

Les questions d’environnement et de transport en commun ont fait partie des discussions lors de la dernière séance du conseil d’arrondissement, qui s’est déroulée le 6 novembre dernier.

Alors que la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) a adopté la « déclaration citoyenne universelle d’urgence climatique », est-ce que l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve serait prêt à faire de même ? C’est ce qu’a demandé un citoyen de Mercier-Est à Suzie Miron, conseillère de Tétreaultville, qui jouait le rôle de mairesse suppléante lors de la séance du conseil. « Les 22 élus et maires de la CMM ont voté à l’unanimité à ce sujet le 5 novembre dernier », a-t-elle précisé. Une façon pour cette instance qui regroupe 82 municipalités de région métropolitaine, d’inciter les villes et les autres paliers gouvernementaux à accélérer le mouvement pour contrer l’émission de gaz à effet de serre (GES).

Inspirée par le mouvement citoyen qui porte ces revendications, la déclaration adoptée reconnaît entre autres que des « transitions rapides et de grande envergure dans les domaines de l’aménagement du territoire, de l’énergie, de l’industrie, du bâtiment, du transport et de l’urbanisme sont nécessaires à court terme afin de limiter à 1,5 degré Celsius le réchauffement planétaire tel que révélé par le GIEC » et de « demander aux gouvernements du Canada et du Québec, à l’Autorité régionale de transport métropolitain ainsi qu’aux MRC et municipalités de poursuivre la mise en œuvre d’initiatives permettant d’accélérer la réduction des émissions de gaz à effet de serre et l’adaptation aux changements climatiques incluant la transition énergétique ». Pour y arriver, la CMM mise entre autres sur son Plan métropolitain d’aménagement et de développement.

Suzie Miron, qui siège à la CMM et qui a participé au vote du 5 novembre, a indiqué qu’elle aimerait que l’arrondissement emboîte lui aussi le pas à ce sujet et joigne le mouvement. Elle a ajouté que cela devrait se faire dès le mois de décembre.

Métro et tramway

Un autre citoyen a quant à lui ramené la question du prolongement de la ligne bleue sur le tapis. Lors de la séance du conseil d’octobre, il avait demandé s’il était possible de prolonger le métro pour connecter le métro Honoré-Beaugrand avec la future station Anjou. Une distance de seulement 2 km à parcourir qu’il serait facile d’ajouter aux travaux, selon lui. « Vous proposez toutes sortes de façons de connecter les deux, que ce soit le SRB (service rapide par bus), le tramway, le tramtram, etc. Mais avez-vous demandé aux citoyens ce qu’ils préféreraient ? »

Le conseiller d’Hochelaga et responsable du transport au comité exécutif, Éric Alan Caldwell, a indiqué qu’il ne fallait surtout pas ralentir le prolongement de la ligne bleue, un projet sur la table « depuis 30, 40 ans ». Il a toutefois rappelé que l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) travaillait actuellement sur un plan stratégique qui permettra d’établir des priorités en transport en commun dans la grande région de Montréal. Pour ce faire, l’instance prévoit consulter les citoyens dans l’année qui vient, a-t-il ajouté.

Le président du Collectif en environnement Mercier-Est, Raymond Moquin, a plutôt questionné les élus sur le futur tramway, promesse du nouveau gouvernement caquiste. « Alors que la mairesse Valérie Plante a beaucoup parlé dans les médias de la ligne rose, on ne sent pas le même enthousiasme de la part de l’administration municipale pour ce projet de transport collectif qui relierait la pointe de l’île au centre-ville et le métro Radisson au cégep Marie-Victorin », a expliqué M. Moquin. Un projet appuyé par Éric Alan Caldwell. « Vous allez en réentendre parler », a-t-il affirmé.

Circulation sur Honoré-Beaugrand

« Qu’en est-il de la réduction de vitesse promise sur Honoré-Beaugrand, en haut d’Hochelaga ? », a questionné une autre citoyenne. Selon elle, la limite de vitesse devait être réduite à 40 km/h en septembre. Toutefois, elle insiste que les pancartes se font toujours attendre. La conseillère de Maisonneuve-Longue-Pointe, Laurence Lavigne Lalonde a indiqué qu’elle allait faire le suivi à ce sujet.

De plus, une étude de circulation a été commandée pour mieux comprendre les problématiques sur cette artère. Les résultats, qui auraient dû être disponibles en octobre, ne le sont pas encore. « Par contre, ils devraient l’être sous peu, a ajouté Suzie Miron. On nous avait également assuré que les données ne seraient pas prises pendant les travaux sur la rue, pour avoir une idée réelle de l’état de la circulation », a-t-elle ajouté, pour rassurer la citoyenne à cet effet.

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