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Pas de référendum sur le Centre d’intégration scolaire

Éducation
Finalement, une seule personne a signé le registre pour s'opposer au déménagement du Centre d'intégration scolaire rue Notre-Dame. (photo : Anne-Marie Tremblay)
Finalement, une seule personne a signé le registre pour s’opposer au déménagement du Centre d’intégration scolaire rue Notre-Dame. (photo : Anne-Marie Tremblay)

Le déménagement du Centre d’intégration scolaire (CIS) au 8844 rue Notre-Dame Est pourra aller de l’avant. En effet, suite l’ouverture du registre le 19 novembre dernier, une seule personne a apposé sa signature pour réclamer un référendum sur la question.

Un résultat très loin de 188 signatures requises pour enclencher un vote sur le changement d’usage du bâtiment, première étape vers la réalisation du projet. Une nouvelle qui a soulagé toute l’équipe de cette école spécialisée, contrainte de trouver une nouvelle adresse pour la rentrée 2019. « Évidemment, nous sommes très contents. Nous n’avons pas de preuves, mais on ose croire que la soirée que nous avons organisée avec les voisins a eu un effet », indique Charles Guindon, chargé de projet au Groupe de ressources techniques (GRT) Bâtir son quartier.

En effet, une bonne partie de l’équipe-école a rencontré les citoyens inquiets de l’arrivée de cette école qui offre une chance à des élèves ayant de graves difficultés de comportement le 14 novembre dernier. Même si peu de gens se sont déplacés, la discussion semble avoir su rassurer, estime le chargé de projet. « C’est toujours un enjeu d’information qui bloque dans ce genre de cas et, encore une fois, cela prouve que ça vaut la peine d’ouvrir le dialogue. Je pense que le message est clair et que les gens sont prêts à accueillir le projet. »

Si le changement d’usage constitue la première étape vers ce déménagement, il faut ensuite entreprendre les travaux qui permettront de transformer l’ancien monastère oblat en salles de classe. Autre condition sine qua non : l’école doit aussi compléter son montage financier pour l’achat de bâtiment. En effet, le CSI ne relève pas d’une commission scolaire, mais accueille les élèves de plusieurs d’entre elles dans la grande région de Montréal. Il s’agit donc d’un organisme sans but lucratif privé. À l’heure actuelle, l’établissement a déjà reçu l’appui du ministère de l’Éducation ainsi que du Fonds de solidarité de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), en plus d’avoir approché Investissement Québec.

Normalement, les travaux à l’intérieur du bâtiment devraient commencer après Noël, explique Charles Guindon. Il faudra ensuite mener des études patrimoniales sur ce bâtiment, construit en 1963 et laissé vacant en 2008, avant d’amorcer des rénovations à l’extérieur. Si tout se déroule comme prévu, les salles de classe devraient être prêtes à accueillir les élèves dès septembre 2019.

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