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Le métis : un restaurant à saveur créole

Économie
Caroline Therrien nous a ouvert la porte de son restaurant Le Métis, qui ouvrira le 15 décembre prochain. (photo : Anne-Marie Tremblay)
Caroline Therrien nous a ouvert la porte de son restaurant Le Métis, qui ouvrira le 15 décembre prochain. (photo : Anne-Marie Tremblay)

Envie d’un déjeuner aux saveurs haïtiennes ou encore d’un traditionnel deux-œufs-bacon ? C’est ce que vous offrira le restaurant Le Métis, rue des Ormeaux, qui ouvrira ses portes dès le 15 décembre prochain.

Quand on ouvre la porte du 2303 rue des Ormeaux, les banquettes s’alignent. Si les outils jonchent encore les tables lors de notre passage, deux jours avant l’ouverture officielle, on imagine bien les clients y siroter leur café. Le soleil, malgré les grandes feuilles posées sur les vitrines, éclaire bien l’endroit. En cuisine, un plat de fèves au lard mijote doucement. Et la peinture, avec palmiers et oiseaux, donne un ton chaleureux à l’établissement, apportant une note d’exotisme au petit local.

Un concept original développé par Caroline Therrien, résidante du quartier et propriétaire de la friperie au K’Zou, située à deux pas du petit restaurant. « Mon conjoint est Haïtien et nos enfants sont métis. Je voulais ouvrir un restaurant à l’image de ma famille, qui nous ressemble. C’est pourquoi j’ai ajouté des plats des deux cultures sur le menu, comme ce qu’on mange à la maison », explique Caroline Therrien.

Comme à la maison

Ainsi, sur la carte en cours d’élaboration lors de notre passage, des plats que Jean-Denis Dieujuste, conjoint de Caroline, a l’habitude de cuisiner pour sa petite famille, comme le Mayi Moulen, un déjeuner salé composé de semoule de maïs avec des légumes comme des épinards et servi accompagnés d’œufs cuits durs et parfois de foie de bœuf. Ou encore la bouillie d’avoine, un gruau très crémeux servi avec des petits fruits. La propriétaire promet aussi que le pikliz, ce condiment à base de chou et de piment, sera aussi au menu. Les amateurs de déjeuners traditionnels seront également servis, avec des assiettes plus classiques.

Mais, pas question pour la propriétaire de servir du tout préparé. « Je trouve important que le plus de nourriture possible soit cuisinée à la main, que ce soit les fèves au lard, le creton ou les patates à déjeuner. » Elle aimerait même, éventuellement, que la cuisine prépare ses confitures maison.

Une offre à développer

« Dans le quartier, il n’y a pas beaucoup d’autres restaurants qui offrent des petits déjeuners. Nous avons donc trouvé la formule intéressante », ajoute pour sa part Jean-Denis Dieujuste. D’autant que le restaurant Cocorico, situé un peu plus bas sur la rue des Ormeaux, a fermé ses portes dernièrement. Et, si le succès est au rendez-vous, les propriétaires aimeraient bien élargir la formule et puiser dans d’autres traditions pour offrir des déjeuners provenant d’ailleurs sur la planète, comme en Asie ou en Afrique au menu. Ou encore, allonger les heures d’ouverture et ajouter des dîners ou même des « fritailles », soit de petites bouchées à saveur créole au menu.

Mais peu importe ce qui se trouve dans l’assiette, elle espère que son établissement sera chaleureux et accueillant pour tous. « Je veux que les gens se sentent comment chez eux au restaurant, que ce soit accessible à tout le monde. Nous voulons créer une ambiance familiale, alors les enfants sont les bienvenus. Nous avons une chaise haute et un petit banc dans la salle de bain. Et si un parent a besoin de faire chauffer un biberon, c’est sûr qu’on le fera ! » Le menu offrira également des options pour les végétariens et les personnes intolérantes au gluten.

Sans compter que les murs accueilleront des oeuvres d’artistes du quartier, qui seront à vendre. Pour l’ouverture, ce seront les peintures de Christine Bélanger qui orneront le local qui compte un peu moins de trente places, calcule la propriétaire.

Si Caroline Therrien a de l’expérience en entrepreneuriat – sa friperie entame sa troisième année – la restauration est une première pour elle.  C’est donc avec fébrilité, mais fierté aussi, qu’elle attend l’ouverture officielle du 15 décembre. « C’est pour mes enfants que je fais cela. Pour qu’ils voient que c’est important de réaliser ses rêves et qu’on n’a pas besoin d’être très riche pour y arriver, mais plutôt d’y croire. Et, si cela ne marche pas, on n’a pas beaucoup à perdre. Mais au moins, on aura essayé. »

 

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