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Vague de soutien envers la Société d’animation de la Promenade Bellerive (SAPB)

Environnement, Vie de quartier
Plus de soixante-quinze personnes ont répondu à l'appel de la SABP pour prêter main forte à l'organisme. (photo : Anne-Marie Tremblay)
Plus de soixante-quinze personnes ont répondu à l’appel de la SABP pour prêter main-forte à l’organisme. (photo : Anne-Marie Tremblay)

Les citoyens ont répondu nombreux au SOS lancé par la Société d’animation de la Promenade Bellerive (SAPB), qui envisageait la fermeture si elle n’arrivait pas à pourvoir ses postes au conseil d’administration. L’opération de sauvetage est donc amorcée.

« C’est un miracle ! », s’exclame Carole Castonguay, qui dirige à bout de bras l’organisme communautaire depuis 15 ans. Suite à l’appel de détresse de l’organisme, plus de 75 personnes se sont présentées à l’assemblée générale annuelle de l’organisme qui s’est déroulée à la Maison de la culture Mercier. Du jamais vu. « Habituellement, on fait cela au chalet du parc et on occupe une petite dizaine de chaises », a souligné Jean-François Plouffe, qui préside les assemblées de la SAPB.

Le nouveau conseil d'administration.

Le nouveau conseil d’administration.

L’arrondissement avait tiré la sonnette d’alarme, lors du dernier conseil d’arrondissement. La conseillère de Tétreaultville, Suzie Miron, avait expliqué que la SABP devait pourvoir au moins quatre postes à son conseil d’administration, sans quoi elle fermerait ses portes. Ce sont finalement six des sept postes qui ont fait l’objet d’une élection. Heureusement, pas moins de treize personnes s’étaient montrées intéressées. « Je suis vraiment content de voir la réaction de la population après notre cri du cœur pour la SAPB et de constater que plusieurs ont contacté l’organisme pour lui venir en aide », a souligné le maire de l’arrondissement, Pierre Lessard-Blais qui était sur place.

Ce nouveau conseil d’administration, presque entièrement renouvelé, compte notamment sur la présence de Scott McKay, résident du quartier qui était conseiller municipal lors de la création de la SABP, en plus d’avoir été député du Parti québécois sur la rive-Nord. Aujourd’hui, il travaille dans le domaine environnemental.

La SAPB a aussi fait le plein de sang neuf, intégrant plusieurs jeunes en ses rangs, dont une biologiste, l’une des organisatrices du festival Tétro-Gourmand, un spécialiste de la finance, une professeure de planche à pagaie et une enseignante. Une relève inespérée pour Carole Castonguay. Et ce, sans compter que plusieurs dans la salle ont manifesté l’envie d’offrir de l’aide bénévolement à l’organisme sans toutefois prendre place au conseil d’administration.

Du pain sur la planche

« Quand on s’est rencontrés il y a un mois, on va se dire les vraies affaires, on se disait qu’on était peut-être prêts à mettre la clé sous la porte. Avec des moyens financiers très limités, l’organisme était porté à bout de bras, avec peu de mobilisation citoyenne », a expliqué Pierre Lessard-Blais. Le maire a expliqué que la mobilisation citoyenne était dans l’ADN de la SABP et s’est dit très heureux de voir que les citoyens avaient répondu à l’appel.

Malgré tout, la partie n’est pas gagnée. En effet, la SAPB ne manque pas seulement de ressources humaines, mais également de ressources financières. Comme la Promenade Bellerive est considérée comme faisant partie du réseau des grands parcs, c’est la ville-centre qui lui octroie son financement, totalisant 67 500 $ par année. En complément, la SAPB reçoit des subventions salariales, quelques commandites et l’organisme dégage des profits grâce à la gestion de la crèmerie. Ce qui est toutefois clairement insuffisant, estime la directrice générale.

Si Pierre Lessard-Blais appuie la SAPB, il faut insuffler une vision d’avenir à l’organisme, ajoute-t-il pour sa part. « Si on n’a pas de vision claire pour le parc, de plan de développement, c’est difficile ensuite d’aller à la ville-centre pour demander du financement supplémentaire. Mais si les citoyens portent une vision, nous allons avoir une voix beaucoup plus forte pour ce joyau, avouons-le, souvent oublié. »

Une affirmation qui a fait sourciller quelques citoyens dans la salle, qui ont fait valoir que c’était une lourde responsabilité à porter pour un groupe de bénévoles. « Le fleuve appartient à tout le monde. Ça n’a donc pas de bon sens de demander aux citoyens de faire cela. Ça prend non seulement des sous, mais aussi des gens qui connaissent ça », a mentionné l’une des participantes.

Sur une note plus positive, un nouveau résidant dans le quartier a expliqué qu’il avait fondé un comité de citoyens autour du parc Médéric-Martin, dans le quartier Centre-Sud. D’une poignée de voisins, le groupe compte maintenant 850 personnes. Une association qui a réussi non seulement à animer cet espace vert, mais à inciter l’arrondissement à investir pour réaménager le parc.

Plusieurs participants ont également tendu la main à la SAPB, offrant de créer des comités de bénévoles sur différents sujets comme le financement ou même de faire circuler une feuille dans l’assemblée pour prendre les courriels de tous et les contacter ensuite. Reste à voir comment ces citoyens réussiront à dessiner un avenir meilleur pour la SAPB, organisme chargé d’animer les 2,2 km de rive de ce parc linéaire.

 

 

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