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Une vingt-cinquième saison pour L’école et les arts

Culture
L'école et les arts a rejoint près d'un demi-million de spectateurs depuis sa fondation. Sur la photo, des enfants participent à la Symphonie d'Hochelaga, organisé en lien avec le 375e anniversaire de Montréal.(photo : Orchestre métropolitain)
L’école et les arts a rejoint près d’un demi-million de spectateurs depuis sa fondation. Sur la photo, des enfants participent à la Symphonie d’Hochelaga, organisé en lien avec le 375e anniversaire de Montréal.(photo : Orchestre métropolitain)

Depuis sa fondation, en 1994, L’école et les arts a rejoint plus d’un demi-million de spectateurs avec près de 7000 activités. Et, alors qu’il amorce sa vingt-cinquième saison, l’organisme de Mercier-Est continue d’explorer de nouvelles avenues pour développer de nouveaux publics.

Si au fil du temps, plusieurs activités se sont ajoutées, L’école et les arts n’a jamais dérogé à sa mission première : offrir aux enfants l’occasion de découvrir les arts de la scène, avec des spectacles concoctés par des professionnels. « La création de l’organisme remonte à 1994, alors que l’agent culturel de l’époque trouvait que la Maison de la culture Mercier était un peu vide le jour. Il a donc eu l’idée de créer une programmation culturelle pour les écoles du secteur », raconte Julie Beaudoin, directrice générale de cet organisme culturel.

Une façon non seulement d’ouvrir l’horizon des jeunes, mais aussi l’occasion de leur faire découvrir ce lieu culturel qui offre des activités à moindres coûts, voire gratuites, tout près de la maison. L’expérience a été tellement concluante que l’organisme n’a pas cessé d’offrir, année après année, une programmation haute en couleur aux petits de l’Est de Montréal.

« Au départ, chaque enfant avait accès à une seule série de spectacles par année, selon son groupe d’âge, alors que nous en sommes maintenant à trois. Et le taux de participation est de 2,2 spectacles par petit, en moyenne», ajoute Julie Beaudoin. Chansons, théâtres, marionnettes, cirque, danse, musique, art clownesque : la programmation offre un éventail varié de prestations.

Mais c’est surtout le service clé en main qu’offre l’organisme qui le distingue. « On les accompagne du début à la fin », précise-t-elle. Par exemple, si une école réserve pour une pièce, L’école et les arts s’occupe même de réserver le transport scolaire pour ces petits spectateurs. À cela s’ajoute du matériel didactique que les enseignants peuvent utiliser en classe. Parfois, ils repartent aussi avec du matériel, un livre ou un disque par exemple, pour le groupe.

De plus, l’offre s’est enrichie au fil du temps, avec quelque 1500 activités par années. Par exemple, l’organisme a mis sur pied des projets de médiation culturelle, alors que des artistes ou des animateurs se rendent en classe pour faire découvrir différentes facettes de la création aux enfants, ou encore toute une programmation liée à la lecture. Pour rejoindre une clientèle plus large, l’organisme a également ajouté tout un volet pour le préscolaire, via les garderies, en plus d’offrir maintenant des spectacles l’été pour toute la famille à la Promenade Bellerive avec « Cet été, c’est tout un cirque » et d’animer aussi le nouveau patio culturel, énumère la directrice générale.

25 ans à se réinventer

Après 25 ans, l’organisme continue d’innover et d’explorer de nouvelles voies. Par exemple, en 2019, L’école et les arts s’est associé à l’Orchestre métropolitain pour un atelier tout musical. « L’idée avec cet atelier, c’est de stimuler l’intérêt des jeunes pour la musique classique. » Cette fois, un animateur se rendra en classe pour cet atelier interactif. À l’aide d’une tablette et d’un logiciel spécialisé, les jeunes pourront créer une œuvre. « Cet atelier sera offert à six écoles du quartier, dont la plupart n’ont pas de programme de musique », explique Julie Beaudoin.

Autre nouveauté à l’horaire : l’organisme prévoit élargir encore son public avec une pièce destinée aux adolescents. Une première en collaboration avec la troupe Advienne que pourra, qui présentera Tom Sawyer, une adaptation du roman de Mark Twain, un classique de la littérature pour les jeunes. La pièce sera aussi présentée hors des heures de classe, pour rejoindre tous les publics. Un nouveau partenaire avec qui l’organisme souhaite développer une offre pour le public du secondaire.

Mais peu importe les projets, Julie Beaudoin ne perd pas de vue les objectifs toujours actuels de l’organisme : développer le sens créatif des jeunes, les mettre en contact avec des œuvres professionnelles pour qu’ils développent leur sens critique, et offrir l’occasion aux petits comme aux grands de découvrir différentes formes d’art. « C’est très motivant de mener tous ces projets, d’en développer de nouveau, de se réinventer, alors que le quartier est en pleine transformation. » Des défis stimulants pour les 25 prochaines années… au moins !

 

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